Une rentrée Fluide

31 juillet 2020 2 commentaires
  • On l’espère Fluide, cette rentrée, sans deuxième vague, avec une crise sanitaire qui s’efface doucement au loin, et un retour à la normale tout en vigueur. Il faut l’espérer et aussi retrouver la bonne humeur que les vacances, pour ceux qui ont pu en prendre, ont un petit peu rétablie. Les publications de Fluide Glacial sont là pour vous aider à la retrouver le sourire, même si l’humour est parfois grinçant.

Ainsi dans Homo Politicus de Soulcié & Nena, où l’on suit Henri-Xavier de Lapègre, qui perd son job de… ministre du Travail et de l’Emploi. Au chômage, le voilà qui doit se soumettre directement à son administration, dont il ignore tout et qui le lui rend bien. Le trait de Soulcié, vif comme un dessin de presse, est comme à son habitude, incisif et acerbe. Il est clair que, ponctué d’éclats de rire vengeurs, l’image de l’homme politique ne s’en trouve pas grandie dans cet album, ce qui est un peu désespérant dans la situation de crise dans laquelle nous sommes. Ainsi va le monde…

Une rentrée Fluide

Horace, ô désespoir ! de Bruno Madaule n’est pas plus sympa pour les « djeuns ». Horace est un ado désabusé revenu de tout, où il n’est d’ailleurs pas allé tellement il est fainéant. L’observation est fine et fait mouche à chaque fois. Peu connu, Madaule est à coup sûr une bonne pioche pour l’équipe de Fluide, une sorte de Bretécher d’aujourd’hui.

Adoubé par Philippe Geluck qui l’avait un peu révélé avec les aventures de Scott Leblanc, le « ligneclairiste » Devig continue dans les « Aventures du Major Burns et de l’ineffable Docteur Wayne  » à parodier avec verve les classiques de l’aventure, de Dr Jekyll & Mister Hyde à Sherlock Holmes, de Tintin à Blake & Mortimer. C’est drôle, bien enlevé, excellemment dialogué, et ça mérite un détour que les amateurs de Ligne Claire, gavé de clones sans saveur, ne manqueront pas de faire en confiance.

Classiques de l’humour

Les amateurs des classiques de Fluide pourront se remettre aux Gai Luron de Gotlib dont la maison d’Umour et da Bandessinée republie Gai-Luron en slip, et surtout au chef d’œuvre de Daniel Goossens : Georges et Louis dont Fluide publie la première intégrale. Un perle incontournable.

Enfin, l’événement de cette fournée de rentrée est le deuxième volume des Contes ordinaires d’Ersin Karabulut, dont le titre opère un basculement dans un rire inquiétant : « Jusqu’ici tout allait bien… » Nous ne manquerons pas de revenir sur cette rentrée BD bienvenue.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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2 Messages :
  • Une rentrée Fluide
    1er août 06:11, par Popof

    « Enfin, l’événement de cette fournée de rentrée est le deuxième volume des Contes ordinaires d’Ersin Karabulut, dont le titre opère un basculement dans un rire inquiétant : "Jusqu’ici tout allait bien…" Nous ne manquerons pas de revenir sur cette rentrée BD. »
    Un événement oui et non, en tous cas en effet une belle découverte dans la revue, mais il aurait peut-être été bon tout de même de préciser que l’auteur de cet article est le traducteur de cette BD. Cela n’enlève rien à ses qualités, et je salue une belle découverte, mais ne pas le noter créé le doute sur les intentions. J’espère que la rédaction de ce bel article confiera à l’article à un autre rédacteur histoire d’être parfaitement neutre (où alors qu’on aura accès à un témoignage de M. Pasamonik sur son expérience de traducteur, peut-être porteur de projet, mais en identifiant bien que ça ne peut pas être une critique).

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 1er août à  08:12 :

      Ah la la, la belle affaire que vous avez débusquée là ! Oui, je suis l’auteur de l’adaptation française des Contes ordinaires. Oui, pour Fluide, c’est l’événement de la rentrée puisqu’une partie importante de la communication est dédiée à cet album. C’est un événement, effectivement car, vu le contexte turc, il y a des chances que les médias s’y intéressent à la rentrée.

      On voit bien que vous ne fréquentez pas souvent le site. Les articles qui me concernent ne sont d’ordinaire jamais traité par moi. Ici, le sujet, c’était la rentrée de Fluide. Quant au procès d’intention que vous faites, je vous le retourne. Qui êtes-vous qui signez lâchement par un pseudonyme ? Un concurrent jaloux de Fluide ? Un auteur aigri refusé par Fluide ? Un concurrent d’ActuaBD spécialisé dans la production de fiel ? Ou alors, en considérant votre pseudo, un agent d’une puissance étrangère ? Tout est possible. Je vous laisse surinterpréter à votre guise.

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