Soirée magique pour Niklos Koda

21 septembre 2005 0 commentaire
  • Soirée parisienne de lancement du dernier album de Jean Dufaux et Olivier Grenson, "Magie blanche", nouvel opus de la série Niklos Koda au Lombard. Sous l'œil bienveillant de Jean-Eugène Robert-Houdin, nos deux auteurs ont été confrontés à de vrais magiciens.
Soirée magique pour Niklos Koda
Magie blanche
Le nouvel album de Koda (Lombard).

La série Niklos Koda est une des plus réussies de la collection Troisième Vague qui, sans être un tsunami, nous apporte à chaque marée éditoriale son lot de nouveaux talents. Le diplomate-illusionniste (en voilà un au moins qui connaît la vérité de son métier) parcourt le monde pour débrouiller les cas qui relèvent des forces paranormales. Au Caire, dans la Cité des Morts, magie noire et magie blanche mènent un combat dont l’issue est mortelle. Le scénario est finement mené, soucieux de ne jamais expliquer ses tours, comme le font les vrais magiciens, menant le lecteur par le bout du nez jusqu’au bout de l’illusion. Le dessin de Grenson a bien évolué depuis Carland Cross. Les décors, comme le trait, se sont affinés. Les points de vue se multiplient, les perspectives filent, les matières se révèlent. Les personnages surtout, servant en cela la trame habile de Dufaux, sont particulièrement bien typés. Dans le registre des BD d’aventure d’aujourd’hui, Niklos Koda fait partie des plus convaincantes.

Où est la boule, M. Grenson ?
demande le magicien Jérôme Cadéac. Photo : D. Pasamonik

Hier soir, une lame de tarot nous invitait à rejoindre le Musée de la Magie, sous les voûtes d’une maison du quatrième arrondissement de Paris [1]. Une fabuleuse collection d’objets de magie y est habituellement montrée de façon très ludique. Et justement, ces jours-ci, c’est Jean-Eugène Robert-Houdin, le "French artist who may be considered as the father of modern magic", comme disent les Américains, qui est à l’honneur. Des pièces fabuleuses qu’il a créées sont exposées (automates, horloges, et autres tours ébouriffants), livrées à la curiosité des invités. Elles proviennent des collections du producteur de cinéma Christian Fechner.

Pour y piger quelque chose...
Jean Dufaux est sans illusion. (Photo : D. Pasamonik).

Une petite scène, au milieu du musée, proposait un spectacle. Dans la foule, où se côtoient journalistes, responsables éditoriaux, libraires et magiciens venus en curieux, on pouvait reconnaître des personnalités de la BD franco-belge comme le dessinateur Dany, le scénariste Frank Giroud, ou encore le facétieux papa de Kid Paddle, Midam. Soudain, le rideau s’ouvre, la salle s’illumine. M. Proust, le maître des lieux, nous introduit un magicien, Jérôme Cadéac, qui fait aussitôt monter sur scène Olivier Grenson et Jean Dufaux. A tour de rôle, ils sont menés en bourrique par un artiste qui s’y connaît pour les noyer dans l’illusion, et nous avec ! "Comment nos yeux peuvent-ils être aussi sourds ?" titrait un panneau énigmatique sur l’un des murs du musée. On se pose encore la question.

La diseuse de bonne aventure
prédit une longue carrière à Jean Dufaux. Photo : D. Pasamonik.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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En médaillon, Olivier grenson. Photo : D. Pasamonik.

[1Musée de la magie - 11 rue Saint-Paul - 75004 Paris.

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