L’Heure de la gargouille – Par Arleston et Cassegrain – Soleil

  • Quand la magie des sages de Triban, puissante cité maritime de Troy, est incapable d'endiguer la marée de gargouilles qui déferlent chaque nuit et engloutissent les bâtiments, il faut accepter qu'un simple barbare puisse être la bouée de sauvetage inattendue.

En l’an 450, sur Troy, la ville de Triban est une puissante cité qui profite du commerce maritime pour s’enrichir. En revanche à l’inverse d’Eckmül ou du Darshan, le flux de magie du Magohamoth n’y est pas canalisé et reste en suspension dans l’air ou il est peu à peu absorbé par les gargouilles ornant les bâtisses. Ces gargouilles finissent par s’animer et dévorent la pierre des bâtiments durant la nuit, sans que la population puisse arrêter le phénomène...

L'Heure de la gargouille – Par Arleston et Cassegrain – Soleil
Triban : sa ville, ses filles...
© Soleil

Alors que l’administration de Triban tenue par les grandes familles de la cité fait appel à un mage envoyé du continent pour les aider, les soldats de la ville voient débarquer un solide barbare à la recherche d’un travail de garde. Après moult échecs, Nükhu est prié de partir dès que la nuit sera passée. Voulant profiter d’une nuit en ville, celui-ci va dans un bar et décide de mettre de l’ambiance au rythme de ses percussions ethniques endiablées.

La fête sera encore plus courte que les jupes des filles des maisons nobles de Triban, car les gargouilles se révèlent être attirées par ces sons. L’occasion pour la ville de se débarrasser de ce fléau, tandis que les jeunes premières se disputerons les attributs de Nükhu et que celui-ci découvrira le bain aux huiles essentielles.

L’abus de tambour nuit gravement à la santé.
© Soleil

Troy s’étoffe toujours et encore. Ici l’histoire de Triban prend place entre Les Conquérants de Troy (an 30) et Le Voyage aux ombres (an 900).

On regrette cependant que cette vaste chronologie illustrée au début de l’ouvrage ne soit pas plus utilisée pour connecter les séries entre elles. Arleston et Cassegrain nous livrent un one shot de bonne facture contenant de l’humour et de l’action mais où les réactions des personnages sont prévisibles, sans grand retournement de situation (le problème classique d’un one shot, en somme). Certains éléments du récit permettent cependant de supposer que l’histoire de Triban ne s’arrêtera pas là.

(par Nicolas Depraeter)

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