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Louis Delas crée son nouveau label d’édition BD - Démissions en série chez Casterman
26 janvier 2013

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244. Louis Delas crée son nouveau label d'édition BD - Démissions en série chez Casterman

Prenant la tête de son groupe familial, L’École des Loisirs, l’ancien PDG de Casterman, Louis Delas a bien l’intention d’y développer un pôle d’édition de bande dessinée. Quatre cadres de la maison tournaisienne viendront l’y rejoindre, tandis que Casterman attend l’arrivée de son nouveau directeur éditorial Benoit Mouchart.

En novembre dernier, Louis Delas créait la surprise en démissionnant de son poste de PDG de Casterman.

En fait, cette surprise n’en était pas une : fils de Jean Delas, l’un des fondateurs, avec la famille Fabre qui codirige le groupe, de L’École des Loisirs (un chiffre d’affaires légèrement plus important que celui de Casterman, 110 employés et un bon nombre d’animatrices sur le terrain), il partait prendre la direction de son groupe familial à la suite du départ en retraite de son père : "Le groupe de L’École des Loisirs a vocation à se développer dans d’autres axes éditoriaux que la jeunesse. C’est un choix du groupe depuis longtemps et cela correspond à l’évolution du marché, des réseaux et du métier. En février 2012, nous avons proposé, dans le cadre du projet d’acquisition de Flammarion par Gallimard, de se développer ensemble avec cette alliance entre Casterman et le groupe familial de L’École des Loisirs, Nova."

Mais le nouvel acquéreur de Flammarion refuse : "Cette proposition n’a pas recueilli l’agrément d’Antoine Gallimard. Il a toujours été transparent avec lui ainsi qu’avec les dirigeants du groupe Flammarion et les équipes de Casterman que si Antoine Gallimard ne souhaitait pas donner suite à cette proposition d’alliance, je partirais ; et que dans l’hypothèse de ce refus qui est son droit le plus strict, je développerais un pôle de bande dessinée dans le cadre de notre groupe. Ceci, en aucun cas, j’insiste, en opposition avec Casterman ou qui que ce soit. C’est une nouvelle activité éditoriale qui est en train de naître chez nous -elle n’en est qu’à ses balbutiements, je viens juste d’arriver à L’École des Loisirs- et pour laquelle nous communiquerons quand nous aurons des choses concrètes à annoncer."

244. Louis Delas crée son nouveau label d'édition BD - Démissions en série chez CastermanCela dit, L’École des Loisirs a déjà un label de BD, Mille Bulles, dont un certain nombre de nouveautés (sous forme d’achats de droits) sont déjà annoncée pour le Printemps 2013 : parmi les auteurs qui figurent dans ces nouveautés, on remarque Lewis Trondheim, David Chauvel, Fred Simon, David de Thuin, Bruno Heitz ou Richard Marazano. Cela donne quand même une idée de l’orientation. Mais l’heure est à la discrétion et des "grosses surprises" nous sont annoncées : "Il est trop tôt pour communiquer, nous dit Delas, il nous faut préparer tout cela. On est en train de travailler sur le nom de ce nouveau label, il n’est pas encore entièrement entériné. Mais nous ne manquerons pas de vous tenir informés. On communiquera là-dessus au mois d’avril, après le Salon du Livre de Paris."

Cela dit, c’est plutôt chez Casterman, qu’il y a du remous. Dans l’immédiat, on dénombre chez cet éditeur pas moins de quatre démissions de personnes qui vont rejoindre le groupe de Louis Delas. Notamment l’éditrice Nadia Gibert qui devrait prendre en charge les collections BD ado-adultes et Charlotte Moundlic, actuellement directrice artistique jeunesse (Père castor et Casterman) qui prendrait en charge la BD jeunesse du futur label. Une collaboration avec l’ancien patron de Fluide Glacial, Thierry Tinlot, serait également évoquée.

"Gallimard est un partenaire pour L’École des Loisirs"

"Une fois encore, nous dit Louis Delas, j’insiste sur deux points : premièrement le fait que cette démarche est connue depuis un an. C’est en parfaite connaissance de cause qu’Antoine Gallimard a acheté le groupe Flammarion et refusé cette alliance. Gallimard est un partenaire pour L’École des Loisirs [il en assure la distribution. NDLR.] et nous souhaitons qu’il le reste. C’est pourquoi nous avons voulu être transparent et correct. Deuxièmement, les projets de développements, dans le domaine de la bande dessinée, du groupe de L’École des Loisirs ne se font pas avec en confrontation avec qui que ce soit. C’est simplement un projet éditorial nouveau. Après, qu’il y ait des gens, notamment de Casterman, qui souhaitent rejoindre ce projet, c’est logique, c’est la vie des entreprises."

Mais avec ce transfuge d’éditeurs, est-ce que des auteurs vont faire défection à leur tour ? "Les équipes de Flammarion et de Casterman sont tout à fait remarquables mais les auteurs sont libres, nous dit Louis Delas. Ils travaillent pour la plupart dans différentes maisons d’édition. Ils vont là où il leur semble qu’ils sont les mieux accueillis pour des projets bien précis. Casterman est une société qui a deux siècles d’existence et là il s’agit d’un projet d’édition de bande dessinée qui démarre. Il faut comparer des choses qui sont comparables. Il n’y a pas d’histoire de Casus Belli. Il y a un projet éditorial qui, je crois, le plus enthousiasmant possible avec une philosophie de proximité de l’auteur mais aussi avec les libraires, par les temps qui courent c’est absolument essentiel : une sorte de triangle équilatéral entre l’éditorial et la librairie qui est un élément absolument essentiel qui dans les circonstances de marché d’aujourd’hui nous paraît majeur. Ce projet vivra sa vie, Casterman vivra la sienne. Casterman est dans une nouvelle phase qui va se développer avec d’autres gens, et c’est très bien."

Et de temporiser les effets de cette situation : "Tout cela est d’un grand classicisme. Il n’y a pas d’opposition, ni d’agression, au contraire : je n’ai que des bons souvenirs de mon passage chez Casterman où il y a des gens que j’aime beaucoup et qui font magnifiquement leur travail."

Lire aussi :

- Louis Delas démissionne de son poste de PDG de Casterman (8 Nov. 2012).

- Casterman : La bronca des auteurs (13 nov. 2012).

- Casterman : Charlotte Gallimard nommée PDG (14 nov. 2012).

- Deux éditeurs de Casterman passent chez Delcourt (1er déc. 2012).

- Benoît Mouchart devient directeur éditorial de Casterman (16 jan. 2013).

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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52 Messages de forum : Participez à la discussion

  • Bonjour Ce que vous appelez "nouveautés" signés Marazano, Trondheim ou votre serviteur, ne sont en fait que des "achats de droits" pour des publications en version "souple" d’albums parus il y a déjà pas mal de temps chez Dargaud ou Delcourt. Ce sont donc tout sauf des nouveautés. Merci de bien vouloir préciser/rectifier une information qui prête très largement à confusion...

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 26 janvier 2013 à  15:05 :

      Je suis au regret, cher David, de vous confirmer qu’il s’agit bien là de "nouveautés" annoncée pour mars 2013, dans le catalogue de L’École des Loisirs, comme le lien qui vous est proposé pourra le confirmer, même s’il s’agit d’ouvrages sous licence. Il n’y a aucun volonté de confusion de notre part.

      Maintenant, les nouveautés du nouveau label ne seront connues qu’en avril, comme nous le dit Louis Delas.

      Ce bout de catalogue indique bien, selon nous, l’éclectisme de cet éditeur.

      Merci pour votre précision, cependant.

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      • Répondu par David Chauvel le 26 janvier 2013 à  15:19 :

        Je suis au regret, cher Didier, de vous confirmer que la réédition en version souple, d’un livre (le tome 2 de "l’île au trésor", dessiné par Fred Simon) paru il y a 5 ans aux éditions delcourt dans sa version cartonnée, et par ailleurs toujours disponible au catalogue de cette maison, n’est pas une "nouveauté". Ou alors vous considérez aussi que l’édition en version poche d’un roman paru un ou deux ans plus tôt est aussi une "nouveauté"... Mais ce serait la porte ouverte à toutes les fenêtres...

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 26 janvier 2013 à  15:23 :

          Ben oui, c’est une nouveauté... en poche, en souple, moins chère, vendue en librairie jeunesse.

          Pour vous complaire, j’ai précisé dans l’article que c’est un achat de droits.

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          • Répondu par Geraud le 26 janvier 2013 à  16:09 :

            Hum.

            Ca sent la mauvaise foi plein pot, cette réponse (sans vouloir vous offenser en quelque mesure que ce soit, Monsieur Pasamonik).

            Ou alors, à ce compte là, Hergé sort une "nouveauté" par an, me semble-t-il.

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        • Répondu par Didier le 26 janvier 2013 à  16:38 :

          Un livre pourrait être dans 2 maisons d’édition à la fois, en même temps, comme cette BD l’ile au trésor, dont parle Jouvray, comment est-ce possible. Si c’est légalement possible j’en serai très heureux, car bien confronté à ce problème, merci pour la réponse des érudits.

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          • Répondu par Didier le 26 janvier 2013 à  16:51 :

            Pardon, pas Jouvray, Chauvel !

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          • Répondu par lebon le 26 janvier 2013 à  17:48 :

            Mais bon sang, il ne faut pas créer de nouveau label BD, stop à la surproduction ! les parts de marché se réduisent à une peau de chagrin, les auteurs crèvent la dalle, les éditeurs se font une guerre stupide pour exister sur le marché et les libraires ne sont plus que des manutentionnaires de caisses d’emballages. Et puis s’il vous plaît, n’abîmez pas l’école des loisirs dans cette vulgarité commerciale vaine et suicidaire.

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            • Répondu par Labrute le 26 janvier 2013 à  18:46 :

              Mais tant mieux pour Lewis Trondheim, David Chauvel, Fred Simon, David de Thuin, Bruno Heitz ou Richard Marazano, que des petits jeunes qui débutent, ils ont bien besoin de ça.

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            • Répondu le 26 janvier 2013 à  18:51 :

              Oui Lebon,, comme vous dites : stop à la surproduction, si un nouvel éditeur sort chaque jour, on va arriver à 10.000 sorties par an, et la misère des auteurs va s’amplifier, si c’est encore possible !

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              • Répondu par N Demare le 26 janvier 2013 à  19:40 :

                en même temps, si les éditeurs en avait qqch à faire des auteurs, ça fait longtemps qu’on le saurait. Ils pensent à leurs poches, pas aux nôtres, et tant qu’elles peuvent se remplir, le reste leur importe peu. Le jour ou ça se remplira plus, ils feront autre chose. Y’en a aucun qui est pret à faire quoique ce soit pour sauver la situation, tout ce qu’ils veulent c’est pouvoir engranger le plus longtemps possible avant qu’on rentre dans le mur. :)

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              • Répondu par JFrançois Del le 26 janvier 2013 à  19:42 :

                Mais non, ça dépent de quelle avance sur droits L’école des loisirs est prête à verser à un auteur pour qu’il fasse son album. S’il reste dans les sommes correctes (soit 20 000€, pour un an de travail), les auteurs vivent de leur travail.

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                • Répondu par N Demare le 26 janvier 2013 à  21:41 :

                  heu... les 20k ( qui sont de plus en plus rare) sont pour l’"auteur", autrement dit faut partager en général au minimum à 2, scénariste dessinateur... Je suis relativement pas mal payé sur mes pages (soleil) et ça fait moins de 14k brut pour 46 pages :) Et bon, mm si oui, y’en a qui font un album en 1 an, c’est malheureusement pas mon cas :)

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                • Répondu le 26 janvier 2013 à  22:00 :

                  20 000€ brut on est à peine au salaire moyen français.

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            • Répondu par Janeyre le 26 janvier 2013 à  20:42 :

              Lebon, êtes-vous l’auteur de l’album "Le Révérend" ? Si oui, ma question : En tant que nouvel auteur du paysage bd, vous participez à la surproduction. Qu’est-ce qui selon vous fait que votre album à droit d’exister et pas d’autres ? Puisque vous critiquez ce qui fait de vous ajd un auteur : la surproduction ! Jamais les jeunes auteurs n’ont pu aussi facilement trouver un éditeur. Mais jamais il ne leur a été aussi difficile de trouver leur public. Vous crachez dans la main qui vous nourrit... mal, c’est vrai. Mais on ne vous force pas à signer les contrats !

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              • Répondu le 26 janvier 2013 à  21:36 :

                Jamais les jeunes auteurs n’ont pu aussi facilement trouver un éditeur.

                Rien n’est plus faux.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Janeyre le 27 janvier 2013 à  12:48 :

                  Pourtant les chiffres le prouvent. Il y a chaque année plus d’auteurs différents édités !

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              • Répondu par lebon le 26 janvier 2013 à  23:48 :

                Janeyre, Je ne suis pas l’auteur de l’album que vous citez.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 27 janvier 2013 à  03:28 :

                  Pourquoi utiliser ce pseudo si vous n’êtes pas l’auteur ? Ca prête à confusion.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par lebon le 27 janvier 2013 à  10:57 :

                    En voilà une bien bonne ! Vous permettez que j’utilise mon nom et que je le partage avec d’autres ?

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                    • Répondu par Janeyre le 27 janvier 2013 à  14:26 :

                      Mes excuses auprès d’Augustin Lebon de l’avoir confondu avec vous lebon. Mais à chaque fois que je lis vos interventions, j’ai l’impression que vous êtes un auteur (et pas cet auteur), d’où ma méprise.

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  • Il était prévenu, Benoît Mouchart, de la pétaudière dans laquelle il arrive ? Ou bien les quatre partants ont-ils attendu de savoir qui allait être nommé à la direction éditoriale de Casterman avant de prendre leurs jambes à leur cou ?

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    • Répondu le 26 janvier 2013 à  21:41 :

      C’est plutôt ça oui.

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    • Répondu le 27 janvier 2013 à  07:30 :

      Mouchart les a peut être pas rassuré, et Delas avait besoin de personnel formé, pour son nouveau label, d’ou ces défections...prévisibles. Après, défection des auteurs ou pas, l’auteur va là ou il se sent bien, là ou on le respecte, là ou on lui paye la planche le meilleur prix, et dans les temps ! vous savez tous qu’il y a des différences énormes dans les prix à la planche : tel éditeur vous filera royalement et sans discuter, 500€ par page, et tels autres - souvent les mêmes d’ailleurs - 120 à 150 € en vous donnant l’impression qu’il vous font un cadeau royal, et ceci pour le MEME projet. Tiens c’est peut être une des clés de la surproduction, là : Pleins de petits éditeurs s’en sortent financièrement, car ratiboisant à zéro le prix des planches, Même s’ils ne vendent que 1000/2000 ex, ils s’en sortent toujours ( l’auteur, lui, non ) alors que l’éditeur ayant acheté la planche 500 euros aura bien plus tendance à promouvoir, bien diffuser et suivre à fond l’album. Bref, deux manières de faire le même métier, mais une est " de trop " !!

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      • Répondu par Janeyre le 27 janvier 2013 à  13:06 :

        Les auteurs du Chevalier Mécanique ont renoncés à leurs avances sur droit, tout ça pour remplir les étals de marchands. Un exemple parmi sans doute tant d’autres. Tant qu’il y aura des gens prêts à travailler gratuitement... les méchants auteurs qui ne pensent qu’à l’argent seront les dindons de la farce.

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        • Répondu par lebon le 27 janvier 2013 à  14:37 :

          Tant qu’il y aura des esclaves, il y aura des maîtres.

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        • Répondu le 27 janvier 2013 à  18:32 :

          renoncés à leurs avances sur droit ?? Pour remplir les étals ! Un grand pas vient encore d’être franchi dans le nivellage des revenus des auteurs par le bas ! Et là ça vient carrément des auteurs ! Misère !

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        • Répondu par Un peu de retenu ! le 27 janvier 2013 à  19:50 :

          "renoncés à leurs avances sur droit", ça ne veut pas dire ne pas être payé, mais au contraire c’est être payé dès le premier exemplaire vendu, ce qui est tout à fait honorable, et ça permet d’avoir un pourcentage sur le prix de vente plus élevé que si on perçoit une avance (qui est comme un crédit). Sans avance on passe du 8% classique au 10, 12 ou même 15% du prix de vente. Sur des ventes correctes la différence est notable.

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          • Répondu le 28 janvier 2013 à  01:39 :

            Je confirme. On a fait il y a qq années avec mon éditeur d’alors ce genre de deal : pas d’avances sur droits mais 50-50. Il était débutant et est maintenant établi et je n’ai jamais gagné aussi bien sur mes livres qu´à cette époque. Donc : un peu d’imagination ou de prise de risques peuvent aussi servir de modèles financiers. Question de personnalité...

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          • Répondu le 28 janvier 2013 à  03:27 :

            10 et 12% sont déjà des pourcentages classiques. Quand j’ai commencé il y a environ 25 ans, c’était 8% de 1 à 25000 exemplaires, 10% jusqu’à 40000 ex et au dessus 12% . Rappelons que D’Ormesson a obtenu, bien que n’étant pas le plus gros vendeur du monde de l’édition jusqu’à 20 ou 21% (je ne sais pas si c’est encore le cas). Les contrats actuels qui proposent uniquement 8% quelles que soient les ventes sont une pure et simple arnaque.

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          • Répondu le 28 janvier 2013 à  05:51 :

            Même s’ils ont 15% sur les ventes, déjà il faut au moins 10.000 ventes pour retomber sur l’avance sur droit grosso modo. Les ont ils fait ??? Et pendant la réalisation de l’album ils ont vécu de quoi ??? A moins que ce ne soit des salariés bossant leur BD le soir et week end. En tout cas très mauvais exemple à donner !

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            • Répondu le 28 janvier 2013 à  14:13 :

              François Pernot directeur chez media participation dans le Soir  : en 2012, 60% des tomes 1 (media) ne dépassent pas les 1300 exemplaires !!!

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          • Répondu le 28 janvier 2013 à  09:37 :

            Mais c’est la foire à la bêtise ?

            Un album qui se vend correctement en ce moment, c’est du 5000-10000 exemplaires. En admettant que l’on touche dès le premier album vendu, ça fait sur un album vendu environ 10 € >> 1 euro. Soit 5000-10000 €.

            A cela il faut partager le plus souvent le gâteau si il y a scénariste-dessinateur-coloriste >>>45%-45%-1% . Bref les auteurs se retrouvent avec 2500 à 5000 euros en droits d’auteurs... Sans compter que tout le temps de la réalisation, souvent long et exclusif, il n’y a rien qui rentre. Alors, à part être rentier ou masochiste, je ne vois pas en quoi s’assoir sur les avances est une solution pour sortir la tête de l’eau.

            Les éditeurs(les plus importants), proposent des albums 46 pages pour au moins 20000-23000 euros d’avances en moyenne( dessin-scénar-colo). Il ne faut pas être bien fin pour ne pas admettre que même si ça reste maigre et qu’il y a matière à débattre, ça reste le seul moyen de vivreau quotidien pour les auteurs. Bon après, il faut être clair : les droits d’auteurs, on peut s’assoir dessus ! La surproduction actuelle empêche la plupart des albums d’exister, donc de se vendre au delà de 20000 ex, ce qui veut dire que même si grosso-modo l’éditeur arrive à se rembourser, l’auteur n’a rien à espérer...

            Il y a encore peu, des contrats (qui existent encore chez certains, si si !) proposaient la même somme pour payer la réalisation de l’album Avec des droits dès le premier album vendu. C’est là-dessus que les éditeurs se sont bien entendus pour faire sauter ce fonctionnement convenable...

            Aussi, dernier point. Je n’ai pas envie de faire l’avocat des éditeurs qui depuis quelques années tirent les auteurs vers la paupérisation MAIS en ce moment, dans tout les secteurs qui nous entourent, il y a une crise réelle, profonde. La culture et le livre par conséquent, n’est pas quelque chose de vitale dans notre société en temps de crise. Que ça puisse se casser la figure n’est pas étonnant non plus. Moi-même, je préfère payer ma facture de gaz, nourrir ma famille, mettre de l’essence plutôt que d’acheter le dernier Titeuf. Ca ne rentre pas en priorité...

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            • Répondu par jac le 28 janvier 2013 à  11:14 :

              c’est pas la foire à la bêtise, c’est une connerie monumentale quand on connait les ventes des nouveautés, les auteurs en général se battent car les avances ont fondu comme neige au soleil, et d’autres les refusent carrément. Ce sont des salariés faisant de la BD à mi-temps, je vois que ça, sinon comment vivre un an sans revenus ?? Ou vos femmes ont des revenus suffisants, ou vous avez gagné au loto. Bref, éclaircissez notre lanterne sur ce mode curieux, de travailler SANS revenus, en espérant qu’il ne fera pas des émules.

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              • Répondu par Auteur le 28 janvier 2013 à  16:14 :

                C’est pourtant facile à comprendre : Chaque début d’année je touche les droits d’auteurs pour les ventes de l’année passée ( sur plusieurs albums). C’est avec ce revenu que je vis et fait vivre ma famille, du coup je peux travailler sur mon nouvel album (je suis auteur complet) tranquillement sans courir après les avances sur droits ( avec lesquelles on doit envoyer les pages au fur et à mesure). Je touche 15% des ventes dès le premier exemplaire et tous calculs faits je gagne plus que si j’optais pour l’avance sur droits.

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                • Répondu le 29 janvier 2013 à  11:29 :

                  Des chiffres bon sang ! C’est vague ce que vous dites. Si en effet vous allez chez un éditeur de division 3 qui vous propose un album au forfait de 1500 euros en avance sur droit, ça change d’un éditeur de division 1 qui vous proposera un album pour 20000 euros en avance ! Soyez précis : donnez vos chiffres !

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                  • Répondu par Pol le 29 janvier 2013 à  22:03 :

                    C’est quoi ces stupides histoires d’éditeur de division 3 ou 1 ? Il y a les vrais éditeurs et ceux qui ne le sont pas. Si on ne vous propose pas un revenu qui corresponde au travail mis en œuvre, ce n’est pas un éditeur, mais un margoulin, fuyez-le. Je rappelle que le droit dit qu’on est payé pour travailler, pas qu’on doit payer pour travailler.

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                    • Répondu le 30 janvier 2013 à  01:06 :

                      C’est bien entendu du grand n’importe quoi cette classification dont l’auteur du commentaire a bien du mal a déguiser son ostracisme. Je suis l’auteur du commentaire 50/50 avec l’éditeur. C’est une aventure dont nous avons tous deux bénéficiés... avec un certain bémol toutefois. Mes albums ont eu un petit succès d’estime (plus de 30.000 à la vente pour les amateurs de chiffres) Toutefois, dès le 3ème tome (6 au total) une certaine érosion des ventes s’afficha pour tomber finalement en dessous de 15.000 au tome 6. Ce que je voulais dire avec ce message c’est que : 1-il n’y a pas d’éditeurs de division 3, jamais. C’était un projet commun entre passionnés du livre. 2- la structure de l’éditeur et mes conditions ne lui permirent peut-être pas de promouvoir mon ouvrage sur tout le territoire. 3- quand j’eu transféré ma série chez un éditeur de division 1 (votre catégorisation) les ventes déclinèrent immédiatemment de 10.000 exemplaires. Je ne suis pas si imbu de moi-même pour ne pas envisager également un plus que probable essoufflement de la série. Mais je sais aussi que de graves problèmes de mises en places, de tirages insuffisants ont contribué à ces méventes. C’est une machinerie très très lourde ces "divisions 1", les problèmes de communication et les conflits d’intérêts y sont multiples. L’un dans l’autre c’est toujours l’auteur qui se positionne dans ces choix et qui en ramasse les bénéfices ou en paye les conséquences. Le monde noir et blanc que vous tentez maladroitement de décrire n’a aucun ancrage dans la réalité.

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                    • Répondu le 30 janvier 2013 à  01:48 :

                      Vous déformez mes propos Pol. Les divisions c’est pour faire la distinction entre une grosse machine genre Glénat face à un éditeur comme "le cycliste"... Les moyens financiers des 2 éditeurs sont très différents. Ca veut dire moins de sous à proposer en A Valoir aux auteurs. Bien évidement dans les 2 cas se sont des éditeurs.

                      ... ce qui est même triste c’est que c’est souvent dans les petites structures que l’on rencontre de vrai passionnés et dans les grosses que l’on rencontre des vendeurs de papier chiotte.

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                      • Répondu par Arsenio le 31 janvier 2013 à  03:40 :

                        ... ce qui est même triste c’est que c’est souvent dans les petites structures que l’on rencontre de vrai passionnés et dans les grosses que l’on rencontre des vendeurs de papier chiotte.

                        Mon expérience personnelle m’a montré l’inverse. De grands professionnels dans les grandes maisons d’éditions et des petits margoulins sans scrupules dans les petites.

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            • Répondu par Raphael le 28 janvier 2013 à  16:50 :

              c’est du 5000-10000 exemplaires. En admettant que l’on touche dès le premier album vendu, ça fait sur un album vendu environ 10 € >> 1 euro. Soit 5000-10000 €.

              Tout faux. Sans avance on est à 15%, et un album est plus à 20€ aujourd’hui, ce qui fait 3€ par bouquin, soit 30 000€ pour une vente de 10 000 exemplaires. 30 000€ pour un an de travail c’est pas mal, correct, ça permet de vivre.

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              • Répondu le 29 janvier 2013 à  11:24 :

                Raphaël, vous êtes naîf où quoi ? Tout les albums ne sont pas à 20 euros. La plupart des BD humour par exemple sont aux alentours de 10€50 en librairie. D’autre part, le pourcentage n’est pas fixé sur le montant TTC vendu en librairie mais sur le montant HT, ce qui fait donc un petit peu moins. Vous partez aussi du principe d’un auteur qui travaille tout seul (scénar-dessin-coul), mais pour la plupart ce n’est pas le cas et cette somme-là est donc à fractionner en fonction du nombre de personnes ayant travailler dessus CQFD

                Aussi, depuis un petit moment, ce n’est pas l’éditeur qui s’entête à fixer un tirage mais il attend le retour des commerciaux pour savoir si le titre est attendu en librairie. Par comparaison sur de précédent contrats (de 4-5 ans), là où l’éditeur s’engageait de tirer un minimal de l’oeuvre (6000 ex par exemple), il y a maintenant figuré en toutes lettres que le tirage se fera en fonction des retours des commerciaux...

                ...Et vu que ça dégueule des cartons chez les libraires, allez donc nous faire croire à une mise en place de 30 000 Raphaël ! C’est le cas lorsque c’est un album ultra-marketté, vendu en grande surface et librairies confondus, pas pour la plupart des albums.

                Parlons aussi des réseaux (du type Cultura) qui fonctionnent avec des centrales d’achats, qui quoi qu’il arrive, favorisent les titres qui fonctionnent bien et depuis longtemps plutôt que les nouveautés.

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                • Répondu par Raphael le 29 janvier 2013 à  18:06 :

                  allez donc nous faire croire à une mise en place de 30 000 Raphaël !

                  Vous ne savez pas lire ! Où ai-je parlé de mise en place de 30 000 exemplaires ? Je vous parle de vente à 10 000 exemplaires (bonne vente, mais rien d’exceptionnel). Les prix des BD sont aujourd’hui plus proches de 20€ que de 10€ (faites un tour en librairie).

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                  • Répondu le 30 janvier 2013 à  01:56 :

                    Raphaël , Au temps pour moi pour les 30 000 ex. J’ai mélangé les infos. En revanche pour les albums à 20 euros, ce n’est pas une généralité, regardez en librairie également. Maintenant, penser que l’on peut passer entre 6 mois et un an sans revenus en misant sur des ventes, je trouve ça dangereux et inconscient. La production est si pesante que les albums ne restent plus aussi longtemps sur les étales, voir même ni apparaissent simplement pas sur certaines périodes de l’année. Soit c’est faisable en faisant un boulot à côté, soit en étant rentier. Personnellement, je reçois des courriers désagréables de mon banquier quand pendant plus d’un mois rien ne rentre....

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        • Répondu le 28 janvier 2013 à  00:40 :

          Absurde ! Et qu’espère-t-il en baissant leurs pantalons ? Une médaille de la bêtise ?

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          • Répondu par Tsss le 28 janvier 2013 à  01:36 :

            La médaille de la bêtise, je vous la remets, car comme beaucoup ici, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Ne pas choisir l’avance sur droits ne veut pas dire ne pas être payé, bien au contraire.

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            • Répondu le 28 janvier 2013 à  09:53 :

              Ca fait juste 15 ans que je fais ce métier mais bon hein, n’en parlons pas... je sais que, parfois, les petits nouveaux (qui se font claquer les portes des éditeurs sur le museau) arrivent avec des idées bien arrêtées, pensant être clairvoyant et ventant soit l’auto-édition, soit baisser son pantalon en bossant gratos ...

              Est-ce votre cas ???

              Maintenant donnez-nous des chiffres, des arguments qu’on puissent comparer !

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              • Répondu par Fab le 28 janvier 2013 à  16:44 :

                Perso j’avais autopublié une BD. Un éditeur m’a proposé d’en faire un livre chez lui. Je n’ai pas voulu de l’avance qu’il proposait (assez minime), le travail était déja fait, mais j’ai 12% en droits jusqu’à 10 000 exemplaires et plus après.

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        • Répondu par Luabac le 28 janvier 2013 à  07:20 :

          ? ?? En principe ce sont les commerciaux des diffuseurs distributeurs qui donnent une idée d’après leurs propres retours clients, de chiffre de la mise en place d’une BD. S’abstenir d’avances sur droits pour augmenter ce chiffre de M.E.P me semble être irresponsable et risque de donner encore de mauvaises idées aux éditeurs qui en ont déjà pas mal.

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