Estelle - Tome 4 - Par Maric & Manini - Carabas

8 mars 2007 0 commentaire
  • Un tueur-vengeur qui laisse toujours un message sur sa victime, une femme belle et curieuse qui se prend au jeu de l’intrigue et tâche de talonner le commissaire chargé de l’enquête, un contexte historique, des habits d’époque et le grand début de la thalassothérapie, voilà les bases de la nouvelle aventure d’Estelle Grassin.

Indémodable, Estelle fait partie de ces histoires que l’on peut qualifier d’universelles. Des récits qui parlent autant aux hommes qu’aux femmes, qui s’adressent aux publics de tous âges et qui savent rester dans la mémoire une fois l’album terminé en y laissant un sentiment de plénitude.

Alors, que peut bien apporter de plus cette série au sujet banal ? Car il faut bien reconnaître que le thème serial killer n’a rien d’original. Le tueur à l’aiguille a encore frappé. Il est cruel, sanguinaire, et semble particulièrement agile, ne se faisant jamais prendre. Le thème est lourd et noir mais ce pessimisme ambiant apporte beaucoup grâce à l’intelligence et à la structure du récit. Bien évidemment, le dessin est l’autre atout majeur et ici, il est particulièrement abouti, riche en détails, en couleurs et en mouvement. Le découpage est excellent, la narration et les dialogues féministes parfaits, même si Maric se défendait de son intention délibérée de défendre la cause des femmes.

Estelle - Tome 4 - Par Maric & Manini - Carabas

Dans une interview réalisée en octobre 2003, il parlait de son dessinateur : "Avec Manini, on s’entend très bien. Il a un trait extraordinaire, c’est très beau, et vous verrez le troisième album alors.... C’est en couleur directe, c’est sur l’Expo universelle."

Raymond Maric signe là son dernier scénario pour cette série, il s’agit du tome 4, également en couleur directe. Cet album lui est posthume et sans doute porte-t-il en lui un poids supplémentaire de ce fait. En tout cas, il est magnifique, captivant, et très émouvant. Nombreux autres auteurs figurent malgré eux dans l’album, un peu comme dans un dernier hommage.

(par Marie M)

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