Japan Expo 2017 : les 100 ans de l’animation japonaise et bien d’autres choses

7 juillet 2017 0 commentaire
  • Le 18e impact de Japan Expo qui a ouvert hier et qui se poursuit jusque dimanche a trouvé l’affiche de cette année : célébrer les 100 ans de l’animation japonaise. Mais le « festival des cultures japonaises » qui affiche plus de 240.000 visiteurs en quatre jours offre bien d’autres ressources : outre les « anime » les plus divers, les mangas y sont à l’honneur, mais aussi les jeux vidéo, la musique, la mode, la cuisine… et les cosplays qui font de chaque allée du Parc Expo Paris-Nord Villepinte un spectacle permanent.

Les organisateurs de « la Japan » connaissent leurs gammes. Ils savent que le fer de lance de la culture japonaise en France, après le judo et les restaurants de sushis, ont été et sont les dessins animés. Et ça tombe bien : de doctes historiens situent le premier court-métrage de l’animation japonaise, Namakura Gatana par Jun’ichi Kōuchi en juin 1917, il y a exactement 100 ans. Il s’agit d’un petit film muet de deux minutes retrouvé par hasard dans un magasin d’antiquités d’Osaka en 2008 et qui serait (mais la thèse a ses détracteurs) le premier film d’animation japonais. Jun’ichi Kōuchi constitue l’un des trois pionniers de la naissance de l’animation japonaise avec Shimokawa Ōten et Kitayama Seitarō qui tous démarrent leur carrière la même année.

Namakura Gatana par Jun’ichi Kōuchi, considéré comme le premier dessin animé japonais.

Ce film est donc le point de départ d’une petite exposition installée au cœur de l’événement qui s’ouvre bien évidemment par Goldorak, la série animée qui, grâce au Club Dorothée, a popularisé le dessin animé japonais en France. Sont également accrochés aux cimaises : Capitaine Flam, Dragon Ball, Sailor Moon… De nombreux réalisateurs seront présents dans des rencontres, projections et autres conférences publiques parmi lesquels Masao Maruyama (Astro le petit robot, Death Note…), Takuya Wada (Cobra, Ken le survivant…) ou encore Kenji Kamiyama qui viendra présenter son nouveau film Hirune Hime – Rêves éveillés qui sort dans les salles obscures en France le 12 juillet prochain.

Japan Expo 2017 : les 100 ans de l'animation japonaise et bien d'autres choses
Goldorak en tête de gondole dns l’exposition des 100 ans de l’animation japonaise.

Des mangas en veux-tu, en voilà !

Mais pour nous, lecteurs de bande dessinée, ce sont les mangas la principale motivation de notre visite. Quoi de spécial cette année ? La magnificence des stands –depuis l’année dernière, des écrans numériques gigantesques coiffent la plupart des grands labels comme Kana ou Ki-oon. « Ça coûte quelques années de bénéfices de ma petite boîte » nous dit le propriétaire d’un petit label au stand modeste. « Tous les grands éditeurs ont investi lourdement dans les animations, nous dit un observateur. À côté des stands de ventes, on trouve systématiquement maintenant, depuis que Kana en a lancé la mode, des animations qui disent au visiteur : hé, on n’est pas là seulement pour vous vendre, on est là aussi pour vous amuser… »

Depuis l’année dernière, des écrans géants animent presque tous les stands.

Les animations sont foison à la Japan Expo 2017 : elles n’attendent plus que votre joli minois !

Cela dit, les ventes, elles se font là également car la date de début juillet est souvent choisie pour lancer les nouvelles séries comme "The Grim Reaper and an argent cavalier", la nouvelle série Dark Fantasy de Square Enix, dont l’auteure Irono, dédicaçait sur le stand Kana dès hier, tandis qu’une fête médiévale-fantastique avait lieu le soir même dans un établissement parisien.

Le maître-mot de ce marketing est la pédagogie : des vendeurs « pitchent » la nouveauté aux badauds. Beaucoup de primo-lecteurs sont recrutés dans ces moments, le bouche à oreille, ou plus exactement le buzz sur les forums, faisant le reste. «  Les salons, c’est 15% de mon chiffre d’affaires annuel  » nous dit un éditeur.

Elément marketing déterminant : des démonstrateurs recrutent à chaque instant de nouveaux lecteurs.

Les Cosplays, le show permanent

Nous le redisons chaque année : Japan Expo, ce n’est pas que les mangas, les dessins animés et les jeux vidéo : c’est aussi de la cuisine, des voyages, des démonstrations de kendo ou de tir à l’arc, des goodies ad libitum,… Un moment de détente assuré qui vous prend la journée que vous pouvez passer en regardant les concours de cosplays qui ponctuent les quatre jours du festival. Et là, toutes les extravagances sont possibles avec des costumes qui sont de véritables pièces montées fabriquées avec patience des mois durant et qu’il faut endosser avec courage tant la chaleur accable le festivalier.

Les cosplays sont le lieu de toutes les extravagances, comme ce costume qui a demandé des mois de travail. C’est joli, mais comme dirait Gaston : "Oui, mais... si on danse ?"

On ne rappellera jamais assez les conseils dispensés chaque année : munissez-vous d’un billet aller ET retour pour le RER car les files d’attente au retour sont interminables. Habillez-vous léger et buvez souvent car le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un parcours à Japan Expo est une performance sportive ! Mais rien ne remplacera jamais cette expérience inoubliable pour les petits comme pour les grands.

Les traditionnels "Free Hugs" sont présents, mais ne marchent pas trop fort en raison de la chaleur...

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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