Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas

12 juillet 2010 29 commentaires
  • Souvenez-vous : c’était dans Spirou en 1979. Le Giscardisme était en train de prendre l’eau et l’Union de la Gauche prenait forme. Arrive cet OVNI : Le Candidat de Malo Louarn. Un petit chef d’œuvre de verve sarcastique aux accents anarchisants dont la politique –elle le mérite parfois- ne sort pas grandie. La carrière du Breton est à l’image de cette BD qui ne se laisse pas récupérer par le système : rebelle.
Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d'en-bas
Le Canonier de Vodkagrad, Tome 2 de la trilogie "La Vedette"
Editions P’tit Louis

Les années Thierry Martens à la direction de Spirou (1968-1978) avaient été difficiles. Il lui avait été confié de renouveler le journal, de remplacer les « grands anciens » par une génération nouvelle. Il y était à peu près parvenu, Malo Louarn faisant partie de ses recrutements. Franquin avait abandonné la série-titre du journal et clamait haut et fort à tous ceux qui essaieraient de lui succéder que cette reprise était un piège pour un jeune auteur. Jean-Claude Fournier s’y attacha cependant, dès 1969, avec un enthousiasme bon enfant. Ce n’était pas médiocre, juste un peu trop tendre après les épisodes canoniques signés Franquin et Greg et le dessin énervé de Franquin dans Panade à Champignac. En plus, on lui avait enlevé le marsupilami, ce qui donnait à sa série « un goût de moins ».

Le journal est maintenant dirigé par Alain De Kuyssche, un journaliste talentueux venu de chez Télémoustique, l’autre grand hebdomadaire de la maison. La rédaction est affaiblie. Martens s’était vu imposer l’aventure surréaliste du Trombone illustré qui consista à insérer un supplément pour adultes dans un journal pour la jeunesse. Du jamais vu. Imaginez Fluide Glacial encarté dans Le Journal de Mickey ! Il y avait de quoi tourner chèvre. En outre, le journal devait affronter des « hauts de pages » signés Conrad & Yann, animations graphiques trempées de commentaires acides qui mettaient en fureur les grands auteurs classiques du journal, Franquin et Delporte exceptés.

Le portrait d’une époque

La France et la Belgique sont en train de changer d’ère. Le pouvoir giscardien, produit des « Trente Glorieuses », frappe à la fois par sa grande technocratie (celle qui mit sur rails le TGV et la Communauté économique européenne) et par son désarroi, provoqué notamment par le premier choc pétrolier conséquence notamment de la déclaration unilatérale par les États-Unis de l’inconvertibilité du dollar en or, jusque-là le socle de l’économie mondiale, causant un marasme économique dont les effets se ressentent encore de nos jours. En France, la bataille politique fait rage, la Gauche déclarant l’union des socialistes et des communistes, machine à prendre le pouvoir. C’est dans ce contexte qu’arrive Le Candidat de Malo Louarn.

Une page caractéristique de "La Vedette" de Malo Louarn
Ed. P’tit Louis

Le dessin est un pur produit de « l’école bretonne » dont Jean-Claude Fournier est le chef de file : du gros nez à la Franquin, un héros « gaston-lagaffisant » et une galerie de personnages secondaires plus truculents les uns que les autres fleurant l’anarchie un peu subversive : technocrates arrogants, hommes politiques corrompus et malins, hommes d’affaires cyniques et ventripotents, huissiers à face de croque-mort, publicités infantilisantes et mensongères, urbanisme aliénant, etc. Si ce n’est les détails (radios FM, téléphones traditionnels, ordinateurs énormes…), l’intrigue n’a pas pris une ride.

Un propos politique qui fait peur aux Dupuis

Dans le volume suivant de cet auteur, La Vedette, la recette est un peu la même : un ingénu est porté aux nues sur la base de quelque quiproquos gonflés par la machine médiatique. Le « foot-business », tel qu’on l’a connu pourrissant l’équipe de France est déjà là, tout entier dessiné en pied.

Un avant-centre recruté à prix d’or, Popov, le « canonnier de Vodkagrad », doit sauver l’Olympic FC de la faillite, pensent ses dirigeants. Mais à la réception, ils se trompent de Youpoltchèque et la machine s’emballe jusqu’au paroxysme, dans une embardée frénétique dont Malo Louarn a le secret. Car on a le verbe haut dans ses bandes. Les personnages s’engueulent à s’en faire péter l’aorte, étalant avec obscénité leurs méprisables ambitions politiques ou financières. L’argent fou, le mercantilisme des publicitaires, les petits arrangements des politiques… Là encore, le propos garde toute sa virulence.

Une planche du Cannonier de Vodkagrad de Malo Louarn.
Ed. P’tit Louis

C’est d’ailleurs elle qui provoque la rupture entre l’auteur et son éditeur. Lors d’une élection régionale, le directeur commercial de Dupuis-France supplie Charles Dupuis de sortir l’album du Candidat. L’éditeur carolorégien s’’y refuse. Il ne veut pas qu’un de ses albums soit utilisé politiquement. L’auteur décida de publier l’album lui-même, en noir et blanc. Diffusé à bout de bras, il s’en vend 11.000 exemplaires. Encouragé, l’auteur va publier La Vedette en couleurs. Philippe Vandooren, arrivé entre-temps à la direction éditoriale de Marcinelle, en prend ombrage et stoppe la série au milieu du troisème album, refusant de payer au-delà de la 20ème planche. Malo Louarn est viré de chez Dupuis.

Qu’importe, il continue seul sa carrière atypique : Il devient dessinateur à FR3 Bretagne et à Antenne 2 (À nous deux, de Patrick Poivre d’Arvor), publie pour Ouest-France les aventures de Rona à partir de 1985 (5 albums parus), une sorte de Gil Jourdan à la sauce bretonne où l’on retrouve de succulents portraits quasi archétypaux de la « France d’en bas » confrontée à la cupidité et à la bêtise de la bourgeoisie et de la faune politique locale. Il multiplie les travaux publicitaires, écrit quelques scénarios pour les copains, et développe aussi la série Commissaire Keuye crée spécialement pour l’éditeur allemand Boisselle & Löhman. Tout cela en partageant son quotidien avec ses quatre enfants et sa femme agricultrice.

Les enquêtes de Rona comportent cinq volumes
Ed. P’tit Lousi

Retour en librairie

Ce talent manquait d’un éditeur de confiance. Bruno Bertin par ailleurs auteur de la série Vick & Vicky et également fondateur du label P’Tit Louis et son éditrice Muriel L’Hénoret se sont attelés à la tâche, renumérisant les originaux et refaisant la mise en couleurs. Il est même prévu d’achever à la rentrée le troisième volume du triptyque La Vedette suspendu à la planche 20. Il publie également Les nouvelles aventures de Rona.

C’est un plaisir de retrouver Malo Louarn dans toutes les bonnes librairies. Dans l’ambiance politique qui est la nôtre aujourd’hui, ses albums ont le mérite de remettre au goût du jour le discours militant et la préoccupation des gens modestes.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Les Editions P’tit Louis diffusent dans le très très Grand Ouest et sont relayées, pour le reste de la France par les G.I.E.

Pour tout renseignement, les libraires intéressés peuvent téléphoner au 33 (0)2 99 35 19 86 ou écrire à contact@editionsptitlouis.fr.

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29 Messages :
  • J’avais la chance d’avoir les ouvrages de Malo (acheté à l’auteur en personne lors d’un Quai des Bulles il y a une vingtaine d’années) mais j’ai quand même commandé cette ré-édition couleur du Candidat. Elle est magnifique, le boulot éditorial est très bien fait et l’album n’a rien perdu de sa saveur.

    Je suis un grand fan de Malo Louarn, son sens de l’humour, son sens du gag, ses dialogues percutants, les quiproquos réjouissants mais j’ai vraiment été déçu par le nouveau Rona. Et pourquoi débaptiser la sculpturale Ninnoc pour l’appeler Brigitte ???

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    • Répondu par Malo le 13 juillet 2010 à  07:31 :

      Le candidat et la série des Dupaxon figurentt parmis les meilleures séries de cette époque avec les innommables.

      "vive la juste lutte du peuple cougoulais !"

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      • Répondu par Joël le 14 juillet 2010 à  11:21 :

        je vais pouvoir enfin combler le manque : je ne trouvais pas l’album "le candidat". Du pur bonheur que j’avais découvert dans spirou à 8 ans, et qui m’avait fait bien marrer, déjà à l’époque, car il y a plsuieurs niveaux de lecture.
        Malo Louarn, un grand !

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  • "La France et la Belgique sont en train de changer d’ère. Le pouvoir giscardien..."

    Le pouvoir giscardien en Belgique ?

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  • J’ai découvert cette excellente série dans Spirou. C’était vraiment génial. J’espère que l’on verra bientôt la conclusion du canonnier. Vont-ils réussir à récupérer le magot sous la pelouse du stade. Le club réussira à se sauver de la faillite ? La fanfare municipale pourra t-elle enfin boire du champagne ou lieu du mousseux...

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  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    15 juillet 2010 08:55, par onc jeanjean

    Au début des années 80 , Malo Louarn a distribué et dédicacé presque tous ses "Candidats" originaux ... Ce sont ceux sans signatures qui s’arrachent aujourd’hui chez les collectionneurs ...
    Malo , " le renard" ( Louarn en breton ) était (est encore ) ce que vous oubliez de mentionner, un militant de la culture et de la langue bretonne..
    Ses pairs se moquaient de lui en le traitant de "dessinateur de textes" qui remplissent une bonne partie des vignettes...
    N’empêche que c’est lui qui a été publié, tous les jours dans les pages d’ Ouest France, ce qui lui assura une bonne renommée en dehors des cercles des lecteurs habituels de BD ...
    Le canonnier de Vodkagrad serait une histoire vraie, celle d’un avant centre yougoslave ( Mosjov) recruté par le Stade Rennais au début des années 70, et qui n’avait visiblement pas le niveau, ce qui n’avait échappé à aucun spectateur ...
    A la relecture de l’actualité, ces albums n’ont pas pris une ride ... Bruno Bertin ( un autre mal aimé !) a eu une très bonne idée de les ressortir

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    • Répondu le 16 juillet 2010 à  09:04 :

      Bruno Bertin , c’est vous ???
      "un autre mal aimé"...Je veux bien, mais il y a de quoi.
      Il s’auto-édite parce qu’il n’a absolument pas le niveau pour pouvoir signer chez un éditeur lambda.
      Il suffit de se rendre sur le site de sa maison d’édition pour voir qu’il y a des grosses lacunes, et la thématique des scouts, je n’en parle même pas.

      C’est archaïque et mal maitrisé. Inutile de s’apitoyer.

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      • Répondu par Bruno le 16 juillet 2010 à  20:27 :

        Bonjour,
        Non, ce n’est pas Bruno Bertin qui a écrit le précédent message. Je vois que vous avez beaucoup de haine et peu de tolérance, et encore moins de respect pour son travail et ses nombreux lecteurs qui le suivent depuis plus de 15 ans. Au moins il donne la chance à de jeunes auteurs de se faire découvrir. Vous êtes certainement l’un de ces auteurs frustrés qui n’a de réussite que dans ses propos et déteste voir les autres réussir. Quelle lâcheté de votre part de ne pas signer de votre nom. Bravo à Malo Louarn ! Bravo à Bruno Bertin !

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        • Répondu le 17 juillet 2010 à  07:35 :

          ...Non non bien sur, vous n’êtes pas B.B...
          (L’auto promo masqué c’est pas mal non plus.)

          Enfin, c’est une question de goût, si des lecteurs y trouvent leurs comptes, c’est très bien ainsi ;-)

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        • Répondu par onc jeanjean le 17 juillet 2010 à  07:54 :

          Bruno Bertin a ses défauts...et ses qualités...
          Je saluai en l’occurrence les choix de l’ éditeur , et ne parle ni de l’homme, ni du dessinateur, ni de son œuvre ...Pas plus naïve ni bénie oui-oui , que la Patrouille des Castors, de la grande époque de Spirou, ou du plus célèbre des ex boy-scouts, Totor devenu Tintin chez Hergé..
          A propos de scoutisme , si ce n ’est déjà fait je me permets de vous conseiller la lecture d’ Hamster Jovial de Gotlib, et de Pétillon -Cestac avec Super Catho, mais ces œuvres pour adultes ne s’adressent pas au même public que celui de Bruno Bertin tombé dans la marmite d’Enid Blyton, dont il n’est sorti que pour basculer dans celle de Spirou des années 60 .. ET après tout pourquoi pas ? A qui fait-il de mal ?

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          • Répondu par laurent lefeuvre le 17 juillet 2010 à  12:05 :

            Bonjour à tous les fans de Malo (et les autres aussi).

            Tout d’abord, bravo à Didier Pasamonik pour la qualité de son article, j’ai adoré et bien retrouvé la personne que j’ai eu le bonheur de croiser à quelques reprises, et à qui j’ai eu envie de consacrer un article sur mon propre blog : (http://laurentlefeuvre.over-blog.com/categorie-11350859.html)

            Je suis un des coloristes des nouvelles moutures de Malo chez P’tit Louis (Candidat, Rona, Vedette et Canonnier), et j’ai publié "Tom et William" en début d’année au Lombard après avoir publié plusieurs livres chez P’tit Louis. Ces précisions, non pas pour me faire de la pub,mais pour que chacun puisse apprécier d’où je confie mon sentiment sur des points de vue exprimés plus haut).

            Je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs en France ou en Belgique... mais il faut bien admettre qu’il y a un problème en Bretagne dans le monde de la bande dessinée, problème lié à des batailles de "territoire" (confiscation de salons prestigieux par une poignée d’"amis", d’insinuations un poil nauséabondes (le fameux raccourci "scouts = douteux politiquement" - déjà répondu plus haut) et de jalousies (auto-édition = absence de talent) - J’en parlerai d’ailleurs à Uderzo, Mic Delinx, Tabary, Hausmann et quelques autres fous que je serai bien incapable d’imiter (pas assez de talent).
            On ne peut imaginer comme ça, la violence des moyens humains mis en oeuvre ici pour détruire la réputation des gens et leur travail, bien caché derrière l’étendard des vertus le plus nobles, alors qu’une seule vraie raison est à la base d’interdictions diverses d’un éditeur (et par là même de ses auteurs dont je le répète je me targue de faire partie) d’exercer son travail en lui enlevant la possibilité d’être présent dans les manifestations publiques (nos sous, les gars !) qui y sont consacrées. Tout le reste n’est que littérature.

            Quand on veut tuer son chien...

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            • Répondu par Oncle Francois le 17 juillet 2010 à  13:23 :

              "On ne peut imaginer comme ça, la violence des moyens humains mis en oeuvre ici pour détruire la réputation des gens et leur travail, bien caché derrière l’étendard des vertus le plus nobles, alors qu’une seule vraie raison est à la base d’interdictions diverses d’un éditeur (et par là même de ses auteurs dont je le répète je me targue de faire partie) d’exercer son travail en lui enlevant la possibilité d’être présent dans les manifestations publiques (nos sous, les gars !) qui y sont consacrées. Tout le reste n’est que littérature.

              Quand on veut tuer son chien..."

              Que voulez vous dire ? Des festivals BD refuseraient de vous louer un stand ? Sous quel prétexte ?

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            • Répondu le 18 juillet 2010 à  08:12 :

              Je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs en France ou en Belgique... mais il faut bien admettre qu’il y a un problème en Bretagne dans le monde de la bande dessinée, problème lié à des batailles de "territoire" (confiscation de salons prestigieux par une poignée d’"amis", d’insinuations un poil nauséabondes (le fameux raccourci "scouts = douteux politiquement" - déjà répondu plus haut) et de jalousies (auto-édition = absence de talent) -

              Pouvez-vous être plus précis ?
              Entre : "une autre mal aimé" et "confiscation de salons prestigieux", ça frôle la paranoïa chez p’tit Louis ?

              Pour vos exemples d’auto-édition, je trouve ça d’une grande mauvaise foi. Il me semble que pour Uderzo ça n’a pas était son parcours professionnel.
              Qu’à un moment, le succès aidant, on veuille être indépendant, c’est bien différent que de faire toute sa carrière en s’auto-éditant.
              Pour paraphrase le philosophe des temps moderne, Didier Super :

              "Un groupe de rock qui prétend avoir choisi l’underground,
              c’est comme une femme moche qui prétend avoir choisi le célibat..."

              A méditer ;-)

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              • Répondu par onc jeanjean le 18 juillet 2010 à  18:22 :

                Je ne savais pas que j’allai lancer un débat, ente les pour et les anti, entre les anciens et les modernes, les populaires et les élitistes, entre les amateurs et les pros, ceux de la "con-frérie" et ceux qui n’en sont pas ...
                Bruno Bertin n’entre d’ailleurs dans aucune de ces catégories ou bien un peu dans toutes ....Il trace d’abord son chemin en toute indépendance !
                Mais le sujet c’est d’abord le grand retour de Malo Louarn et je l’espère la re-connaissance de son talent par de nouvelles générations de lecteurs, qui se fichent pas mal des querelles de dessineux ...Sur l’édition, il est vrai que l’exemple de l’Association aurait été plus judicieux qu’Uderzo... Et si seul le talent suffisait pour être édité par des majors , en BD comme en musique, çà se saurait !

                Répondre à ce message

              • Répondu le 19 juillet 2010 à  09:11 :

                Votre sens des valeurs (ou son absence ?) semble également à méditer

                Répondre à ce message

                • Répondu par onc jeanjean le 21 juillet 2010 à  18:40 :

                  Je ne portes aucun jugement... de valeurs et préférerai avoir à discuter avec quelqu’un d’identifié...
                  Je ne suis pas Bruno Bertin, ( qui semble très content de la pub qui lui est faite ) comme vous semblez le croire, ni un membre de son entourage à quelque titre que ce soit mais un simple lecteur, passionné de BD, membre, totalement bénévole comme beaucoup de copains , d’assos qui ont organisé des festivals en Bretagne Sud , je connais un peu le milieu et ses acteurs depuis ...la fin des années 70 , les années militantes et leurs valeurs que je renierai en aucun cas...
                  Mais c’est vrai ma fille me reproche de temps en temps d’être resté coincé en 68 ! Mais elle se trompe de quelques années ! j’ai appris à lire et à rêver d’une "vraie vie" avec Hara kiri hebdo , Pilote, Actuel, Le canard de Nantes à Brest, et Frilouz .. pour ceux qui s’en souviennent ... Et j’ai toujours pensé que Malo Louarn avait beaucoup de talent.
                  Par ailleurs ma profession d’éducateur m’oblige à méditer constamment sur mes valeurs , désolé d’avoir devancé votre conseil ...D’autant plus que ce n’est pas moi qui ai écris "à mediter", mais la personne qui intervenait avant !

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                  • Répondu le 22 juillet 2010 à  00:47 :

                    Si vous regardez bien l’arborescence mon message sur les valeurs ne s’adressait pas à vous mais au message qui précédait (et qui finit par "à méditer". Son auteur médite toujours depuis.)

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  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    15 juillet 2010 18:08, par onc jeanjean

    Petites précisions ...
    "La vedette" et le "Canonnier de Vodkagrad" ont été publié en intégralité par l’auteur... Qui avait prévu un troisième tome devant s’intituler "La taupe de Botagogo" Celle des vestiaires de l’équipe de France, et du journal l’Equipe en 2010 ?
    A noter que dans ces albums Malo Louarn, en publiant des photos d’eux, ne ratait pas une occasion de rendre hommage à ses amis dessinateurs bretons, et collaborateurs de Spirou ..

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  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    16 juillet 2010 17:23, par Oncle Francois

    "Philippe Vandooren, arrivé entre-temps à la direction éditoriale de Marcinelle, en prend ombrage et stoppe la série au milieu du troisème album, refusant de payer au-delà de la 20ème planche. Malo Louarn est viré de chez Dupuis."

    Voila un procédé qui m’étonne un peu de la part de Dupuis, maison que je tiens haut dans mon coeur. S’ils ne veulent pas éditer d’album, c’est leur choix, mais alors ils ne peuvent empecher l’auteur de s’auto-éditer. le virer pour ce motif est une preuve de manque d’élégance vis-à-vis de l’auteur, mais aussi vis à vis des lecteurs de l’hebdo de Charleroi qui n’ont eu que le début de l’histoire.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 16 juillet 2010 à  22:07 :

      En fait Malo n’a pas été vire de chez Dupuis a ce moment, mais un peu plus tard, alors qu’il réalisait une série de gags en quelques planches située dans un bistrot et qui s’appelait "les bonnes gens". Tout se passait bien jusqu’à ce que vandooren demande a Malo d’en faire une couverture pour Spirou. C’est alors que Charles Dupuis (on voit qu’il lisait très regulierement son journal) s’appercut que Malo Louarn était encore dans son beau journal et c’est lui qui l’a vire.
      .

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      • Répondu par Joël le 19 juillet 2010 à  08:13 :

        ça m’attriste d’apprendre cela, car ces gags étaient excellents et s’il y avait eu une couv’ de Louarn... quel gâchis !

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  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    20 juillet 2010 14:27, par Editions P’tit Louis

    Bonjour à tous,

    Nous sommes très heureux de l’enthousiasme que vous portez au "retour" de Malo Louarn.

    Pour votre information, voici la programmation de ses prochaines publications :
    Le Canonnier de Vodkagrad sortira en octobre 2010, le Tome 3 des Nouvelles Aventures de Rona, Apocalypse Noo, (nouveauté et non réédition), en mars/avril 2011 et enfin, La Taupe de Botagogo, le 3eme et dernier tome de la Vedette, sortira en octobre 2011.

    http://www.editionsptitlouis.fr/?id_prod=82#id_prod82

    Un grand merci et passez un bel été,

    L’équipe des Editions P’tit Louis

    Répondre à ce message

    • Répondu par joel le 20 juillet 2010 à  20:17 :

      Est ce vous qui allez éditer l’intégrale de Bizu du formidable Fournier ?

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      • Répondu par Benjamin le 21 juillet 2010 à  11:29 :

        Merci aux Éditions P’tit Louis de nous faire partager ces bonnes nouvelles !
        Allez-vous aussi éditer la suite des Aventures de Rona et le Roi du Rock : "Le King" ?
        Merci d’avance.

        Répondre à ce message

        • Répondu par L’équipe des Editions P’tit Louis le 21 juillet 2010 à  17:54 :

          Cela ne dépend pas de nous ! Mais il est évident que l’oeuvre de Malo doit être réeditée et compléter si l’auteur lui-même le souhaite car nous avons pour principe de ne jamais imposer quoi que ce soit. Nous sommes lecteurs avant tout.

          Répondre à ce message

  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    20 septembre 2010 18:56, par Les Editions P’TIT LOUIS

    Bonjour à tous les passionnés de l’oeuvre de Malo Louarn.
    Les Editions P’TIT LOUIS sont heureuses de vous annoncer la sortie du Canonnier de Vodkagrad le 1er octobre. Nous mettrons à partir du mois de décembre, et cela en avant première, des pages du troisième opus sur le blog de Rona qui se trouve sur notre site : www.editionsptitlouis.fr
    Merci à tous et n’hésitez pas à nous écrire.
    contact@editionsptitlouis.fr

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  • Malo Louarn ou le vrai chantre de la France d’en-bas
    26 novembre 2010 09:02, par M. L’HENORET

    Bonjour à tous,
    le 20 novembre, Malo LOUARN, Bruno BERTIN et les éditions P’TIT LOUIS furent les invités du Derby RENNES/BREST. Toute la communication - affiches, revue Rouge et Noir - était réalisée avec les personnages de Malo LOUARN. Un hommage pour tous et cela grâce aussi à ceux comme "Actua BD" qui ont permis de faire un éclairage sur cet auteur.
    Nous publierons sur notre site www.editionsptitlouis.fr les premières planches de la Taupe de Botagogo,ouvrage qui à ce jour comprend déjà 27 pages.
    Merci à tous au nom de toute l’équipe des Editions P’tit louis.

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    • Répondu par EDITIONS P’TIT LOUIS le 26 février 2011 à  21:24 :

      Surprises à découvrir sur www.editionsptitlouis.fr :
      les pages de la taupe de BOTAGOGO, ainsi que la fin de la trilogie des nouvelles aventures de RONA et prochainement ... la huitième publication de Malo
      Bonne soirée et faites véhiculer l’information... Merci !

      Répondre à ce message

  • Encore une nouveauté pour Malo Louarn ! La trilogie Rona s’achève avec "La petite Julie".
    Les précisions sont ici : http// :www.malo.louarn.over-blog.com/

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