Petite forêt T.1 - Par Daisuké Igarashi - Casterman

1er juin 2008 1 commentaire
  • Après {Sorcières}, paru en 2006 et primé au Japon, Igarashi change de registre en relatant sa longue mise au vert, à la recherche d'une autre façon de vivre.

Du manga naturaliste, on a pu en goûter dès l’homme qui marche de Taniguchi. Les souvenirs enfantins de Nononba couronnés de lauriers à Angoulême s’inscrivent dans une démarche similaire.
Nous suivons ici Ichiko, qui vit dans un petit hameau provincial, Komori (le titre est la traduction française du nom de la cité). Très en prise avec la nature et désireuse de vivre sans recourir à l’industrie alimentaire, la jeune femme cherche au maximum à se nourrir avec les fruits de la nature, en particulier les plantes sauvages, qu’elle cuisine avec un certain sens de l’expérimentation.

À l’image du Taniguchi défaillant du Gourmet solitaire, Igarashi cherche à faire partager les sensations de son personnage principal qui prend plaisir à cuisiner les ingrédients de la forêt, une sorte de tambouille bio à tendance végétarienne.
Las, on s’ennuie très vite de ces recettes de cuisine enfilées chapitre après chapitre, sans quasiment d’autres éléments à se mettre sous les paupières que les ingrédients mitonnés par la demoiselle. Le tout mis en image dans un style proche du croquis, quand ce n’est pas brouillonnant. Pour le moins radical.

À moins de faire toutes ses courses dans les supermarchés bio de France et de Navarre, difficile de trouver un intérêt à des saynètes aussi creuses, au symbolisme lourdement écologique.

Et si ce courant naturaliste semble avoir trouvé sa place dans les linéaires BD, nous préférons ne pas nous laisser emporter par lui.

(par David TAUGIS)

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