L’arrêt de Sophie selon Jidéhem

11 mars 2002 2 commentaires
  • Arrêtée il y a une petite dizaine d'années après un retour décevant, la série Sophie aurait-elle victime d'une politique de jeunisme? C'est ce qu'affirme son dessinateur Jidéhem.

Le BD Club de Genève (Case Postale 148, CH-1281 Grand-Saconnex - tél/fax : +41 (0)22 788 77 89) édite une petite plaquette consacrée à Jidéhem, où le créateur de Starter et de Ginger a une manière assez personnelle d’expliquer la fin de sa série Sophie. Entre autres perles, citons : "Les dessinateurs étaient indexés selon leur ancienneté. En conséquence, quand on se trouvait dans la maison depuis trente ans, le prix payé pour les planches était élevé. (...) Une BD comme Sophie, tirée à 60-70.000 exemplaires, n’est plus considérée, à cause de l’indexation, comme rentable".

Qu’il y ait eu un sérieux problème de qualité dans les scénarios de ses derniers album n’a bien sûr pas effleuré le dessinateur. Indépendamment du fait que les chiffres avancés nous paraissent assez exagérés, vu, justement, ce problème de qualité, aucun éditeur sérieux ne cesserait une série vendant plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Nous laisserons aussi à Jidéhem la responsabilité de ses propos lorsqu’il affirme que "la politique de Dupuis consiste à mettre des jeunes à la place des anciens" (euh... le fait de vouloir en permanence attirer de nouveaux auteurs, ce que font tous les éditeurs, ne signifie pas vraiment pousser les autres vers la sortie) et qu’il a réalisé à lui seul près de la moitié des gags de Gaston Lagaffe ("environ quatre cents").

Le dessinateur (par ailleurs brillant) rejoint donc le cercle très fermé des mythomanes de la BD. C’est Jacques Martin qui va être content !

(par Patrick Albray)

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