dBD n° 148 : Aux grands sages...

6 novembre 2020 0 commentaire
  • Contre vents et marées, les revues démontrent, s'il en était besoin, que le monde de la BD résiste tant bien que mal dans ce contexte si particulier. Tour d'horizon de l'actualité, chroniques d'albums et nouveautés figurent toujours au sommaire sans oublier quelques fondamentaux ! Face à l'arrêt des festivals, la fermeture des librairies, dBD poursuit son travail de défrichage de l'actualité éditoriale, mais pas seulement...

On notera bien sûr dans ce numéro les coups de projecteurs sur les reprises annoncées, celle des Tuniques Bleues par Beka et Munuera ou encore celle de la série Scorpion par Luigi Critone mais, ce qui retient l’attention, ce sont deux figures marquantes de la BD d’aujourd’hui.

Place donc à deux auteurs que Frédéric Bosser qualifie dans son éditorial de grands sages. Sages ces deux-là ? Pas si sûr ! Surtout si l’on en juge par la vitalité et le dynamisme toujours intacts de ces deux vétérans du neuvième art ! En choisissant de revenir sur les itinéraires de Didier Convard et de l’éditeur Claude Gendrot, dBD nous fait revisiter les derniers épisodes de l’évolution du medium. Deux regards, deux angles bien particuliers.

Alors que l’auteur du Triangle secret (Glénat) revient sur son parcours jalonné de grands succès éditoriaux de la saga Neige (Glénat) à l’épopée de la franc-maçonnerie en passant par la BD L’Aventure du Canard Enchaîné (Les Arènes), Claude Gendrot, de son côté jette un regard sans complaisance sur le monde des bulles des années 2000.

De Métal Hurlant à l’aventure d’Aire Libre chez Dupuis, le responsable de Futuropolis illustre ses souvenirs d’anecdotes savoureuses et de points de vue personnels pointant, par exemple le flou et le côté fourre-tout de l’appellation « roman graphique. »

Pour sa part, Convard n’hésite pas à défendre ses choix, revient sur ses nombreuses collaborations et rappelle à cette occasion qu’au-delà des réussites éditoriales, il y a d’abord des histoires de passion et d’amitié. Et qui sait, peut-être, une forme de sagesse...

Deux interviews qui justifient à elles seules l’achat de ce numéro ; deux belles rencontres par-delà les contraintes du reconfinement !

(par Patrice Gentilhomme)

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dBD n°148, en kiosque et en librairie - 8,90 €

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