Tizombi T. 4 : Mondes cruels - Par Cazenove et William - Bamboo

30 septembre 2020 0 commentaire
  • L’univers humoristi-gore de Tizombi s’étoffe. Dans les tomes précédents, nous avons découvert que certains caveaux mènent à des mondes parallèles. C’est ce filon que les auteurs vont creuser dans cet album.

Après quelques gags classiques (le « puzzle 500 pièces » est bien vu), Tizombi a disparu ! Margotik et Fatal le recherchent dans ces fameux mondes parallèles et ne mettent pas longtemps à lui remettre le croc dessus.
Cinq « saigneurs » (elle était facile…) ont envoyé une lettre à Tizombi afin de le défier. Loin de se laisser faire, il fait le tour des mondes dominés par ses ennemis, plus ou moins zombifiés, afin de les croquer… pour s’apercevoir que le but était seulement de l’éloigner de son cimetière-chéri.

Comme dans les précédents albums, il faut chercher les références qui parsèment tout l’album. Les Pieds nickelés, plusieurs super-héros (comics et dessins animés), l’incontournable référence à The Walking Dead, les Gremlins, le clown de Ça, et même les Simpson… et sans doute d’autres encore.

Tizombi T. 4 : Mondes cruels - Par Cazenove et William - Bamboo
Le début des ennuis (pour les autres)
© William - Bamboo

Bien entendu, c’est dans l’exploration de ces mondes parallèles que cet album tire son originalité. Mais pas vraiment son intérêt. Tizombi est très fort et sous ses airs de personnage de Tim Burton, rien ne lui résiste et aucun adversaire n’est de taille. Donc explorer les mondes parallèles relève plutôt d’une promenade de santé.
Par contre, la fin de l’album promet un rebondissement intéressant. Margotik, seul être vivant du cimetière et qui n’a pas du tout envie d’être transformée en zombie, est mordue à plusieurs reprises sans sembler être affectée. Bien mieux, lorsqu’elle-même mort un zombie, elle lui redonne son apparence « vivante ». Un filon qui sera sans doute exploré dans le prochain tome.

Cet album possède donc tous les éléments qui ont fait le succès de la série : de l’humour et du gore second degré à foisons. Rien de très original et le principe des mondes parallèles a été mieux exploité dans les tomes précédents mais un album agréable qui ouvre des pistes intéressantes pour la suite, avec une Margotik qui n’a pas fini de nous surprendre. En espérant que Tizombi rencontre un adversaire vraiment à sa mesure.

À noter la mise en couleur d’Elodie Jacquemoire toujours réussie et une couverture partiellement phosphorescente qui apporte un petit « plus » (toutefois, il est possible de se demander quel est l’intérêt de reproduire en phosphorescence des éléments déjà visibles sur le dessin de couverture. Si la phosphorescence révélait un autre dessin, original, ce gadget ne gagnerait-il pas en intérêt ?)

Un passe-temps comme un autre...
© William - Bamboo

(par Jérôme BLACHON)

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