Jojo – T17 : « Confisqué ! » - Par André Geerts – Dupuis

22 avril 2008 3 commentaires
  • Chaque nouvel album de {Jojo} constitue un plaisir singulier. {{André Geerts}} partage avec ses lecteurs une vision fraîche, poétique et savoureuse du monde de l’enfance.

Chez les Semaine, les sept ans et demi d’un enfant constitue un cap important !

En effet l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père de Jojo a économisé pendant douze ans pour pouvoir s’acheter une montre. Son fils l’a reçue à sept ans et demi. Depuis plus d’un siècle, les Semaine se transmettent de père en fils cette montre lorsque l’ainé des enfants fête cet âge-là. Une vraie tradition familiale…

Jojo la reçoit donc de son papa. Le gamin est tellement content de son cadeau, qu’il décide de l’amener à l’école pour la montrer à ses copains. Évidement, il ne peut s’empêcher de la regarder en classe. Le professeur le remarque et la confisque l’objet aussi sec. Il le range directement dans le local aux objets confisqués. Jojo s’introduit dans la pièce lorsqu’une femme de ménage ouvre la porte du local pour y prendre les poussières. Mais celle-ci dérobe la précieuse montre. Jojo le remarque, et décide d’espionner la voleuse… Il doit à tout prix remettre la main sur son cadeau avant que son papa ne s’aperçoive de sa disparition.

Le trait particulier d’André Geerts est reconnaissable entre mille, de même que son univers. Son trait rond a pris de l’assurance avec les années et est devenu moins nerveux, tout en conservant sa vigueur. Cette série est assurément à offrir à vos neveux et nièces. Cette série enfantine peut être lue par tous… Pour le plus grand bonheur de tous.

(par Nicolas Anspach)

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3 Messages :
  • Jojo – T17 : « Confisqué ! » - Par André Geerts – Dupuis
    27 avril 2008 04:40, par christian larcheron

    Scénario en béton, suspense magnifiquement dosé, humour subtil, poésie sans faille, coups de théâtre multiples, graphisme et mise en couleur remarquables : « Confisqué » est sans l’ombre d’un doute le meilleur opus à ce jour de cette série craquante publiée régulièrement (et toujours en avant-première) dans le magazine Spirou. C’est toujours intéressant de voir l’évolution d’une oeuvre et les progrès surprenants réalisés par son auteur au fil des ans. A l’origine, et en se basant sur les premiers albums de Jojo comme « Le temps des copains » ou « On opère Gros-Louis », on pouvait constater que Geerts était encore très influencé par Sempé et n’avait pas encore trouvé totalement son propre style. Les albums s’enchaînant, le trait s’est affiné et le concept si particulier de la série s’est affirmé, pour en arriver finalement à cette réussite éclatante qui était déjà en prémisse dans les quatre précédents albums, notamment dans les excellents « La ballade des quatre saisons » et « Une fiancée pour Papa ». Surtout ne pas croire que les péripéties de Jojo, malgré les apparences, seraient destinées aux seuls enfants. Car l’immense poésie de Geerts s’adresse au contraire à un public très large, de 7 à 77 ans, et à tous les amoureux de la bande dessinée de qualité.

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  • André Geerts doit être un auteur modeste, je ne comprend pas
    27 avril 2008 13:44, par Michel Dartay

    pourquoi on ne parle pas de lui plus souvent dans les revues mensuelles d’actualités BD. Est ce parce qu’il est prépublié dans Spirou ? Mais les bonnes histoires de Spirou s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux enfants !!

    Je trouve ce genre d’albums infiniment plus attachant que les pitoyables histoires de trolls ou de comique-professionnel. Et que pas mal de certains albums branchés on ne sait où...

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    • Répondu le 28 avril 2008 à  16:21 :

      Je n’ ai qu’une explication : ce doit être un malentendu ! En tout cas, merci beaucoup pour votre intervention et vos compliments, ça, ça fait plaisir ! André Geerts

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