Black Box - Par Fabrice Sapolsky & Thomas Lyle - Atlantic

14 septembre 2011 3
  • Second titre du "line up" du nouvel éditeur Atlantic, "Black Box" se démarque-t-il d'un "Morning Glory Academy" un peu bancal?

L’histoire commence en 1797, le général Lafayette offre une boite à musique au premier président des États-Unis, George Washington. Pendant 200 ans, cette boite à musique à trôné dans le bureau ovale, côtoyant tous les présidents arrivés là.

En 2011, le héros de l’histoire, Ulysse Troy, dirige une section des archives du Mobilier National Américain. Ce service répertorie et stocke tous les présents que les présidents reçoivent. Notre héros met la main sur cette boite à musique, alors qu’elle commence à émettre un enregistrement très court qui intrigue tout de suite notre ami Troy.

Black Box - Par Fabrice Sapolsky & Thomas Lyle - Atlantic
(C) Atlantic/Thomas Lyle

Il cherche de l’aide auprès d’une journaliste d’investigation en quête de gloire et d’un ingénieur du son porté sur le tabac enchanté. L’intrigue les emmène au quatre coins du pays, à la découverte d’un secret que cachait le président Eisenhower.

Au scénario, nous retrouvons le Français Fabrice Sapolsky, créateur du magazine Comic Box. Il est notamment l’auteur du Spider-Man de la collection Marvel Noir.

Il crée ici une histoire qui flirte avec les intrigues des films de la franchise Benjamin Gates, elle aussi plongée dans l’histoire des États-Unis, le jeu d’acteur de Nicolas Cage en moins. L’intrigue n’est pas exempte de défaut, surtout en ce qui concerne le fonctionnement de la Black Box ou encore lors de la rencontre des héros avec le vieux Redneck, passage totalement improbable.

(C) Atlantic/Thomas Lyle

Thomas Lyle, quand à lui, nous livre des pages correctes même si parfois, le niveau oscille entre le bon et le moins bon. Il n’est pas rare de voir des erreurs de proportion ou encore des visages totalement ratés. Venant d’un vétéran de l’industrie (il a travaillé sur Starman, Batman voire encore Spider-Man), c’est vraiment dommage.

Concernant le travail éditorial, nous dirons la même chose que pour Morning Glory Academy : il est remarquablement soigné. Black Box se laisse lire comme un bon divertissement et révélera toute son ampleur dans les prochains tomes.

(par Antoine Boudet)

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3 Messages :
  • Black Box - Par Fabrice Sapolsky & Thomas Lyle - Atlantic
    18 septembre 2011 19:19, par Oncle Francois

    travail éditorial remarquablement soigné ? mais en quoi ? mieux que chez le principal éditeur du genre en France, également très présent chez certains boulangers et les cartes de foot ?

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    • Répondu par Antoine Boudet le 18 septembre 2011 à  20:21 :

      Effectivement, le travail éditorial enterre celui de Panini. Atlantic sort ses parutions en Hard Cover au prix d’un TPB de Panini, le papier est largement de meilleure qualité et, quand on voit le massacre que fait Panini à chaque sortie d’un TP, on ne peut que se réjouir de l’initiative d’Atlantic.

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      • Répondu par S.P. le 19 septembre 2011 à  19:17 :

        Ouais, sauf que dans ce premier HC de Black Box Atlantic s’est contenté de regrouper 2 comics... pour le même prix et en TPB Panini regroupe 6 comics... autant dire qu’Atlantic prend ses lecteurs pour des vaches à lait : 12.95€ pour un mauvais comic lu en 30 secondes, c’est lamentable. Car oui, Black Box est mauvais : scénario bancal (à croire que le scénariste improvise d’une page sur l’autre) et dessin très moyen (embêtant pour un dessinateur d’avoir de telles lacunes en anatomie).
        Je souhaite à Atlantic de réussir bien sûr, mais vus leurs premiers titres et leur politique de prix, ça risque d’être compliqué.

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