Les Rencontres du 9e art d’Aix-en-Provence : dialogues graphiques

3 mars 2020 7 commentaires
  • Pour la 17e édition de son festival de BD, Aix-en-Provence nous a concocté une programmation qui s’étend sur deux mois, riche d’expositions, de rencontres et de dédicaces pour une mise à l’honneur d'une bande dessinée qui ose sortir des clous. Du 4 avril au 31 mai 2020, vous pourrez donc retrouver dans les rues de la ville une célébration des arts graphiques dans toute leur diversité.
Les Rencontres du 9e art d'Aix-en-Provence : dialogues graphiques
Cliquez pour agrandir

Oubliez les alignements de stands du FIBD : le festival du 9e art d’Aix-en-Provence fait la part belle à l’indépendance, à l’alternatif, à l’Underground, et met en avant les créations les plus originales et les moins diffusées. La BD, OK, mais aussi celle hors de la BD, batifolant avec les autres arts et vagabondant avec eux en terres inconnues.

Dans sa programmation, on trouve aussi bien les Suisses Plonk et Replonk qui nous présenteront leur art absurde que le regretté Daniel Johnston et son expo Smash ! : soit l’art brut au diapason des plus grands noms de la pop culture.

Cliquez pour agrandir

Mais les "têtes d’affiche" du festival sont indéniablement les expositions Ric Graphic de Tibet, Vandermeulen et Van Liemt, variations sur le héros en tweed du dessinateur belgo-marseillais, et les cavaliers apocalyptiques du Calaveras de Pierre Place.

La première rend hommage au plus futé des héros du Journal Tintin, Ric Hochet un personnage imaginé par André-Paul Duchâteau ici remis en lumière, façon pop art, dix ans après la mort de son dessinateur Tibet.

La seconde dévoile l’univers peuplé de pistoleros mexicains et de morts-vivants : Muertos de Pierre Place publié chez Glénat en janvier dernier.

Deux expositions qui mettent en perspective la volonté du festival de promouvoir tout type d’approche artistique, l’élégant et le populaire, le raisonnable et le macabre.

Focus également sur l’exposition Zoo Monster, consacrée au superbe travail de Stan Manoukian, auteur de l’affiche de cette édition du festival, qui nous entraîne dans son monde étrange, monstrueux et finalement... adorable.

La maquette, le graphisme ont aussi droit à leurs cimaises avec une exposition consacrée à Alain Blaise qui fut le directeur artistique, particulièrement audacieux et inventif, de Libération de 1999 à 2016 ; Il revient pour la première fois, le temps d’une expo, sur son aventure dans le quotidien parisien.

Bref, ce sont au total dix expositions inédites qui sont à retrouver tout au long du festival, accompagnées de temps forts et de rencontres. ActuaBD.com sera bien évidemment présent durant l’événement pour vous le faire vivre comme si vous y étiez : stay tuned...



Voir en ligne : Le site du festival.

(par Jaime Bonkowski de Passos)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Rencontres du 9e art BD-aix, du 4 avril au 31 mai, à Aix-en-Provence. La liste des expositions :

- "Ric Graphic" - Tibet, Vandermeulen et Van Liemt ; du 4 avril au 23 mai.
- "Calaveras" - Pierre Place ; du 4 avril au 31 mai.
- "Les Zola & Cezanne" - Alice Chemama ; du 11 avril au 31 mai.
- "Humpf !" - Jean Meclercq ; du 4 avril au 17 mai.
- "Smash !" - Daniel Johnston ; du 4 avril au 17 mai.
- "Zoo Monsters" - Stan Manoukian ; du 4 avril au 30 mai.
- "Rock & Roll Comics" - Bruno Blum ; du 4 avril au 25 avril.
- "La Une s’affiche en BD" - Alain Blaise ; du 11 avril au 7 mai.
- "Sacrés Plonk et Replonk ?" - Plonk et Replonk ; du 4 avril au 22 mai.

 
Participez à la discussion
7 Messages :
  • Sérieusement : est-ce que le festival d’Aix est vraiment un festival sur la BD ? Bientôt il sera aussi critiquable que celui d’Angoulême. On dirait que sur ce point, ils se font la course tous les deux...

    Répondre à ce message

    • Répondu par kyle william le 4 mars à  15:12 :

      Allons bon, qu’est-ce que vous avez à râler encore ? Qu’est-ce que vous reprochez à Aix ? Trop underground, c’est ça ?

      Répondre à ce message

      • Répondu par Eric B. le 4 mars à  21:23 :

        Je ne râle pas, je dis les choses telles qu’elles sont. Ce genre de manifestation dessert le 9ème art. Ils se servent de l’appellation "BD" alors que c’est tout autre chose : du dessin inqualifiable donc ils y colle l’étiquette "BD"... mais c’est une arnaque ! ! !

        Répondre à ce message

        • Répondu par kyle william le 5 mars à  12:11 :

          Je n’emploie pas ce terme pompeux de 9e art mais je suis allé au festival d’Aix et ils ne desservent pas la BD, bien au contraire. Ils repoussent ses frontières étroites et font venir a elle un public neuf et curieux, bien au delà du cercle des aficionados habituels. Tous les festivals ne peuvent pas s’en prévaloir.

          Répondre à ce message

        • Répondu le 6 mars à  08:37 :

          Le mot "rencontres" ouvre des champs. Le 9ème art reste au centre.
          Rien n’oblige un festival BD à ne proposer QUE de la BD pour puristes : des dédicaces et des expos de planches. Il y a déjà assez de festivals et salons en France qui ne proposent que ça.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Picard le 6 mars à  15:23 :

            S’il y a quelque chose à repocher au festival d’Aix, cela serait plutôt l’absence de "juste milieu" dans sa programmation : d’un côté, des démarches de recherche graphique plus ou moins radicale (quitte à froisser certains visiblement encore traumatisés par Reiser ou Druillet) ; de l’autre, une BD ultra-classique, que ce soit Ric Hochet cette année (un nouveau Ric Hochet en 2020, j’avoue, ça me fait bizarre), ou certains auteurs plutôt orientés jeunesse (Julien Neel pour Lou il y a 2 ou 3 ans).

            Et au milieu...?

            Bref, un grand écart qui peut tirer sur les articulations au bout d’un moment...

            Cela dit, j’avais trouvé l’édition de l’année dernière assez équilibrée : la mise en scène autour du "Un matin avec Mlle Latarte" de Caroline Sury (ah, ça va faire hurler certains, ce nom !) ; l’exposition autour de la biographie d’Andy Warhol par Typex.... Des projets artistiques qui n’étaient pas une resucée de la BD des années 50/60, mais qui restaient accessibles tout en étant porteurs d’une recherche graphique personnelle et qui abordent aussi des thèmes autres que des histoires de pirates ou de pilotes de courses automobiles !

            Mais cette année encore, le programme d’Aix me laisse circonspect, comme depuis déjà quelques années.

            Répondre à ce message

            • Répondu le 8 mars à  14:49 :

              Puisque vous semblez savoir mieux que les organisateurs ce que devrait être leur festival, demandez-leur de démissionner et de vous donner leur place. Comme ça, tout sera forcément parfait !

              Répondre à ce message