Flamingo - Rounds 1 et 2 - par Blengino & Scampini - Delcourt

21 mars 2007 0 commentaire
  • La deuxième série de la collection {Impact} dirigée par le scénariste David Chauvel nous emmène dans les coulisses des salles de boxe. Huit rounds sont prévus.

Dans la banlieue de Gênes, sueurs et entraînements rythment le quotidien du Flamingo et de ses boxeurs. Gerard Speer, le propriétaire de la salle, compose avec la mafia locale et trempe dans les magouilles de matchs truqués. Son jeune poulain, Malik est le fils de son ami et associé, décédé quelques années plus tôt dans le mystérieux incendie de la salle. L’assassinat brutal d’Hassam, l’ami de Malik, vient jeter le trouble dans ce petit monde…

Le chaos n’est pas sur le ring mais plutôt dans ses coulisses : trafics mafieux, boxeurs corrompus qui "se couchent" pour truquer les matchs, violence sous-jacente qui ferait rapidement oublier que la boxe est avant tout un sport. Si on passe au-dessus de quelques heureux hasards scénaristiques (la rencontre avec Alice, la fille de Speer ; la police incarnée par l’inspecteur Leon Traverso, lui-même ancien boxeur…), l’intrigue imaginée par les italiens Luca Blengino et Luca Erbetta est suffisamment dense et rythmée pour captiver pleinement le lecteur. Le deuxième round complexifie l’histoire et en multiplie ses facettes.

Pour sa première série, le jeune dessinateur Cristian Cari Scampini délivre une prestation honorable. Mais sur certaines planches, l’encrage a tendance à disparaître au profit d’un crayonné un peu trop simpliste. Il serait dommage que la qualité pâtisse du rythme de publication (le troisième tome est déjà annoncé pour juin 2007). Côté couleurs, Vincenzo Riccardi fait la part belle aux jeux de lumières, mais étouffe quelques séquences avec des teintes monochromes.

"Intrigue à forte densité, parutions à haute fréquence", le slogan de la collection Impact est respecté par cette équipe d’auteurs italiens. Espérons qu’ils auront l’endurance nécessaire pour tenir la totalité du combat prévu en huit rounds.

(par Laurent Boileau)

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