BD 2020 : l’Année de la BD frappe fort avec son concours d’affiches "BD 2020"

11 septembre 2019 12 commentaires
  • Le ministre Franck Riester l'avait promis en janvier dernier : 2020 serait l'année de la BD. Première mesure : le lancement d'un concours d'affiches pour l'année "BD 2020" destiné aux jeunes talents, avec un Premier Prix doté de 10 000 euros !

Retour en janvier dernier : le Ministre de la Culture, Franck Riester recevait très officiellement à l’occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême (FIBD), le Rapport Lungheretti, proposant 54 mesures pour la bande dessinée. L’une d’entre elles préconisait était de faire de 2020 l’année de la BD...

Cette année-évènement, labellisé « BD 2020 », sera pilotée par le Centre national du livre (CNL) et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, en collaboration avec les services du Livre et de la Lecture et de la direction générale des Médias et des Industries culturelles du Ministère de la Culture.

Pour illustrer cette année de portée nationale et internationale, un concours de jeunes talents : réaliser l’affiche de l’événement. Du 11 septembre au 16 octobre prochain, tous les auteurs ayant réalisé entre un et cinq albums pourront participer, l’objectif de cette opération étant de faire émerger de nouveaux talents. Dessin, collage, encre, peinture, illustration traditionnelle ou infographique, tous les types de création sont solicités.

BD 2020 : l'Année de la BD frappe fort avec son concours d'affiches "BD 2020"

Trois lauréats seront sélectionnés et ils se verront respectivement attribuer 10 000, 5 000 et 2 000 euros. Bien évidemment, le Premier Prix aura l’honneur de voir son travail devenir le visuel officiel de « BD 2020 », un évènement qui prendra place dans toute la France autour de nombreux évènements liés à la bande dessinée.

Le jury sera composé de professionnels du 9e Art : éditeurs, libraires, bibliothécaires, journalistes spécialisées, mais aussi des partenaires de l’évènement ainsi que des représentants du Centre National du Livre, du Ministère de la Culture et de la Cité internationale de la bande dessinée.

Nous avons pu interviewer Vincent Monadé, le président du CNL à propos de ce concours : "Le rôle d’un événement comme l’Année de la BD c’est aussi de promouvoir la jeune création. C’est plus risqué, mais cela me paraît aussi plus le rôle d’un établissement comme le CNL [...] Le visuel lauréat sera intégré dans la charte graphique de l’Année de la BD. Il sera tenu compte de l’adéquation du message aux objectifs de l’Année de la bande dessinée 2020, de la qualité graphique, de la clarté et lisibilité du message et de l’originalité de l’œuvre [...] Elle annoncera les événements-phares de l’Année et sera déclinée sous différents formats. Elle sera reprise dans les éléments de communication tout au long de l’année et elle sera adaptée également sur la forme de goodies. Cette affiche sera l’élément central de toute la communication de l’Année de la BD !"

Pour participer, rien de plus simple, il faut se rendre sur ce site : bd2020.culture.gouv.fr où il vous est expliqué les modalités du règlement.

Dessinateurs, à vos crayons, vos plumes, vos pinceaux et vos tablettes !

Voir en ligne : Le site de BD 2020

(par Vincent SAVI)

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12 Messages :
  • Bonne idée ce concours, très représentatif de l’état de la bande dessinée aujourd’hui : des dizaines de participants gratuits pour trois qui tirent leur épingle du jeu...

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    • Répondu le 11 septembre à  19:00 :

      10 000 euros pour l’affiche d’un débutant !
      Il y a des auteurs professionnels qui en touchent même pas une avance pareille pour un livre entier.
      Mais c’est criminel d’offrir une somme pareille a un jeune talent, il va vouloir sombrer immédiatement dans le luxe et se réveiller rapidement avec la gueule de bois.

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 11 septembre à  21:35 :

        « 10 000 euros pour l’affiche d’un débutant ! »
        Pas un débutant, un auteur qui a publié moins de 5 albums. Perso je ne suis plus un débutant mais j’ai bien moins de 5 albums à mon actif.

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    • Répondu par Ant Éditions le 11 septembre à  20:51 :

      C’est l’illustration parfaite du mépris pour la profession.
      Certes, la dotation est bien pour les lauréats mais les autres ? Travail bénévole comme si la BD n’était pas un vrai métier...
      On imagine un salon de la gastronomie et on va dire aux cuisiniers : Vous nous préparez des repas et on en prendra trois parmi vous qui seront payés. Les autres, vous balancerez votre bouffe à la poubelle.

      Ils prennent un dessinateur qu’ils payent au juste prix et l’excédent sert à financer des animations rémunérées, à soutenir des projets...

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  • Pour trois personnes rémunérées, des dizaines auront travaillé gratuitement. Ce n’est pas du soutient, c’est de l’exploitation.
    Une autre idée, pour promouvoir les jeunes auteurs : leur faire des commandes, leur donner du travail. Rémunéré.

    Et je passe sur "le jury sera comme d’habitude composé de gens n’ayant jamais pratiqué la création artistique..."

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    • Répondu par Max le 12 septembre à  13:22 :

      "Et je passe sur "le jury sera comme d’habitude composé de gens n’ayant jamais pratiqué la création artistique..."----, ou au contraire il s’agira d’un jury d’auteurs "undergrounds" qui feront du copinage, comme d’hab.

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      • Répondu le 12 septembre à  15:54 :

        Vous avez raison, il suffit de voir qui compose les jury du CNL et qui obtient les bourses c’est flagrant.

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        • Répondu par Max le 13 septembre à  08:08 :

          Jury du CNL, jury du FIBD d’Angoulême, jury de Quai des Bulles, etc.

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  • Ce cynisme est à l’image de la situation actuelle des auteurs.

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    • Répondu le 12 septembre à  16:31 :

      Je préfère croire à une erreur de communication de Vincent Monadé plutôt qu’à du cynisme. Son idée est d’encourager aussi la jeune création. Mais comme la vieille création n’est pas entendue depuis des années et qu’elle continue de se paupériser, ça ne passe pas parce que !ça ne peut pas passer.
      Une récompense plus raisonnable et un argent plus redistribué aurait été mieux perçu. Par exemple, 10 récompensés plutôt que 3.
      Mais une affiche de pub, c’est toujours mieux payé qu’un livre, non ?
      alors, serait-ce possible de offrir moins de 10 000 euros à une affiche qui en vaut 10 000 ?
      Quand les architectes font des concours, un seul remporte le marché. Est-ce que ce qui s’applique dans d’autres disciplines artistiques peut s’appliquer pareillement dans la bande dessinée ?
      Encore une fois, un statut pas clair crée des problèmes en cascade.

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      • Répondu par Loïc Dauvillier le 13 septembre à  07:03 :

        Pour participer, il faut avoir déjà publié un ouvrage.
        Au sein du CNL, il y a une commission spécialisée bande dessinée. Il est simple de demander aux éditeurs, voir aux auteurs-auteures qui souhaitent participer... l’envoi d’un ouvrage ou d’un lien vers un book (Attention ! Composer une affiche est différent de faire une planche).
        La commission bande dessinée sélectionne 3-4 auteurs (le nombre est fonction du budget globale de l’opération). Ces auteurs perçoivent une rémunération pour proposer une affiche (voir deux).
        Là, on demande aux participants d’investir un temps bénévole pour un résultat incertain, non rémunéré.
        D’ailleurs qui compose la commission de choix de l’affiche finale ?

        Bad Buzz !

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