Devenez vous aussi éditeur !

  • Non, il ne s'agit pas d'une annonce d'emploi émise par les éditions Dupuis ou Soleil - chez qui il y a eu beaucoup de mouvements ces derniers mois, mais d'un jeu de simulation d'édition sur le net.

Le site d’information Sceneario a lancé ce jeu de simulation. Le but ? Tout simplement devenir le plus gros éditeur virtuel de BD en atteignant des objectifs qui sont donnés suivant le niveau d’avancement dans le jeu.

Les participants commencent au grade de stagiaire et doivent monter un catalogue de petits formats. Ils peuvent engager des auteurs pour les réaliser. Les concepteurs du jeu ont habilement créé une base de données qui s’inspire de noms réels. Vous pourrez ainsi vous offrir les services des plus grands : Arleston, Stalner ou Vance... Les noms sont les mêmes, mais leurs prénoms ont été modifiés ! Les auteurs bénéficiant d’une large notoriété seront financièrement beaucoup moins abordables pour les jeunes participants.

Les stagiaires devront gérer au mieux leur budget pour payer les auteurs, imprimer les mini-formats et assurer un minimum de marketing (festivals, publicité, catalogues), afin d’avoir de bonnes ventes

Une fois les objectifs atteints, il sera possible pour le stagiaire d’évoluer vers une fonction supérieure : assistant, éditeur-junior, éditeur, éditeur-senior et enfin directeur d’édition. Bien évidemment des contraintes seront associées à chacune de ces fonctions. Le joueur devra tour à tour apprendre à gérer un stock et motiver ses commerciaux.

Soulignons enfin qu’il est possible d’adhérer à un lobby afin de bénéficier de réductions sur les frais d’impression ou de publicité ou des assurances-groupes (pour se prémunir des grèves des imprimeurs ou des frais engendrés par des congés de maladie d’auteurs).

Un marché boursier est également disponible, et chaque « éditeur » peut mettre en vente jusqu’à 49% des parts de sa société. Il aura également la possibilité de se porter acquéreur de celles des autres, créant ainsi des mini-joint-ventures...

Un jeu intéressant, qui en séduira plus d’un, mais qui, malheureusement, ne tient compte que des aspects techniques et financiers du monde de l’édition. L’aspect artistique est totalement oublié. Or, n’est-ce pas cela qui est au coeur du métier ?

(par Nicolas Anspach)

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