Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma

13 décembre 2012 66 commentaires
  • Avec Delcourt qui réédite les trois volumes de Joséphine, mais aussi le tout premier album de Pénélope Bagieu, la carrière de la pétillante blogueuse prend un nouvel essor. D'autant que le septième art lui fait aussi les yeux doux. 2013 s'annonce triomphal....

Tout à commencé dans le magazine FeminaPénélope Bagieu livrait ses pages, émanations directes d’un blog aux audiences exponentielles.

L’éditeur Jean-Claude Gawsewitch prit le relais, et après Ma vie est tout à fait fascinante, le personnage de Joséphine pointait ses lunettes en librairie. Chiffres de vente impressionnants, reprise en édition de poche... Pas étonnant qu’un gros éditeur BD s’intéresse aux turpitudes urbaines de la jeune femme.

 Pénélope Bagieu, c'est pas (encore) du cinéma
© Guy Delcourt Productions 2012

Avec la parution de La Page blanche en début d’année (un ouvrage co-réalisé avec Boulet), Delcourt apportait non seulement une nouvelle exposition à Bagieu, mais aussi une certaine légitimité d’auteure, forte de ce one-shot subtil. Cadavre exquis, il est vrai, avait déjà ouvert la voie en 2010.

Outre la qualité des rééditions, avec de beaux albums cartonnés, relire Joséphine et Ma vie est tout à fait fascinante permet de mesurer à la fois les progrès de l’auteure et l’évolution de son inspiration. On est passé de gags très courts, sans décors, centrés sur des thématiques limitées, à une vraie réflexion sur la vie de couple, la famille et , enfin, la maternité. Le tome 3 de Joséphine offre d’ailleurs de beaux moments d’émotion. Sans parler de couleurs bien plus variées, de décors élégants et de véritables moments de grâce dans certaines poses.

© Guy Delcourt Productions 2012

Largement imitée, inspirant des dizaines de suiveuses, Pénélope Bagieu a de quoi scruter 2013 avec appétit. Outre le fait d’avoir dépassé les 300 000 exemplaires vendus en BD, son personnage fétiche va déboucher sur un film, dont la sortie est prévue à l’automne de l’année prochaine. Marilou Berry incarnera Joséphine et Agnès Obadia en est la réalisatrice. Le tournage est en train de se terminer en cette fin d’année.

Mais le cinéma a aussi craqué sur La Page blanche : Gaumont a acquis les droits de l’album pour une version sur grand écran, comme nous vous le révélions au mois de septembre. Une belle aventure !

(par David TAUGIS)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Lire également une interview parue à l’occasion de la sortie de Cadavres Exquis (2010)

 
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66 Messages :
  • Pénélope Bagieu, bientôt au cinéma
    13 décembre 2012 21:53

    Pénélope Bagieu a un talent fou, ça fait plaisir de voir le talent reconnu et récompensé.

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    • Répondu le 14 décembre 2012 à  01:04 :

      ... Moi je pense plutôt que c’est ahurissant de voir le cinéma se précipiter sur un truc aussi mauvais !
      L’image de la femme au QI de pétoncle qui gémit en voyant des bottes en vitrine, c’est un peu ça Pénélope Bagieu.

      Pénélope Bagieu est très intégrée dans le milieu bobo-fashion-TV (apparition dans "bref" d’ailleurs...).
      Elle se prend très au sérieux quand on la voit en interview. elle est à baffer.

      J’ai beaucoup de peine pour ceux qui ont un travail sous-médiatisé, dont on entendra jamais parler car n’ayant pas l’appuie d’un réseau bien placé.

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      • Répondu le 14 décembre 2012 à  02:05 :

        Pour dire ça il faut que vous n’ayez jamais eu la curiosité de lire les livres de Pénélope Bagieu.

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        • Répondu le 14 décembre 2012 à  11:04 :

          « Pour dire ça il faut que vous n’ayez jamais eu la curiosité de lire les livres de Pénélope Bagieu. »

          C’est bien là un argument bien réducteur. Et bien si, j’ai lu ses albums, j’ai parcouru son blog également et je l’ai croisé sur la toile lors d’interview ...
          Ca peut vous paraître étrange, mais on peut trouver son travail tout à fait mauvais et sans intérêt.

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          • Répondu le 21 décembre 2012 à  04:20 :

            Vous avez lu Cadavre Exquis ?
            C’est assez différent de Joséphine, elle ne fait plus semblant d’être gentille et le résultat n’est pas inintéressant...

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      • Répondu le 14 décembre 2012 à  08:44 :

        Cher modérateur, peut-être que le message précédent (14 décembre à 1:04) qui suggère l’emploi de la violence physique à l’encontre de l’auteure a échappé à votre vigilance ? Cordialement.

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        • Répondu le 14 décembre 2012 à  11:00 :

          qui suggère l’emploi de la violence physique à l’encontre de l’auteure a échappé à votre vigilance ?

          "à baffer" est une expression pour dire "tête à claque"...
          C’est interdit de dire ce genre d’expression ?
          Vous êtes Mollat ?
          Rassurez-vous ce n’est pas une incitation à la violence envers l’auteure.
          C’est un peu comme les paquets de tabac dont l’on placarde "fumer tue", on va bientôt être obligé de mettre des sous-titres à certaines expressions pour pas que des raccourcis du bulbe aillent mettre en pratique la version premier degré d’une expression.

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          • Répondu le 14 décembre 2012 à  12:48 :

            Personne d’autre que moi ne semble gêné par votre "à baffer", je n’insiste donc pas. Ce n’était qu’une expression innocente d’un homme (car vous en êtes un à n’en pas douter) qui trouve qu’une femme qu’il n’apprécie pas est "à baffer". Je vous laisse.

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            • Répondu le 14 décembre 2012 à  17:01 :

              Rassurez-vous j’emploie aussi "à baffer" pour les hommes, les enfants, les vieux, les animaux.
              Et au lieu de jouer les vierges effarouchées, je vous invite à faire de même pour votre auteure préférée qui pour le coup donne une vision "girly" de la femme : stéréotypée, matérialiste et parfois décérébrée.

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              • Répondu le 14 décembre 2012 à  19:20 :

                Rassurez-vous j’emploie aussi "à baffer" pour les hommes, les enfants, les vieux, les animaux

                Ouf, complètement rassuré du coup !

                Répondre à ce message

              • Répondu par Alex le 15 décembre 2012 à  01:43 :

                "À baffer" n’est pas "Tête à claques" (qui appartient aussi à une autre époque ou au moins devrait s’employer dans la sphère privée au pire). "À baffer" est une imminence de passage à l’acte. N’essayez pas de vous dédouaner. Ou si vous ne maîtrisez pas votre vocabulaire -ou vos émotions- abstenez-vous d’intervenir. Je me demande d’ailleurs quand un homme a été "décérébré". Ou "matérialiste", plutôt que "bling-bling". Et "Girly" n’est pas une insulte mais une appellation universitaire, comme "Queer", qui englobe les recherches faites sur les manifestations modernes de l’identité sexuelle dans les arts populaires. Vous êtes bien loin de tout ceci bien entendu. Vous roulez des épaules pendant ce temps. Planquez Mémé, le chat, Tonton, Toto et la petite soeur : ils peuvent être baffé n’importe quand. Ils avaient peur ces idiots pendant ce temps, mais c’était juste au figuré. Tsss !

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                • Répondu par Kumacola le 1er mars 2013 à  22:19 :

                  "Une imminence de passage à l’acte"
                  N’importe quoi, au contraire c’est l’inverse, le dire (la verbalisation) permet de ne pas le faire... Le problème, c’est que sur internet, la parole se libère plus facilement... Mais heureusement, apparemment la police de la pensée veille...

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          • Répondu par Marie le 14 décembre 2012 à  17:26 :

            Ce n’est pas du tout anodin, vous ne dîtes jamais ça pour un homme. Vous êtes dans la banalisation de la violence faite aux femmes, c’est scandaleux, vous devriez avoir honte.

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            • Répondu le 14 décembre 2012 à  19:11 :

              Rassurez-vous je trouve Sfar et Sattouf tout aussi tête à claque/ à baffer.
              En revanche, je pense que c’est vous qui devriez avoir honte d’être fan de Pénélope Bagieu.
              Quel manque de goût notoire !

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              • Répondu par Alex le 15 décembre 2012 à  23:59 :

                Il veut "baffer" tout le monde en fait. C’est pas Salomon, c’est Guignol !

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    • Répondu le 14 décembre 2012 à  17:33 :

      Encensé par la presse bobo et sa clique !! Mais reconnaissez que sans cette "aide" il n’y a pas de quoi s’extasier à outrance devant son travail

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  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    15 décembre 2012 19:18, par Yael

    En lisant l’agressivité dont font preuve certains intervenants, je comprends pourquoi Pénélope e va pas dédicacer dans les salons et les festivals BD. L’ambiance semble y être beauf et malsaine, voilà pourquoi il y a encore peu d’auteurs femmes, et que Pénélope préfère rencontrer son public dans des lieux alternatifs comme des magasins de lingerie ou des librairies, l’ambiance doit y être plus saine.

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    • Répondu le 15 décembre 2012 à  21:31 :

      Hahaha.
      Merci pour votre message, j’ai beaucoup rit .
      ...Magasins de lingerie ...Hahaha
      (Après c’est pas du tout connoté "bobo" et bourgeoisie parisienne...)

      Répondre à ce message

      • Répondu par Yael le 16 décembre 2012 à  00:28 :

        Hahaha. Merci pour votre message, j’ai beaucoup rit . ...Magasins de lingerie ...Hahaha (Après c’est pas du tout connoté "bobo" et bourgeoisie parisienne...)

        Vous devriez un peu sortir de chez vous mon pauvre, des magasins de lingerie il y en a dans toutes les villes de France, pas seulement à Paris. Si il y a un snobinard ici, c’est bien vous.

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    • Répondu le 15 décembre 2012 à  21:38 :

      "des lieux alternatifs comme des magasins de lingerie ou des librairies"

      Un magasin de lingerie, comme lieu alternatif, je veux bien vous croire, mais une librairie… Saviez-vous qu’on peut acheter des livres ailleurs que dans les supermarchés et sur internet ?

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      • Répondu par Yael le 16 décembre 2012 à  00:26 :

        Apprenez donc à lire mon pauvre ami "lieux alternatifs" comme des magasins de lingerie ou dans des librairies. lieux alternatifs concernent les magasins de lingerie, et elle signe aussi dans des librairies.

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        • Répondu le 16 décembre 2012 à  14:21 :

          Et une laiterie serait un lieu alternatif aussi ?

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      • Répondu par Alex le 16 décembre 2012 à  00:58 :

        Les librairies sont réellement des lieux alternatifs de nos jours, quand quelques excités sur la simple apparence audio-visuelle trouvent que des auteurs sont à baffer.

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    • Répondu par S.Viozat le 17 décembre 2012 à  15:20 :

      "L’ambiance semble y être beauf et malsaine"

      Merci pour l’ensemble des auteurs qui prend la peine de rencontrer son public en festival : ils seront sans doute ravis d’être assimilés à une présomption d’ambiance beauf et malsaine...

      Répondre à ce message

    • Répondu le 19 décembre 2012 à  07:45 :

      L’ambiance beauf et malsaine dans les festivals ? mais d’ou sortez vous celà ?
      c’est vraiment inouïe de lire des trucs pareils !

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      • Répondu le 23 décembre 2012 à  22:10 :

        Cette ambiance beauf et malsaine dans les festivals est particulièrement vraie l’après midi après les repas arrosés. L’alcool aidant ça devient vite graveleux, et les plaisanteries pas fines du tout volent bas, surtout en présence de la gente féminine.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Kumacola le 1er mars 2013 à  22:23 :

          Alors que tout ce beau monde lâché dans une boutique de lingerie, au moins on serait assuré que ça ferait dans la dentelle ! J’imagine déjà le tableau :)

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    • Répondu par Kumacola le 1er mars 2013 à  22:21 :

      Nooon, C’est une blague ???

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  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    16 décembre 2012 11:46, par France Soie

    Merci pour cet article qui a donné lieu à un échange digne des commentaires de films sur le site Téléloisirs (je vous le recommande, de vraies tranches de vie y apparaissent ;) )
    Merci pour cette belle confrontation homme/femme qui rappelle que la parité se reflète aussi dans la bêtise...

    Répondre à ce message

    • Répondu le 16 décembre 2012 à  16:20 :

      Je ne vois pas ce que vient faire içi la parité homme / femme ??????
      Retournez donc chez téléloisirs !

      Répondre à ce message

    • Répondu par A vous de voir le 16 décembre 2012 à  22:57 :

      France Soie a bien raison, la misogynie galope ici bas, les auteurEs gênent la "virilité" du milieu, que ce soit avec Myriam Rak, Pénélope Bagieu, Vanyda, Algésirias ou finalement n’importe quelle auteure, les beaufs débarquent avec leurs "blagues" lourdes et leurs "baffer" qu’ils n’assument même pas. Ca ne sent pas toujours très bon dans les commentaires.

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      • Répondu le 17 décembre 2012 à  09:10 :

        Pénélope Bagieu n’est pas un porte drapeau du féminisme. L’image qu’elle renvoie de la femme révolte bon nombre de femmes que je connais.

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      • Répondu par S.Viozat le 17 décembre 2012 à  15:22 :

        "la misogynie galope ici bas, les auteurEs gênent la "virilité" du milieu"

        Finalement, en traitant TOUS les auteurs mâles de misogynes, vous faites une assimilation aussi minable que celle que vous dénoncez... Quelle tristesse...

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    • Répondu le 17 décembre 2012 à  01:16 :

      La violence est autour de vous, suinte des forums mais vous avez choisi en grand sage de renvoyer les 2 camps dans leur coin et sur un pied égal. Je vous souhaite de bien continuer à vous amuser sur le site de Téléloisirs, le monde pourra se passer momentanément de votre contribution je crois. On vous réveillera à l’occasion, si on se rappelle de vous.

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      • Répondu par cloclo le 17 décembre 2012 à  14:35 :

        Tenez !
        Un excellent article (de femme(s))qui résume assez bien le mouvement dans lequel P.Bagieu se trouve.

        Je trouve curieux cette sur-médiatisation de mademoiselle Bagieu.

        Parlez un peu de Tanxxx tiens !

        Curieux ce monde... d’un côté des gens bourrés de talent qui crèvent la dalle et de l’autre de la médiocrité sacralisée.

        PS : Il faudra dire à Madame Bagieu que si tout ce qui tourne autour de la BD est signe de "beauferie", de "balourd" etc, elle ferait mieux de rester à bosser pour Madame Figaro.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Fred le 17 décembre 2012 à  22:37 :

          Tanxx peut gueuler contre la bd girly, elle-même reste coincée dans son esthétique punk fanzineuse des années80, chacun sa chapelle, et elle est systématiquement en colère contre tout ceux qui ont plus de succès ou plus de talent qu’elle. Rien que le terme bd girly est assez misogyne, on ne parle jamais de bd boyly à propos de HF avec des filles en string qui tiennent une épée, ou des albums bobo de Dupuy Berberian qui sont typiquement le pendant masculin de ce qu’on reproche à ces auteures filles.

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          • Répondu le 20 décembre 2012 à  14:51 :

            Désolé mais, si elles sont nombreuses à avoir plus de succès que Tanxxx (c’est indéniable... tout comme le fait que le succès n’a pas grand-chose à voir avec la qualité), aucune ne lui arrive à la cheville pour le talent. Sa virtuosité graphique, la force de son trait et son sens de la mise en page sont rares, chez les femmes comme chez les hommes. C’est un dessineux sachant dessiner qui vous le dit.
            De plus, Tanxxx est une authentique féministe, donc, quand elle en classe certaines dans le "girly", il est facile de comprendre que ça n’a rien de misogyne... bien au contraire !
            Il faut bien plus traduire ce "girly" par "fifille"... le côté nombriliste, consommatrice fashion victim, bourgeoise futile et superficielle, lectrice de journaux féminins n’ayant jamais ouvert un journal tout court, etc.

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            • Répondu le 21 décembre 2012 à  01:47 :

              Il faut bien plus traduire ce "girly" par "fifille"...

              Non, la vraie traduction de Girly, c’est gonzesse, c’est un terme méprisant qu’il faut comprendre par "ça ne vaut rien, c’est de la BD de gonzesse !".

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        • Répondu par Alex le 18 décembre 2012 à  00:28 :

          S’il y a sur-médiatisation elle peut être mise sous la loupe. Quand au combat contre la bd Girly, il me semble moins important en tout premier lieu que confronter les commentaires d’hommes qui trouvent que certaines femmes sont "à baffer". C’est la bd Girly aujourd’hui, demain je vous parie que ce sera autre chose. Alors faisons les choses dans l’ordre svp. Depuis le temps que je fréquente ce site je n’ai jamais lu qu’une bd faite par un homme était décérébrée (le mot n’est utilisé qu’associé à des créations de femmes). Matérialiste, non plus. Je connais pourtant un certain héros masculin de bd qui rencontre beaucoup de succès, un milliardaire -ceci pour le matérialisme. Décérébré, je ne sais pas... mais taillé d’un bloc c’est sûr. Il y a de la place pour beaucoup de choses, entre le ciel et la terre. Vouloir restreindre cette espace en déclamant que certains qui l’occupent sont "à baffer" me rappelle qu’en terme de liberté d’expression rien n’est jamais gagné pour l’éternité. Le non-débat qui transparait dans ces commentaires me fait entrevoir une réalité de violences cachées, de dénigrations mises en système, de brimades sexistes. Un marécage ! Un des pires forums que j’ai visité sur ce site, sans aucun doute.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Alex le 18 décembre 2012 à  01:14 :

            Ceci dit je souhaite conclure pour ma part mais j’aimerais bien lire auparavant comment les administrateurs et modérateurs de ce site justifient la publication d’un message qui déclame qu’un(e) auteur(e) est "à baffer" ? Ce que je ressens comme violence verbale a manifestement passé votre seuil de tolérance. Merci de m’en expliquer les raisons. Cordialement.

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            • Répondu par ActuaBD le 18 décembre 2012 à  11:42 :

              Vous en faites tout un monde de ce "à baffer" qui n’est pas à nos yeux un appel à la violence physique, juste une expression consacrée purement symbolique marquant l’énervement. On peut suggérer que, comme celles d’Astérix, ces baffes-là sont là pour faire rire.

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              • Répondu par Marie le 18 décembre 2012 à  15:53 :

                Mais vous noterez que cette expression "à baffer" n’est utilisé qu’à l’encontre des femmes, même Bastien Vives qui déchaine les haines dans les commentaires n’est jamais qualifié d’ "à baffer", il y a donc bien là-dessous une banalisation de la violence faite aux femmes, et ça c’est insupportable.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 18 décembre 2012 à  16:07 :

                  Mais vous noterez que cette expression "à baffer" n’est utilisé qu’à l’encontre des femmes

                  Ah bon ? Il y a plein d’hommes à baffer. D’ailleurs, dans Astérix, rares sont les femmes qui reçoivent des baffes (parfois un poisson, mais par inadvertance...)

                  même Bastien Vives qui déchaine les haines dans les commentaires n’est jamais qualifié d’ "à baffer", il y a donc bien là-dessous une banalisation de la violence faite aux femmes, et ça c’est insupportable.

                  Vous faites des généralisations abusives. Il arrive que Bastien soit aussi "à baffer"... Et plein d’autres intervenants de ce forum, tout masculins soient-ils dans leur majorité.

                  Et puis... Combien de scènes d’anthologie, dans la BD ou au cinéma, où ce sont les femmes qui administrent les gifles ?

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                  • Répondu par Marie le 18 décembre 2012 à  23:04 :

                    Dans la fiction peut-être, mais dans la réalité ce sont toujours les femmes qui les prennent les baffes, c’est bien pour ça que c’est sensé être drôle dans la fiction, parce que c’est inversé.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 19 décembre 2012 à  01:06 :

                      Euh..
                      Sans vouloir offenser qui que se soit ... Il y a un nid de buses sur ce fil ou bien ???

                      Si je vous dis des expressions comme "elle m’a casser les pieds", "elle m’a casser les oreilles", pour vous c’est quoi ?

                      Un appel à la mutilation sur la femme qui depuis des siècle subie les foudres et la violence des hommes ???

                      Pénélope Bagieu a visiblement les fans qu’elle mérite...

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 19 décembre 2012 à  08:22 :

                        C’est comme l’expression " casser les c....." vous pensez réellement, Chère Marie, que c’est à prendre au 1er degré ???? faut quand même pas abuser non plus avec votre diatribe sur baffer.

                        Répondre à ce message

                    • Répondu le 19 décembre 2012 à  08:09 :

                      Êtes vous une femme battue ? Parce que si c’est le cas, Actua BD n’est pas le lieu où vous devez déposer plainte. Courez au poste de police ! Ensuite, si les baffes sont symboliques, les hommes en prennent aussi. Les femmes savent en donner. Il n’y a pas les gentilles d’un côté et les méchants de l’autre. Les femmes sont autant capables de violence, d’autorité abusive que les hommes. Votre généralisation est de l’ordre du stéréotypé et du tronqué.

                      Répondre à ce message

                    • Répondu par Kumacola le 1er mars 2013 à  22:29 :

                      haha j’attendais cet argument depuis le début des coms... Internet n’est pas la réalité, mais bien une réalité virtuelle, n’en déplaise à ceux qui désormais confondent les deux... (je sens déjà le point godwin à l’horizon, là... :) )

                      Répondre à ce message

  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    17 décembre 2012 17:30, par Gilbert

    J’adore le travail de Pénélope Bagieu, un charme fou se dégage de ses dessins, un humour très fin, très étude de moeurs comme pouvait le faire Claire Brétécher dans les années 70, mais avec un style graphique moderne rappelant pourtant Quentin Blake ou Ronald Searle à l’époque de Punch. Je suis moins convaincu par le scénario de Boulet dans La page blanche, c’est du déja vu et il n’a pas su finir son histoire, comme c’est souvent le cas dans ses notes, c’est léger et ça finit en queue de poisson. Pénélope Bagieu a tout intérêt à dessiner ses propres scénarios, c’est un auteur complet de qualité, n’en déplaise aux grincheux rétrogrades, nous sommes au 21e siècle.

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    • Répondu le 17 décembre 2012 à  23:12 :

      Ouais, c’est ça le 21e siècle, on compare Claire Brétécher à Bagieu qui fait penser à Blake et Searle...ben merde !!!! Il n’a y pas l’ombre d’un quart de poil de l’énergie qu’il y a chez ces auteurs là...et quand au dessin, au secours ! C’est long, sinueux, mou, tout bien colorié dans les traits... d’un ennui !

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      • Répondu par Karatcho le 18 décembre 2012 à  01:07 :

        Claire Brétécher à Bagieu qui fait penser à Blake et Searle...ben merde !!!! Il n’y a pas l’ombre d’un quart de poil de l’énergie qu’il y a chez ces auteurs là...

        Ca fait longtemp que Claire Brétécher, Blake et Searle n’ont plus un poil d’énergie, lol :), mais Pénélope Bagieu se débrouille bien, c’est plaisant à lire, Margaux Mottin, Marion montaigne ou Agnès Mauprès aussi sont très douées, c’est la nouvelle génération et ça fait plaisir de voir des filles apporter de la fraicheur au monde encore trop masculin de la BD.

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    • Répondu par cloclo le 17 décembre 2012 à  23:33 :

      Attaché de presse de mademoiselle Bagieu SooooRRRT DE CE CORRRPS !!!
      Franchement, c’est ridicule.

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      • Répondu le 19 décembre 2012 à  13:59 :

        Ce n’est pas l’attaché de presse de mademoiselle Bagieu, car il déglingue copieusement le scénariste de la page blanche, en l’occurence Boulet, ou alors
        c’est un attaché de presse "con"

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    • Répondu par LC le 19 décembre 2012 à  07:41 :

      Et vlan, on encense Melle Bagieu et mine de rien on descend dans le même texte Boulet, qui ne sait pas finir ses histoires ??? Pour suivre souvent les notes de Boulet, il y a bien plus d’imagination dans une de ses notes que dans les pamoisons girly de P.B. avec ses meufs qui s’extasient à longueur de page sur leur dernière robe à la con ou autre !

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  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    18 décembre 2012 08:59, par Bakounine

    Le succès de Pénélope n’est pas curieux. Elle est dans la droite ligne de la Chick-lit anglo-saxonne. En France, on parle plutôt de Girly. Les gens achètent et lisent ce qui leur ressemble. C’est démocratique. Cela ne veut pas dire que c’est raisonnable, intelligent ou sain. Cela ne veut pas dire le contraire non plus. Et personne ne pourra y changer quoique ce soit. Vous viendrait-il l’idée de lire des livres qui ne vous parlent pas ?
    Pénélope renvoie à de nombreuses jeunes femmes l’image de l’époque qu’elles incarnent et fabriquent. Et ces jeunes femmes ressemblent à Pénélope. Elles découvrent et aiment les mêmes choses. Sa Joséphine est sympathique, pas second degré, la projection fonctionne. Des hommes lisent aussi ses bandes dessines comme ils lisent la presse féminine pour se divertir et pour voir ce que cachent les sacs à main. On est dans la consommation. Pénélope fabrique des produits qui séduisent parce qu’à la mode. Elle est en phase. Cela va durer encore quelques années et la tendance changera. Rien de trafiqué dans sa démarche. Elle ne se prend pas la tête et est spontanée, fonctionne à l’émotion. Elle est consumériste comme ses lectrices.teurs. Pas de quoi la lyncher en place publique.

    Ensuite, personnellement (et ça n’engage que moi), ça me dérange parce que je préfèrerais que les jeunes femmes soient plus féministes que consuméristes, qu’elles soient aussi plus féministes que leurs mères et grandes-mères. Et je ne crois pas que la Chick-lit serve l’intérêt des femmes et des hommes aussi : la liberté de l’un ne pouvant aller sans celle de l’autre. Mais comment faire pour éclairer les masses ? L’hebdomadaire ELLE a bien changé depuis ses débuts (1945 Simone de Beauvoir et tout et tout). Prenez un exemplaire et décortiquez-le ! Presque la moitié des pages sont des annonces publicitaires. Ce sont les annonceurs qui financent en grande partie et la perversion est immédiate. S’ils financent, ils attendent un retour surinvestissement. Imaginez un article qui parle des femmes exploitées dans une région du monde. Vous le lisez, vous vous indignez et juste après, vous tombez sur une pub pour l’Oréal qui vous dit qu’en achetant ce produit, vous aurez des cils "repulpiséssublimiséssupercalifragili" et que vous serez la plus belle pour aller danser. L’impact de l’article qui précède est anéanti. "Divertissement, divertissement". L’industrie vient vous rappeler qu’il faut que le monde ne change pas, que vous restiez des consommatrices. Parce que le capitalisme n’a pas intérêt à voir changer le monde. Plus les hommes restent machos, plus les femmes restent objets et plus les capitalistes assurent leurs dividendes. Donc, avec une machine pareille, difficile d’ouvrir les esprits, difficile d’être subversif puisque la récupération de cette subversion est immédiate. Je prends l’exemple de ELLE mais la mécanique se reproduit partout. Du coup, Pénélope incarne son époque. D’un côté, elle vous écrit des BD où il peut y avoir par moments un soupçon de révolte féminine, et juste à côté, elle vous produit des dessins publicitaires pour vous vendre un slip ou un paquet de céréales. Si elle a besoin d’argent pour survivre, je peux comprendre. Mais puisqu’elle vend autant d’albums est-ce nécessaire ? Oui, parce qu’elle a besoin de s’acheter le dernier objet à la mode, parce qu’elle veut profiter au maximum de tout ce que la société de consommation lui propose, parce que nous vivons dans un monde ultra-individualiste ou pour exister, tout le monde veut son Twitter, sa page Facebook et ses 50000 amis inconnus. Mais si elle se déconnecte quelques instants et qu’elle pense à l’intérêt de tout ça, elle se rendra peut-être compte que ce n’est que futilité et vanité, qu’il y a plus intelligent et utile à faire lorsqu’on a gagné une certaine notoriété, qu’on a une tribune. Je préfèrerais une Pénélope qui s’émancipe non pas en consommant mais en remettant en cause les règles établies. Mais ce n’est pas à moi d’en décider. Elle est "libre" de faire comme bon lui semble.

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    • Répondu par Sergio SALMA le 2 janvier 2013 à  11:17 :

      Sans blague ?! Ce commentaire est un fake j’espère, un gag. Il y a encore des gens qui écrivent " éclairer les masses" ?! Je serais curieux de voir comment celui ou celle qui a écrit ça se débrouille dans la vie pour survoler à ce point l’âme idiote de ses contemporains. C’est soit un vieil enfant gâté à corriger urgemmment soit une personne larguée qui doit à tout prix retrouver un peu le sens de l’humour.

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  • J’ai eu l’occasion de lire ses bouquins chez une copine, et on peut dire que Pénélope Bagieu, c’est pas mal du tout.

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    • Répondu le 2 janvier 2013 à  03:36 :

      Pas "on" ; VOUS pouvez dire ça, c’est votre opinion et non un fait.

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    • Répondu par Trace le 2 janvier 2013 à  07:53 :

      J’aime beaucoup sa petite musique moi aussi, c’est frais, malin, pertinent, moderne.

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  • J’adore Joséphine, mais ça aurait été bien de le faire en dessin animé pour la télé, comme Silex in the city. Avec le cinéma on va perdre le graphisme de Pénélope, c’est dommage.

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  • Le problème c’est que les médias ne retiennent que ce genre de niaiseries pour évoquer la BD au féminin... loin de là, dans une autre dimension, Marie Pommepuy (Keraskoët) et bien d’autres réalisent des œuvres bien plus ambitieuses sans pour autant donner leur avis sur tout et n’importe quoi.
    Bagieu et ses clones sont finalement conformes à une certaine idée de la femme... A se demander si le pire ennemi de la femme, ce n’est pas la femme ?

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    • Répondu par Théo le 7 janvier 2013 à  17:46 :

      A se demander si le pire ennemi de la femme, ce n’est pas la femme ?

      Ca veut rien dire LA femme, c’est quoi cette façon de réduire plus de la moitié de l’humanité à une seule entité ?
      Pour vous paraphraser je pourrais écrire :"A se demander si le pire ennemi de l’homme, ce n’est pas le con ?"

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      • Répondu par KP le 7 janvier 2013 à  20:27 :

        Ah non ! Si vous m’aviez "paraphrasé" vous auriez écris : "A se demander si le pire ennemi du con, ce n’est pas le con ?" Du moins, j’imagine… parce que j’ai le sentiment que vous confondez la paraphrase avec l’antiphrase dont voici un exemple plus à propos : "A se demander si le pire ennemi de l’illettré n’est pas son manque d’esprit ?"

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        • Répondu par Théo le 7 janvier 2013 à  23:19 :

          Vous pouvez toujours faire votre malin, ça ne cache pas l’inanité de vos propos, et on voit bien qui est le misogyne.

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  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    18 janvier 2013 19:09, par mercipourcelol

    Hahahaha, vous êtes géniaux sur ce forum !

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  • Pénélope Bagieu, c’est pas (encore) du cinéma
    18 janvier 2013 20:47, par Kerry

    Suite aux révélations sur les salaires exhorbitants des acteurs vedettes, Marilou Berry, qui était citée, a dû revoir son salaire à la baisse, ce n’est pas sûr que c’est elle qui va faire Joséphine dans le film, on parle de Charlotte Lebon dans le rôle.

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