Comme elles, T5 - Par Sakura Fujisue - Delcourt

3 janvier 2009 0 commentaire
  • Sakura Fujisue dépeint une jeunesse nipponne banale où le drame est omniprésent. Derrière une apparence bienheureuse, le malheur guette et on sent cette tension tout au long de ce cinquième volume.

Le malaise s’installe entre Kanori et Kôta. La jeune fille a du mal a accepter que son petit ami était au courant de la mésaventure de Kazumi, mais ne parvient toujours pas à exprimer ses sentiments. Elle décide de faire comme si de rien n’était et de reprendre sa petite vie de couple parfaite. Parallèlement, Kazumi et Ena passent de plus en plus de temps ensemble et, bien que le jeune homme continue à voir d’autres femmes, il se montre très attentionné envers la jeune fille. Mais les beaux jours ne durent pas et les deux couples vont devoir faire face à de nouvelles difficultés.

Bien que ce volume paraisse plus heureux que les autres au premier abord, il n’en est rien. L’héroïne est rongée par un mal-être intérieur qui se ressent à travers la narration et la mise en page. De plus, un drame encore plus important semble se préparer et bien qu’on ne le distingue qu’en de rares occasions, il pèse sur ce cinquième volume.

On en apprend un peu plus sur le passé de Kotâ et finalement, même le petit couple modèle du début perd de son charme. Cela n’en rend ce manga que plus réaliste qu’il ne l’était déjà et on se sent encore plus proche de ses héroïnes (si c’est encore possible.)

Les petits dessins humoristiques qui ponctuaient les premiers volumes sont moins nombreux alors que l’histoire se dramatise. Pour clôturer ce livre, l’auteur nous propose une petite histoire écrite à ses débuts, en 1998. On peut constater l’évolution du dessin : bien que le style soit le même, le trait était plus grossier, moins travaillé. La narration était, elle aussi, plus classique et moins aérée que maintenant. Malgré tout, l’histoire reste agréable à lire et ancrée dans ce qui fait le succès de Sakura Fujisue : une représentation réaliste de la jeunesse nipponne.

(par Stéphanie Francqueville)

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