Crusades – T1 : Le Spectre aux Yeux d’Argent – Izu, Nikolavitch & Zhang Xiaoyu – Humanoïdes Associés

19 février 2010 1 commentaire
  • Les Templiers sont définitivement à la mode. Après {[Le Cinquième Évangile->9616], [Les Confessions d’un Templier->9496]} et d'autres, c'est au tour des Humanoïdes Associés de lancer leur nouvelle série liée au célèbre ordre religieux: {Crusades}.

Quelques années après l’échec de la cinquième croisade et la peste suspecte qui accabla la ville de Damiette en 1221, le Pape Grégoire IX créa la Commission des Mires et plaça à sa tête un chevalier du Temple : Guillaume de Sonnac.

Vingt-cinq ans après, certains nouveaux éléments confirment que des circonstances inhabituelles causèrent la débâcle des croisés à Damiette. Parmi elles, l’existence dans les catacombes de la cité d’une secte mystérieuse pratiquant des expériences aussi étranges que dangereuses. Malgré la réticence du Pape Innoncent IV, qui succéda à Grégoire IX, De Sonnac et ses hommes reçoivent la mission de découvrir tous les tenants et aboutissants de cette sombre affaire.

Crusades – T1 : Le Spectre aux Yeux d'Argent – Izu, Nikolavitch & Zhang Xiaoyu – Humanoïdes Associés

Sur fond de thriller classique, Izu et Alex Nikolavitch réécrivent une partie de la vaste histoire des croisades et remettent au goût du jour alchimie, société secrète et grande aventure. Aidés par un panel de personnages, tous plus atypiques les uns que les autres, les auteurs distillent dans ce premier tome de l’action à haute dose, au détriment d’une intrigue qui s’avère finalement assez ténue. Du coup, l’attention du lecteur se focalise surtout sur les nombreuses scènes de bataille, dessinées avec force hémoglobines par Zhang Xiaoyu.

Extrait Crusades – T1 : Le Spectre aux Yeux d'Argent

En plus de l’intensité qu’il sait créer dans ses scènes de combat, le dessinateur retranscrit un univers médiéval très réaliste. Concernant son style, il utilise avec talent les hachures dans un traitement particulièrement intéressant. Pour un tout premier album, l’artiste d’origine chinoise propose un travail des plus honnête, mais suffisamment sanglant pour ne pas le mettre dans toutes les mains.

Il faut l’avouer, grâce à une histoire bien construite et des planches aussi belles que dynamiques, le récit prend et l’envie de suivre les baroudeurs qui accompagnent Guillaume de Sonnac persiste tout au long de l’histoire. Une belle réussite, dont on se réjouit de lire la suite.

(par Olivier Wurlod)

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