Übel Blatt – Tome 11 – Par Etorouji Shiono – Éditions Ki-Oon

24 février 2012 0 BD d’Asie par Vincent GAUTHIER
Éditeur : Ki-oon
  • Après plus de deux ans d'absence, Etorouji Shiono nous livre la suite des aventures de Köinzell dans un nouveau tome de Übel Blatt !

Nous retrouvons donc notre semi-elfe après cette longue absence. Enfin, il n’est pas vraiment de retour. En effet, Köinzell vient d’être pulvérisé par la fourberie du marquis Lebellond au beau milieu de son superbe duel face à Ikfes.

À la suite de cet acte odieux, le marquis fait face à une révolte des chefs de clans. Les compagnons de Köinzell espèrent, quand à eux, le retrouver et vivant si possible. L’empereur, qui n’est plus en mesure de gouverner, n’est qu’un pantin qui peut tomber à tout moment, le véritable souverain étant le marquis en pleine préparation d’un coup d’état. Ce tyran va réduire le pays à feu et à sang et personne n’ose s’opposer à lui.

Le dessin des personnages est toujours aussi bon, les décors ont une présence importante et s’incluent facilement dans le découpage graphique. Les personnages sont toujours aussi charismatiques et la violence du trait s’imbrique avec le permanent conflit mis en scène par le scénario.

L’auteur nous prend à contre-pied. On s’attendait à un retour fracassant du personnage principal et à l’accomplissement de sa vengeance. Au lieu de cela, il nous convie à suivre la préparation d’un coup d’état. L’intrigue se place au niveau des machinations de cour et des bas agissements des autorités militaires. Le récit plante un décor de manigances politiques auquel l’auteur ne nous avait pas habitué. Il apporte ces arrangements scénaristiques pour relancer sa série. Cela permet de replacer un contexte et d’apporter des changements dans la hiérarchie et les relations entre personnages.

Les tenants des seconds rôles sont mis en avant afin de recréer une atmosphère qui aurait pu être déficiente. Ce changement potentiellement abrupt se passe en douceur, une réussite liée à l’impact du scénario.

Le héros est pratiquement absent de l’action, toutefois sa présence est permanente dans l’esprit des protagonistes. Il est le lien entre tous, un fil rouge. Rien d’abscons ici : l’auteur semble avoir beaucoup travaillé sa narration par rapport aux derniers tomes et cherché à mettre en avant un récit fluide et détaillé.

Un tome de transition donc, mais qui ne nous laisse aucunement sur notre faim. En espérant que l’attente avant le prochain tome ne soit pas aussi longue.

(par Vincent GAUTHIER)

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