Le Village - T2 : Rockstar - Par Rodolphe et Bertrand Marchal - Editions Bamboo

7 décembre 2009 0 commentaire
  • Second volume de la série "Le Village", Rockstar nous présente la guerre froide sur un air de Rock.

Pete Simpson est le leader des Strolls, un “groupe-ersatz“ des Beatles (en plus turbulent), particulièrement en vogue dans le Swinging London des années soixante. Le jeune homme possède un certain charisme mais vit à cent à l’heure : sexe, drogue et Rock ’n Roll constituent le cocktail qui va involontairement le pousser à pactiser avec le diable… soviétique en ces temps de guerre froide !

Ce fils de diplomate ivre de vitesse et d’argent est la cible toute trouvée des agents soviétiques en poste à Londres. Besoin d’argent, de filles et de dope l’amènent à se retrouver au cœur d’une sombre affaire d’espionnage.
Comment le chanteur rebelle peut-il se retrouver au Village, cette station balnéaire qui sert à la fois de refuge, de villégiature et de lieu de conditionnement de l’élite des services d’espionnage ? Est-il manipulé ou... complice de ses ravisseurs ?

Grâce à un suspense bien maîtrisé et qui va crescendo, le lecteur découvrira l’ultime vérité à la fin de “one-shot“ bien mené et qui remet au goût du jour le thème de la “taupe“ infiltrée à l’Ouest.

Le Village - T2 : Rockstar - Par Rodolphe et Bertrand Marchal - Editions Bamboo

Comme dans le premier volume, cette nouvelle chronique du Village rassemble tous les ingrédients du genre : quiproquos, retournements, manipulations, enjeux de géopolitique et lavage de cerveau en tous genres. Passionné de Rock’n’Roll, le scénariste Rodolphe ne pouvait se priver d’associer ce genre musical et celui de l’espionnage, quitte à recourir aux clichés et aux stéréotypes inhérents au récit eà t l’époque. L’élégance du dessin de Bertrand Marchal soutenu par la belle maîtrise des couleurs de Sébastien Bouet rend cet album très agréable à lire.

Second livre de la série, cette histoire à mi-chemin entre les romans de John Le Carré et la célèbre série anglaise des années 1960 “Le prisonnier“ ne crée pas autant la surprise que le premier tome. Néanmoins en privilégiant l’axe “Rock-Sixties“ les auteurs parviennent à se renouveler et rendre cette histoire crédible et captivante.

La première édition est complétée d’un cahier graphique de huit pages retraçant la carrière du groupe (forcément mythique) jouant au vrai-faux document.
Un clin d’œil amusant qui colle bien à l’esprit du récit.

(par Patrice Gentilhomme)

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