Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014

2 février 2014 40 commentaires
  • Pour sa 41e édition, le Festival International de la BD d'Angoulême a élu Watterson au statut de Grand Prix devant les deux autres nominés : Alan Moore et Katsuhiro Otomo, à l'occasion d'un scrutin contestable et contesté, annonciateur d'une réforme des Grands Prix.

Rien de surprenant à ce choix "populaire" (1500 artistes ont voté sur une liste bidouillée par le FIBD et l’Académie de Grands Prix s’est désolidarisée de ce vote). Nous l’avons dit, un choix "scolaire" qui récompense un artiste qui a arrêté la bande dessinée depuis 18 ans. C’est cela, un Grand Prix du FIBD aujourd’hui, destiné à des artistes qui ne sont plus en activité ? À quoi rime ce suffrage qui revient à donner un Goncourt à un Prix Nobel de Littérature ? Il est en tout cas certain, sauf miracle, qu’il ne viendra pas l’année prochaine se perdre sous le crachin angoumoisin, lui qui refuse les "babioles". Le festival perd un ambassadeur.

Comme nous avions flairé l’affaire, nous vous avions concocté un long article sur cet artiste le mois dernier. Nous vous le livrons ici, à peine retouché. Il sera encore valable dans vingt ans : les votants ont élu une valeur sûre... Bonne opération pour l’éditeur Hors Collection.

Bill Watterson - Grand Prix d'Angoulême 2014
En l’absence de l’auteur, disparu des radars de l’édition depuis 18 ans, c’est son éditrice française de Hors Collection, Carola Strang, qui est venue récupérer le prix.
Photo : Thierry Lemaire

Bill, Calvin & Hobbes

La production de la série "Calvin & Hobbes" s’étend sur 10 ans, du 18 novembre 1985 au 31 décembre 1995, moment où Bill Watterson décida de l’arrêter en pleine gloire pour s’occuper de sa famille et se consacrer à la peinture. En prélude de son intégrale récemment parue en France chez Hors Collection, Watterson avait livré une longue confession qui est à elle seule un événement.

L’impressionnant coffret de 1456 pages regrouant tout Calvin & Hobbes
Ed. Hors Collection

On connaît Calvin & Hobbes, ces personnages de BD aux noms de penseurs qui mettent en scène un gamin espiègle, inventif et futé avec son tigre en peluche qui ne s’anime que lorsque les adultes ont quitté le champ de perception de l’enfant. La série était diffusée dans 2400 quotidiens dans le monde et les albums qui en ont été tirés totalisent, selon certaines sources entre 23 et 45 millions d’albums vendus.

On sait que Watterson décida d’arrêter la série au bout de dix ans pile, considérant qu’il en avait fini avec ses personnages, voulant se consacrer davantage à sa famille et à la peinture.

Son intégrale (Hors Collection) est donc une œuvre achevée, définitive, où les éditeurs ont rassemblé le moindre strip et un bon nombre de dessins inédits, livrés au format italien, c’est-à-dire sous la forme des strips originaux en noir et blanc, avec, au bout d’une séquence de six strips, la demi-page du dimanche en couleur. Une intégrale de 1456 pages au format 27,5 x 24 cm, parfaitement reproduite, agrémentée de deux dessins inédits par album et livrée dans un coffret en quatre volumes, une édition "ultimate" au prix de 149,-€ (gulp !, mais cela remplace en 12 tomes à 18,-€, ou 24 volumes à 6.99€ ).

La confession d’un grand artiste

Ce qui est exceptionnel dans cette édition, c’est la longue préface en forme de confession rédigée par Bill Watterson pour introduire cette publication. Il y raconte ses débuts. Et notamment ses influences : Les Peanuts de Schulz bien sûr, dont il hérite de la concision et de l’ambition de faire œuvre d’intelligence, mais surtout le Pogo de Walt Kelly, dont il reprend le trait naturaliste et la philosophie espiègle ; plus tard, il s’intéressa à l’univers onirique de Krazy Kat de George Herriman.

Il raconte les difficultés de ses débuts, les refus de distribution des syndicates qui l’obligent à revenir habiter chez ses parents, la lente gestation de ses personnages suite à ces échecs successifs et les quelques bons conseils dispensés par ses interlocuteurs, éditeurs ou agents. Son humiliation quand on lui proposa de conditionner la publication de sa BD s’il acceptait d’y adjoindre un personnage publicitaire, ce qu’il refusa.

Le refus des "babioles"

Puis le succès qui arrive, inattendu, énorme. L’attention des médias après que son premier album se soit accroché des semaines durant à la première place des best-sellers en librairie. Le caractère intrusif et perturbant de cette notoriété pour un auteur monomaniaque et timide qui demande seulement à ce qu’on lui fiche la paix : "écrire et dessiner sont des actes lents, réfléchis, qui ne souffrent aucune distraction" écrit-il. Il déménage et se planque, met son numéro sur liste rouge, ce qui excite encore plus les journalistes avides de faire un scoop en interviewant un auteur jugé inaccessible. Il résiste cependant.

On découvre le bras de fer permanent avec l’agence où il a signé son premier contrat et à qui il refuse que ses personnages figurent sur des objets de merchandising, T-shirt et autres "babioles". Pas de dessin animé, non plus. Personne ne voulait "comprendre" pourquoi, le succès arrivant, il refusait de devenir fabuleusement riche, au niveau d’un Schulz qui fut un temps le troisième américain le plus riche de son pays. Il veut simplement faire "le comic strip idéal" : "Je me rends compte à présent que les justifications artistiques ne valent pas tripette quand il y a de telles sommes en jeu. [...] Cette histoire a pourri ma relation avec mon agence de presse, et le fait d’être poussé ainsi dans mes derniers retranchements a bien failli me dégoûter du métier" écrit-il aujourd’hui.

L’honneur lavé de Rudolf Dirks

En 1991, il impose en outre à ses interlocuteurs une année sabbatique "pour recharger [ses] batteries". Quand on pense que, près d’un siècle plus tôt, en 1912, Rudolph Dirks fut dépossédé de sa série The Katzenjammer Kids (Pim, pam, Poum en France) parce qu’il voulut faire de même : prendre une année de congé avec son épouse après quinze ans de production sans interruption. Son éditeur William Randolph Hearst confia aussitôt sa série à un autre dessinateur, Harold H. Knerr. Quand Dirks demanda justice devant les tribunaux, ceux-ci accordèrent à l’éditeur le droit de s’arroger sans contrepartie de l’univers et des personnages et cette action fit jurisprudence pour toute l’édition de bande dessinée aux USA jusqu’à aujourd’hui. L’attitude intransigeante de Watterson bouscula cette habitude qui faisait peu de cas de l’intégrité de l’auteur.

En arrêtant Calvin & Hobbes, Bill Watterson laissait ses enfants quitter son empire : "C’est une marque de respect et de gratitude envers mes personnages de leur dire au revoir au sommet de leur art. Et je veux croire que Calvin et Hobbes prennent d’autant plus de bon temps maintenant que je ne suis plus sur leur dos."

Le fait de contrôler davantage son temps, comme le fit Geluck sous nos latitudes récemment, lui permet de revenir à la peinture et à la musique. Il s’amuse de ce que "la peinture n’est pas très douée pour raconter des histoires". Et pourtant... Il s’applique à ce nouveau médium avec la foi du débutant et médite sur le caractère flippant d’avoir accompagné autant de gens avec sa bande dessinée, tous les jours, pendant dix ans.

Alignement planétaire

"Plus je vieillis et plus tout me semble compliqué, dit-il. Donc je développe de nouvelles compétences pour élargir mes capacités d’expression. Dix ans après Calvin & Hobbes, j’ignore toujours où ça m’entraîne, mais je devrais bien finir par arriver quelque part."

Il attribue le succès de ses personnages à "un alignement planétaire" entre des lecteurs "prêts à recevoir ce strip pile au moment où j’étais prêt à l’écrire. Je sais que cela n’arrivera plus. Et puis cela me fout les jetons de voir des planètes alignées. Une fois, c’est suffisant."

Reste l’œuvre qui vit hors de lui désormais, qui vit en nous, que l’on relit à chaque fois sous un jour nouveau, parce que notre humeur a changé, parce que nous avons vieilli un jour de plus. Alors que Calvin & Hobbes restent, eux, les mêmes : éternels. Bravo l’artiste, pour cette leçon de vie.

Un documentaire sur Watterson et Calvin & Hobbes est également sorti en novembre dernier. Ces derniers jours, les médias américains ont annoncé que Leonardo de Caprio planchait pour la Warner sur un biopic racontant la vie de l’artiste à partir du script « A Boy and his Tiger » de Dan Dollar dans laquelle il détaille les difficultés de Bill Watterson pour arriver à imposer ses vues à ses interlocuteurs. Une success story bien hollywoodienne. Pas sûr que cette nouvelle "conjonction planétaire" convienne à notre artiste intègre...

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Photo en médaillon : DR

© Bill Watterson - Distribué dans le monde par Universal Uclick © Hors Collection pour l’édition française.

La traduction française des BD est assurée par Laurent Duvault, Franck Reichert et Jacques Guiod.

 
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40 Messages :
  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    2 février 2014 18:06, par Guillaume

    Pourquoi cette aigreur dans ce choix ? Watterson est vivant et a apporté énormément à la bande dessinée, tout comme Moore ou Otomo. Sont-ils légitimes ? Oui, et surement plus que Willem qui, pour la BD (je précise) n’a pas apporté énormément. Watterson ne dessine plus, ne viendra surement pas... tant pis, une affiche avec un dessin même déjà existant de Calvin et Hobbes ce sera plus excitant que celles de X dernières années.

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  • Vous aurez du mal à convaincre que le choix d’un authentique génie de la BD, à la fois très populaire (30 millions d’albums vendus), apprécié des critiques, reconnu par ses pairs (qui l’ont élu) et ayant toujours fait preuve d’une intégrité totale n’est ni légitime ni judicieux.

    Ou alors c’est que le Grand Prix n’est pas supposé couronner une carrière, une oeuvre, mais ne vise qu’à signer un CDD d’un an à un VRP de la Bande Dessinée. Mais même dans ce cas, un Watterson absent aura plus de retombées médiatiques qu’un Willem totalement inconnu du grand public (et qui a lui aussi arrêté la BD depuis de très longues années).

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    • Répondu le 2 février 2014 à  23:41 :

      Mais même dans ce cas, un Watterson absent aura plus de retombées médiatiques qu’un Willem totalement inconnu du grand public

      Le "Grand Public" c’est moi ! Abonné à Pif et à Spirou jusqu’à mon adolescence et un peu au delà. Je dois avoir dans ma bibliothèque près de 15 albums de Willem. Vos limitations et préjugés ne font de vous le porte-parole d’aucuns. Je vous dénie le droit de parler en mon nom, mais libre à vous de parler pour vous-même et d’exposer vos lacunes.

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      • Répondu le 3 février 2014 à  10:01 :

        "Le grand public c’est moi"... Carrément !!! Donc je parle en votre nom, mais vous, vous parlez tout simplement au nom du "grand public", pas moins !

        Le "grand public", c’est M. et Mme tout-le-monde, un individu moyen (pas dans un sens qualitatif, dans un sens statistique). Or, selon les statistiques du Ministère de la Culture en 2011, 43% des français n’ont pas acheté le moindre livre dans l’année, 27% n’en ont pas acheté plus de cinq. Quelqu’un qui a quinze albums de Willem chez lui n’est pas un individu moyen, c’est une personne très cultivé et passionné de BD ou de dessin de presse.

        Je maintiens que le "grand public", c’est-à-dire la grande majorité des gens, ignore totalement qui est Willem. Mais je vous rassure : il ignore presqu’autant qui est Watterson ! Entendu hier soir dans les infos de 18h de RTL : "Grand Prix d’Angoulême pour Bill Watterson, auteur d’une BD culte... paraît-il". Au moins, "Calvin et Hobbes" bénéficie d’une véritable notoriété internationale... c’est toujours ça.

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        • Répondu le 4 février 2014 à  00:37 :

          43% des français n’ont pas acheté le moindre livre dans l’année, 27% n’en ont pas acheté plus de cinq

          Mais ça ce n’est pas le Grand Public, c’est le Non Public ! Suggèreriez-vous qu’un choix de Palmarès soit émis pour caresser dans le sens du poil un public non-lecteur de bd ? Quel paradoxe. La fonction d’un Grand Prix est peut-être aussi de mettre un nom sur une oeuvre. Watterson pour Calvin et Hobbes ou Willem. Willem est quand même quelqu’un qui a des millions de lecteurs pour ses dessins de presse. Certains commentateurs de ce site ne savent même pas que l’artiste doit avoir qq chose comme une cinquantaine de bd à son actif !!! Je le répête ce n’est pas le grand public, c’est la frange d’obtus qui fonctionnent par chapelles. Je suis "grand public" car je lis de tout.

          Quelqu’un qui a quinze albums de Willem chez lui n’est pas un individu moyen, c’est une personne très cultivé et passionné de BD ou de dessin de presse.

          Il y avait longtemps qu’on ne m’avait pas flatté de la sorte. Je vous en remercie très sincèrement mais je tiens à rajouter qu’un esprit ouvert est la clef de beaucoup de découvertes. Je crois toujours être un représentant du grand public dans le fait que je suis non-sectaire.

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  • c’est un grand prix amplement mérité.

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    2 février 2014 22:03, par grosse tache d’encre

    ça casse pas trois pattes à un canard ! c’est sur c’est plus consensuel qu’un japonais quand on invite des chinois et des coréens !
    et comme c’est pas un francophone tout le monde est content , on dirait la palme d’or , le genre de truc que deux ans après on se demande si c’est pas un film tv de M6 "pire qu’une web série" ou un truc totalement fumeux "d’avant garde" qui finira dans les oubliettes de l’histoire avant le prochain i-phone !

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    • Répondu par OW le 2 février 2014 à  22:43 :

      Il faut être particulièrement inculte et ne pas connaitre Bill Watterson et son œuvre pour sortir de telles inepties.

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    2 février 2014 22:36, par Rémi

    On aurait mieux fait de donner le Grand Prix à Midam, c’est le même genre de dessin et de gags, mais Midam serait venu lui, et il est toujours en activité, il vend beaucoup et il est belge (ça changerait, il y a peu de belge dans l’académie, et encore moins toujours vivants).

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    • Répondu le 3 février 2014 à  10:24 :

      Midam = Watterson... J’adore les forums d’actuabd !

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    • Répondu le 3 février 2014 à  11:15 :

      Midam=Watterson : je n’avais pas autant ri depuis un demi siècle

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    • Répondu par JF. le 3 février 2014 à  19:35 :

      Cher Remi, je ne sais pas si il faut prendre vos propos au second degré... En tout cas j’ai bien ri grâce à vous, merci !

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    • Répondu le 3 février 2014 à  21:05 :

      Je comprends ce qui dit Rémi, les ricaneurs sont des idiots, Midam et Watterson c’est la même famille d’humour et de dessin, et Midam mériterait d’être Grand Prix, je pense que ça viendra un jour, Midam n’a même pas 50 ans, il a le temps.

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      • Répondu le 4 février 2014 à  09:22 :

        Midam et Waterson sont de la même famille d’humour.... Ahhh, décidément, qu’est ce qu’on rigole sur actuabd !!!!!!!!

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    • Répondu par Kaze le 4 février 2014 à  11:47 :

      Euh, vraiment ? Non parce que c’est sympa ce qu’il fait Midam (c’est pas mon style mais je reconnais qu’il a un truc sympa), mais on parle de Bill Watterson là, Calvin et Hobbes c’est juste un monument de la BD, et Midam est TRES TRES loin du statut de monument.

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      • Répondu par Fabien le 4 février 2014 à  16:00 :

        Et ça veut dire quoi, un "monument de la BD" ?

        - Quelqu’un qui a profité du système des "syndicates" pour être diffusé dans des millions de journaux ?
        - Donc pas un auteur d’albums (et de quelques prépubs) qui entame à peine une veine internationale à partir d’une BD muette...

        J’adore Bill Watterson et son "Calvin et Hobbes". C’est même un de mes "monuments de la BD", grâce à son humour, sa technique scénaristique imparable et son dessin doux et efficace...

        Mais je récuse l’idée d’un "monument de la BD" pour tout le monde ! On a le droit de faire de Midam son propre "monument de la BD".

        J’ai l’impression que le jury de professionnels qui a voté pour Bill Watterson l’a fait pour ses réelles qualités d’auteur.

        Mais je ne suis pas sûr que ceux du grand public qui le défendent aussi violemment ne sont pas plus influencés par sa notoriété (grâce à son implantation mondiale et à sa présence médiatique) que par son réel travail.

        Du genre "tout le monde dit que c’est un monument, donc c’est un monument, point. Et si tu dis le contraire, j’ai le droit de me gausser de toi qui est incapable d’entrer dans le moule de la majorité adoratrice".

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    • Répondu par François le 4 février 2014 à  17:25 :

      Les Français aiment se tirer des balles dans le pied. Pour eux tout ce qui est français (ou belge donc) est caca alors que ce qui est américain est génial. C’est moche cette façon de faire, car Watterson est un très bon auteur de bd, mais Midam n’en est pas moins grand, il est actif lui, menant de front ses excellentes séries. On ne lui pardonne pas son succès, c’est ainsi, en Europe on n’aime pas le succès alors qu’en Amérique oui, question de mentalité. Vive Midam, Vive Watterson !

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      • Répondu le 4 février 2014 à  21:59 :

        midam est intelligent ses gags sont fins, pas du gros lourd, il est donc un peu le fils spirituel de Watterson. il est cérébral comme lui.

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        • Répondu le 5 février 2014 à  08:23 :

          Midam fils spirituel de Watterson. Ahhhhhhhhh, excellent. Ce post est décidément un pur moment de bonheur.

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          • Répondu le 5 février 2014 à  19:26 :

            Absolument, et Arleston est le fils spirituel de Goscinny, c’est ainsi, vous n’y pouvez rien et tant pis si ça vous embête.

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            • Répondu le 6 février 2014 à  10:56 :

              Et Mc Donald est le fils spirituel de Paul Bocuse.

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              • Répondu le 6 février 2014 à  16:41 :

                Mc Donald existait avant.

                Et Paul Bocuse a revité le hamburger, on peut donc dire que Paul Bocuse est le fils spirituel de Mc Donald.

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                • Répondu le 7 février 2014 à  17:03 :

                  Tout le monde sait que le hamburger est la grande spécialité de Paul Bocuse...
                  "revité" du verbe ????????
                  Pour en revenir à la BD, dans fils spirituel il y a spirituel, alors...

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                • Répondu le 7 février 2014 à  22:32 :

                  Discussion puéril, je jette l’éponge !

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    3 février 2014 04:39, par El Topo-lino

    à l’occasion d’un scrutin contestable et contesté

    Il n’y a que vous qui le contestez, tout le monde est content que l’immense Bill Watterson est Grand Prix d’Angoulême 2014.

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    • Répondu par lebon le 3 février 2014 à  08:58 :

      On ne pouvait pas lui foutre la paix à Watterson ?!

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    3 février 2014 09:18, par amen

    Donner un prix BD à un gars qui ne fait plus de BD ... de strips, pardon, depuis 1995 et qui en a rien à foutre... C’est pas ça qui va faire parler de la BD dans les médias. En face : Moore et Otomo, c’était pas mieux, même si j’ai et apprécie leurs anciennes et souvent "uniques" BD. Bah ... on a eu Wollinski et Willem (qui n’ont jamais fait de BD) alors que peut-il arriver de pire pour saborder encore un peu plus, ce vieil art qu’on aime tant...

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    • Répondu par Joe le 3 février 2014 à  13:44 :

      « Wollinski et Willem (qui n’ont jamais fait de BD) »

      Ah, le manque de culture...

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  • Bon, en fait le problème, c’est l’absence de définition claire du Grand Prix.
    Que doit-il récompenser ?

    - Une carrière, une oeuvre, à la manière d’un Prix Nobel ? Dans ce cas, Willem comme Watterson sont légitimes, même si les notoriétés de leurs oeuvres respectives sont incomparables.

    - Un auteur ayant une actualité (en ayant par exemple fait l’évènement dans l’année par un album remarquable), à la manière d’un oscar du meilleur auteur de BD de l’année ? Dans ce cas, Willem comme Watterson sont hors sujet.

    - Une figure de la BD qui pourra jouer pendant un an le rôle d’"ambassadeur de la BD" (pour reprendre l’expression de M. Pasamonik) ? Pour ça, il faut que cet auteur soit à la fois connu du grand public (ce qui n’était pas le cas de Wilem), charismatique (notion vague mais nécessaire pour avoir accès aux media) et disponible (ce qui n’est pas le cas de Watterson).

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    • Répondu par Reval Zelantius le 3 février 2014 à  12:55 :

      il faut que cet auteur soit à la fois connu du grand public (ce qui n’était pas le cas de Wilem)

      Watterson non plus n’est pas connu du grand public. Tout comme le grand public ne connait pas le nom du créateur de Snoopy/Peanuts, Charles Shulz. Le grand public connait peut être Calvin & Hobbes mais interrogez le sur le nom de leur créateur et une infime minorité saura répondre.

      La récompense est assurément mérité pour la qualité de l’oeuvre mais en effet contrairement à un Oscar d’honneur qui ne donne pas lieu à une mission particulière, celle du Grand Prix d’Angoulème nécessite un minimum d’investissement personnel du récipiendaire. C’est dommage dans ce cas.

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      • Répondu le 5 février 2014 à  18:40 :

        Tout comme le grand public ne connait pas le nom du créateur de Snoopy/Peanuts, Charles Shulz

        Charles Schulz

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    • Répondu par Joe le 3 février 2014 à  13:45 :

      Voilà, c’est très bien résumé.

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    3 février 2014 16:13, par la plume occulte

    Là on tient un génie.Un génie de l’art séquentiel.Quel artiste. Quel monsieur .Quel(s) talent(s).Il multiplie les morceaux de bravoure.Un seul souffle suffit à peine à les énoncer.

    Quel dessinateur,quel observateur,quel humoriste,quel doux poète !Et plus précisément:Quel sens du mouvement ,quelle expressivité,quelle rythmique,quelle finesse,quelle subtilité,quelle dynamique,quelle force,quelle évidence,Quelle jubilation.........Quel dialoguiste.QUEL COMMUNICANT !!!Son art est l’art séquentiel ,de fait,sans alternative,sa plus belle casquette est d’être un grand communiquant !

    Quel amour du média.

    Et ce noir et blanc,surtout ce blanc,mais aussi ce noir,oui ce noir,cette touche, cette densité,cette justesse.....Quel encreur !Quel lettreur !Mais surtout surtout quel chroniqueur de quotidien,quel maître conteur de l’humain , quel relayeur de la marche du monde !!

    On arrête là.

    Un choix hautement scolaire oui.C’est vrai.A côté de lui,certains grands prix vont avoir la sensation d’avoir besoin de retourner à l’école.

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    • Répondu par Alex le 5 février 2014 à  00:03 :

      Dans le monde entier des lecteurs ont pris leurs ciseaux et découpé le strip du jour de Calvin et Hobbes, celui qui leur parlait directement ce tel jour, pour l’accrocher avec un aimant sur la porte du frigo. La réussite de Bill Watterson est totale sur tous les plans.

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      • Répondu par la plume occulte le 5 février 2014 à  11:02 :

        Enthousiasmant : c’est le mot qui vient quand on parle de Bill Watterson et de Calvin et Hobbes.Mais touché par la grâce c’est pas mal aussi !

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  • Bill Watterson - Grand Prix d’Angoulême 2014
    4 février 2014 11:47, par Wayne

    J’adore Watterson et C&H est une oeuvre majeure.
    Mais après ça sent un peu le choix "par défaut" pour ne pas élire un japonais ou un scénariste. J’aimerais énormément qu’il vienne et réalise l’affiche mais j’y crois guère... Un auteur qui n’est plus actif (dans la BD) depuis 20 ans peut-il décemment participer au jury pour désigner les albums primés ?

    J’ai réalisé un strip hommage qui résume assez bien mon ressenti partagé :
    >> http://www.waynebd.com/blog/calvin-hobbes-bill

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    • Répondu par AntoineL le 4 février 2014 à  21:10 :

      On peut penser ce qu’on veut des changements de modes de scrutin à répétition, mais je vois mal comment 1500 votants peuvent faire un choix "par défaut". Surtout quand ce mode-ci a précisément été avancé pour permettre l’élection de figures internationales.

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    • Répondu par pol le 4 février 2014 à  22:53 :

      ce qui serait bien c’est que vous vous documentiez avant d’écrire... 1500 votants pour un nom, le tout en 2 tours. et le Grand Prix ne choisit pas les albums primés dans le jury final. enfin, cela vous permet de montrer votre travail, c’est déjà ça.

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    • Répondu par Marc bourgne le 5 février 2014 à  10:33 :

      Personnellement, j’ai voté Cosey, Watterson et Hermann au premier tour, Watterson au second... Et ce n’était pas du tout par défaut mais bien parce que je considère Bill Watterson comme un très grand auteur de BD, créateur d’une oeuvre qui restera.

      Mais je n’aurais rien contre un auteur japonais, bien au contraire : Otomo est lui aussi un géant de la BD internationale... Et rien contre un scénariste, surtout de la dimension d’Alan Moore. Mais il fallait bien faire un choix.

      Sinon, votre strip "hommage" est très drôle !

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  • Ce qui serait bien, c’est de demander à Midam de faire l’affiche de l’année prochaine.

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