Blood Alone, T8 - Par Masayuki Takano - Ki-Oon

9 janvier 2013 0 commentaire
  • Ce manga évoque la destinée d'une jeune fille éperdument amoureuse d'un garçon. Tout ce qu'il y a de plus normal, si ce n'est... qu'elle est une vampire!
    Ce huitième tome renvoie Kuroe des années en arrière, lorsqu'il n'était encore qu'apprenti Vanatore, protégé de Reiji. Changement radical d'ambiance : Masayuki Takano entraîne le lecteur au travers d'un flashback des plus explicites.

Malgré une grand timidité, la petite Misaki n’est autre qu’une vampire. Elle séjourne chez un jeune écrivain capable de contrôler le temps, et elle en est secrètement amoureuse. Tous deux ont un ennemi commun : un vampire ténébreux, qui tua un membre de leur famille. Kuroe protège corps et âme Misaki des autres vampires, qui tentent de s’emparer d’elle ainsi que de la strarda, cette conscience nauséabonde qui modifie la personnalité de la jeune femme.

Cet opus nous entraîne vers le passé de Kuroe, alors qu’il n’était encore, qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années, aux côtés de son mentor Reiji.

Blood Alone, T8 - Par Masayuki Takano - Ki-Oon

Masayuki Takano emmène le lecteur hors de ses traditionnels sentiers battus. Jusqu’alors, il nous présentait une histoire modelée sur la liaison romanesque entre une vampire et un humain. Ici, il modifie sa trajectoire en utilisant un flashback présentant la jeunesse de son héros.

Les inconditionnels de la série apprécieront d’en apprendre davantage sur les personnages qu’ils affectionnent. Mais d’un autre côté, peu de surprise sont au rendez-vous, car la narration s’essouffle vite et, point majeur à relever, les voyages dans le temps se coordonnent de façon peu habile. D’une page à l’autre, nous nous retrouvons dans une autre époque sans qu’aucun indice ne vienne clairement nous l’expliquer, ce qui met le lecteur dans la confusion.

Graphiquement, Masayuki Takano continue à filer, sur la même cadence, son trait fin et subtil. Les couvertures parlent déjà d’elles-mêmes : des visages plaisants, de la légèreté dans les mouvements, qui apportent gaieté et réconfort. Petit bémol en revanche : certains visages en début d’ouvrage demeurent vides, comme si les yeux, la bouche et le nez avaient été effacés ! Dommage, car au delà des quinze premières pages , les expressions de faciès sont en réelle harmonie avec le récit.

Un album qui comblera certains adeptes de la série mais qui en décevra plus d’un lecteur néophyte, par un volume très différent de ses prédécesseurs.
Une mauvaise passe sans doute, car Blood Alone dispose d’une réelle dynamique, que nous ne retrouvons guère ici.

(par Marc Vandermeer)

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