Hatshepsout : Princesse d’Egypte - Par Depeyrot et Tchao - Milan

18 février 2010 5 commentaires
  • Dans la grande tradition des mangas historiques et pédagogiques, les auteurs français Marc Depeyrot et Cédrice Tchao proposent de remonter le temps jusqu'à l'Égypte antique. Loin des figures rebattues, ils présentent la vie d'Hatshepsout, reine-pharaon qui a marqué son époque avant de tomber dans l'oubli.

Placé sous les bons auspices d’Osamu Tezuka (la parenté de style graphique n’aura échappé à personne), Hatshepsout : princesse d’Egypte présente la biographie d’un de ces personnages fascinants qui saisissent au vol les opportunités qui vont changer leur destin.
Hatshepsout est la fille de Thoutmosis Ier, pharaon aux alentours de 1500 av JC. Elle a un frère, appelé tout naturellement à succéder à son père. Mais le petit garçon est aussi chétif et abruti que sa sœur est vive et intelligente. Quand il monte sur le trône, c’est bien Hatshepsout qui exerce le pouvoir. La mort rapide de Thoumsosis II place sa sœur dans une situation délicate. Elle doit laisser le pouvoir à son neveu. La jeune femme refuse, et prétextant le jeune âge de l’héritier au trône, elle déclare la régence. Pendant plusieurs années, paré d’attributs vestimentaires masculins, le pharaon sera donc une femme.

Hatshepsout : Princesse d'Egypte - Par Depeyrot et Tchao - Milan

N’importe quel collégien rêverait d’avoir un tel manuel d’histoire. La narration est fluide, vivante, le dessin nerveux, documenté. 3500 ans après les faits, le lecteur plonge sans efforts dans le quotidien de la famille royale égyptienne. Le versant pédagogique, mêlé à des scènes au ton plus moderne, ne pèse pas trop sur le récit. Transparait ici le métier (dans tous les sens du terme) de Marc Depeyrot, professeur de français dans le civil.
Si l’album est à conseiller à des adolescents (le petit dossier pédagogique à la fin de l’album reprend les canons du genre), c’est une porte d’entrée tout public pour découvrir les subtilités de l’égyptologie et une héroïne qui n’a pas eu la même postérité "médiatique" que Néfertiti. Le dessin manga-like maitrisé de Cédric Tchao donne de plus à l’ensemble une couleur originale que l’on n’a pas l’habitude de voir pour une histoire sur l’Egypte antique.

(c) Depeyrot-Tchao/Milan

(par Thierry Lemaire)

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5 Messages :
  • J’aime bien le manga, mais fait par des français ça aura toujours ce petit quelque chose de ridicule je trouve. Surtout le dessin. Quelle idée de se calquer sur le modèle japonais où les styles de dessins se ressemblent quasi tous, car formatés pour vendre un maximum ! A mon avis les auteurs européens feraient mieux d’exploiter la richesse graphique de leur patrimoine !

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  • J’ai lu ce manga qui m’avait attiré l’oeil sur les rayons des librairies (rare sont les français qui maitrisent le trait manga). Et j’hadère à 100%.

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    • Répondu par flameboy le 19 février 2010 à  11:29 :

      Je trouve ce mange excellent notamment au niveau du style graphique et de la dynamique narrative.
      Franchement, cela change par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir concernant les sujets historiques ; ce manga est d’ailleurs très bien documenté je trouve.
      Bref, je le conseille à tout le monde !

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      • Répondu par Toutenkoko le 19 février 2010 à  19:54 :

        Étant donné que j’aime bien l’Égypte je me suis penché en librairie sur ce manga mais... j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire à cause du dessin et l’histoire n’est pas très développée !! Il va falloir beaucoup de tomes !!

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        • Répondu par Blackcat le 19 février 2010 à  22:00 :

          Moi j’ai feuilleté ce manga en librairie et je vais l’acheter : le dessin est original, fluide et le récit rythmé. Le sujet est original. Bref, ça change !

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