Big Foot, Première Balade : Magic Child - par Dumontheuil - Futuropolis

11 mars 2007 0
  • Dans l’Amérique du début du XXe siècle, sortant du bon vieil Ouest sauvage pour entrer dans l’ère moderne, c’est la fin du cheval, le début de l’automobile. Les Indiens mangent de la langue de vache, faute de bisons, et les Afro-américains squattent les faubourgs de la Nouvelle-Orléans.

Deux cowboys dont le taf consiste à dézinguer leur prochain plus vite que leur ombre, pour de quelconques commanditaires, sont engagés par une jeune squaw, Magic Child. Votre mission et tout le tintouin qui l’accompagne, si vous l’acceptez, consiste à retrouver la sœur jumelle de la petite indienne gironde.

Le premier album nous mène donc, par un beau jour d’été, devant une propriété au sol couvert de neige appartenant au père de la fillette, dans un village où le shérif ressemble comme deux gouttes de pétrole à John Wayne.

Ned, le pâlot de l’histoire et son pote Zeb, le black, se doutent bien qu’il y a anguille sous roche ! Il risque fort d’y avoir du grabuge d’ici peu. Entretemps, Ned qui ne tire plus un coup de feu depuis cette affaire de la petite vieille à la Nouvelle-Orléans qui a mal tourné, en pince pour la fausse squaw. Un éleveur de poulets leur avait confié la mission d’abattre une pauvre vieille femme noire pratiquant la magie vaudou. Elle aurait tout simplement volé l’appareil reproducteur de notre éleveur. Ned est envoyé en avant par Zeb - Il ne se risquerait pas dans la tanière d’une prêtresse du Baron Samedi sans grigri ou autre protection... Ned en revient tout bouleversé. Depuis, il ne peut plus tirer un coup au sens propre comme au figuré. La vieille lui aurait-elle volé son petit Jésus ?

Big Foot, Première Balade : Magic Child - par Dumontheuil - Futuropolis

Ainsi, le récit se déroule entre présent et passé dans ce patelin où nos protagonistes rencontrent mille et un personnages fantasques. Vision de l’Ouest au début de XXe siècle, Dumontheuil s’inspire librement du récit d’un de Richard Brautigan, « Le monstre des Hawkline ». Variation aussi autour d’une époque marquée par la quête d’identité, le racisme, les grands espaces, traitée ici dans un style délirant, surréaliste. Sans oublier le coup de crayon, ahurissant de virtuosité, incomparable.

(par Patrick Van Langhenhoven)

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