Swinging London - T1 : Dead End Street - Par De Metter & Benet - Soleil

1er septembre 2004 0 commentaire
  • Les éditions Soleil ont récemment racheté le label {Triskel}. {{Christian De Metter}} y avait fait ses premières armes en publiant des récits complets ({Emma}, {Le Curé}). Le dessinateur cosigne aujourd'hui, chez son nouvel éditeur, une magnifique série prévue en cinq albums, {Swinging London}. Un thriller qui ravivera la nostalgie de tous les fans des groupes de rock de la fin des sixties.

Londres, 1967. L’Angleterre est sous le choc : l’une des plus célèbres rock-stars, Jasper Brown, est décédée. Scotland Yard conclut rapidement à un suicide. Pourtant des circonstances étranges peuvent faire penser qu’il s’agit au contraire d’un crime. Une reporter, militante d’extrême gauche, découvre de mystérieuses traces de pas près d’un passage secret menant au château du suicidé. Jasper aurait-il accueilli des gens par cette porte dérobée ? Qu’avait-il à cacher ? Qui étaient ces hôtes ?

Indranath Ray, un médium indien, ne croit également pas à la thèse des autorités. Ami intime des stars, et plus particulièrement de Jasper Brown, il tente de s’immiscer dans les milieux interlopes que fréquente le groupe du défunt. La reporter et le médium se retrouveront à l’enterrement de la star et s’allieront pour faire toute la lumière sur l’affaire.

Christian De Metter et Thomas Benet cosignent ensemble le scénario de ce récit intelligent, subtil et captivant. Les amateurs des Beatles, des Doors, de Janis Joplin, ou encore des Rolling Stones y retrouveront différents hommages rendus par les auteurs à ces artistes. De Metter & Benet parviennent dès les premières pages à retranscrire l’ambiance de Londres au cœur des sixties. Une ville où beaucoup de groupes avant-gardistes ont pris leur envol, et qui était un passage obligé pour les autres...

Le style graphique expressionniste, brut et fouillé, de Christian De Metter enrichit cette histoire. Il parvient à augmenter l’intensité dramatique d’une scène grâce à des effets de matière ou en jouant sur les effets de lumière.

Un album qui vaut le détour, tout simplement !

(par Nicolas Anspach)

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