Commando Colonial T2 - Le Loup gris de la Désolation - Par Appollo et Brüno - Dargaud

2 août 2009 2 commentaires
  • Appollo et Brüno font tomber un avion sur un lambeau de terre tropicale en plein océan. Mais les requins de la Seconde Guerre mondiale rendent toute baignade fortement dangereuse. Pourtant les Poisson-Pilotes chez Dargaud ne sont pas tous carnassiers...

Antoine et Maurice avaient été envoyés à Madagascar en mission secrète pour Londres, dans le cadre de l’opération Ironclad. Ceci afin d’évaluer si le Général de Gaulle y est suffisamment populaire pour reprendre la main sur cette colonie, dont l’autorité est plutôt pétainiste. Démasqués, ils ont dû fuir l’île en avion avec Zborowski, en direction du Mozambique.

Les trois fuyards vont échouer à mi-chemin du continent africain sur une petite île, l’île d’Europa, tenue par un original, Dos Santos. Un petit bout de terre en pleine mer, un petit coin de paradis alors que le Monde s’entre-déchire dans la guerre.

Oui, mais voilà : des éléments très importants récoltés lors de l’opération Ironclad doivent impérativement revenir à Londres auprès du gouvernement de la France Libre. Il faut donc soit arriver à réparer l’avion, soit improviser une barque de fortune pour traverser un bout d’océan. 400km, une paille, quoi. Antoine, Maurice et Zborowski n’ont pas franchement l’envie d’abuser de l’hospitalité de Dos Santos. D’abord parce qu’après tout, il fait payer les nuits, parce qu’on s’y ennuie et que toutes les interdictions idiotes du propriétaire des lieux ont tendance à énerver ces hommes d’action au repos forcé.

Retrouver une série du tandem Brüno et Appollo est un bonheur. Chaque série dessinée par Brüno est dans un univers différent, mais il arrive à y rendre son style tout à fait crédible et même parfaitement justifié (« Biotope », « Inner City Blues », « Junk »,..). Appollo se fait visiblement plaisir à raconter ces histoires de colons qui se prennent pour des petits rois, déstabilisés par la Seconde Guerre mondiale dont ils ne savent comment tirer profit ou s’ils vont même garder leur statut.

Une phrase donnant le ton aventureux de l’album est reprise en quatrième de couverture : « Nous vivons la fin des temps héroïques, il faut en profiter. ». Les héros ne sont pas des barbouzes, mais plutôt des aventuriers, et les auteurs donnent une personnalité tangible à chaque acteur de la série.

(par Xavier Mouton-Dubosc)

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