Angoulême 2015 - Le temps des explications

1er décembre 2014 14 commentaires
  • Jeudi dernier, le FIBD convoquait la presse afin d'exposer son programme pour le prochain festival, ainsi que la sélection des nominés pour les Prix 2015. Les auteurs en ont profité pour annoncer une action lors de la prochaine édition (grève des dédicaces en vue?) et les journalistes ont obtenu quelques réponses à leurs questions, un exercice qui n'était pas le fort des organisateurs du Festival jusqu'à présent.

Angoulême 2015 - Le temps des explicationsC’est quoi le Festival d’Angoulême ? Un événement culturel d’abord, avec des expositions, des conférences et une remise de prix annuelle. Un événement commercial ensuite, avec des centaines d’éditeurs présents et les auteurs qu’ils publient. C’est aussi une fenêtre de tir exceptionnelle pour les médias qui, depuis 43 ans maintenant, positionnent en fin janvier leurs dossiers sur la BD.

Pilotée par une association de Loi 1901 de près de 70 membres passionnés de BD, des amateurs dans tous les sens du terme, l’Association du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, a un peu paniqué en confiant il y a sept ans à 9e Art +, une société dirigée par M. Franck Bondoux, les clés de la manifestation pour une période de dix ans, tacitement reconductible, sauf dénonciation préalable, chose qui est en train de se mettre en place ces jours-ci.

S’il est incontestable que M. Franck Bondoux a considérablement professionnalisé la manifestation, une dérive autoritaire de sa direction s’est faite très rapidement jour, qui s’est traduite par des conflits répétés avec la mairie d’abord, avec la Cité de la Bande Dessinée ensuite, mais aussi avec la presse, éléments qui n’ont pas montré, c’est le moins qu’on puisse dire, 9e Art + sous son meilleur jour.

Le dernier épisode des dépôts de marque par 9e Art + des vocables « Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême » et « Festival d’Angoulême », sans l’avis de la mairie ni de l’association et qui avait soulevé un tollé général, signalait pour le moins une relation problématique avec ses partenaires, sinon dans ce cas une confusion de patrimoine un peu gênante.

C’est donc dans cette atmosphère que s’ouvrait la conférence de presse du 43e Festival d’Angoulême dont la prochaine édition aura lieu du 29 janvier au 1er février 2015.

Le programme des expositions

Les organisateurs du FIBD ont dévoilé le programme des expositions. Rien de plus que ce que nous vous avions annoncé voici quelques jours

- Une exposition Calvin & Hobbes de Bill Watterson
- Une exposition rétrospective Jirô Taniguchi.
- Une exposition rétrospective Jack Kirby
- Une exposition rétrospective sur la bande dessinée finlandaise Les Moomins de Tove Jansson qui auront 70 ans en 2015.
- Une exposition rétrospective Alex Barbier
- un hommage rendu à Anouk Ricard et ses personnages d’Anna et Froga
- une exposition Nix et ses personnages de Kinky & Cosy
- une rétrospective de la maison de bande dessinée alternative bruxelloise L’Employé du moi
- Une exposition du scénariste Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, W.E.S.T, L’Or et le Sang, Silas Corey…)

Ainsi qu’une centaine de rencontres, des concerts consacrés au blues et les habituelles activités dédiées aux sponsors. Une programmation dans la droite ligne des précédentes.

Les détails du programme sont ICI.

Conférence de presse de la 42e édition du Festival d’Angoulême à la Maison du Jaon
Photo : Th. Lemaire

La marche annoncée des auteurs

Un peu avant la conférence de presse du Festival, le SnacBD, syndicat d’auteurs de BD, communiquait : "Il y a six mois, à l’initiative du SNAC BD, 1200 auteurs de bande dessinée, dont près d’une vingtaine de Grands Prix du festival, inquiétés par la réforme brutale et soudaine de leur régime de retraite complémentaire obligatoire (RAAP) signaient une lettre ouverte à leur Ministre de tutelle afin que des concertations puissent s’ouvrir. Alors que de nombreux motifs d’inquiétude existent déjà sur l’avenir immédiat de leur profession (baisses des rémunérations, augmentation de la TVA sur les droits d’auteurs, projet nébuleux de réforme de leur régime de sécurité sociale, remise en cause du droit d’auteur à l’échelle européenne...), les auteurs, déjà dans un état de paupérisation croissante, se retrouveraient du jour au lendemain soumis à une cotisation équivalente à un mois de leurs revenus."

Voir l’intégrale du communiqué en PDF ci-dessous).

Le communqué du Snac-BD

Et d’appeler ses membres et sympathisants à une Marche des auteurs qui aura lieu le samedi 31 janvier 2015, c’est-à-dire au plus fort moment d’affluence du Festival.

On se souvient qu’une action avait amené au débrayage de 400 auteurs lors du dernier Festival de Saint-Malo. En outre, des "États généraux de la BD" auront lieu le vendredi 30 janvier au théâtre d’Angoulême. Des " États généraux" comme ceux concédés par Louis XVI avant la Révolution Française ? Bigre !

Une jolie parabole que cette parodie de la dernière affiche du FIBD par le SnacBD : sans les auteurs, les bulles d’Angoulême seraient vides...

La sélection 2015 du FIBD

Le moment le plus attendu par la profession est évidemment la liste des nominés aux Prix d’Angoulême. Sans plus attendre, les voici :

La sélection officielle

- Yekini, le roi des arènes, par Lisa Lugrin et Clément Xavier - Ed. Flblb
- Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, par Tom Gauld - Ed. 2024
- Voir des baleines, par Javier de Isusi - Ed. Rackham
- Sukkwan Island, par Ugo Bienvenu et David Vann - Ed. Denoël Graphic
- Saga, par Brian Vaughan et Finao Staples - Ed. Urban Indies
- Que la bête fleurisse, par Donatien Mary - Ed. Cornélius
- Mes cent démons, par Linda Barry - Ed. Ca & Là
- Locke and key, par Joe Hill et Gabriel Rodriguez - Ed. Milady Graphics
- Little Tulip par Boucq et Charyn - Ed. Le Lombard
- Last Man, par Balak, Sanlaville et Vivès - Ed. Casterman
- K.O. à Tel Aviv, par Asaf Anuka - Ed. Steinkis
- Julio, par Gilbert Hernandez - Ed. Atrabile
- Hommes à la mer, par Riff Reb’s - Ed. Soleil
- L’Enfer en bouteille, par Suehiro Maruo - Ed. Casterman
- Le Chef de Nobunaga, par Nishimura et Kajikawa - Ed. Komikku
- L’Arabe du Futur par Riad Sattouf - Ed. Allary
- Building stories, par Chris Ware - Ed. Delcourt
- Calavera, par Charles Burns - Ed. Cornélius
- Cet Été-là, par Jilian et Mariko Tamaki - Ed. Rue de Sèvres
- Love in vain, par Mezzo et JM Dupont - Ed. Glénat
- Lune l’envers, par Blutch - Ed. Dargaud
- Magasin général (T.10) par Loisel et Tripp - Ed. Casterman
- Max Winson (1. La Tyrannie), par Jérémie Moreau - Ed. Delcourt
- Sunny, par Tayou Matsumoto - Ed. Kana
- Ulysse, les chants du retour, par Jean Harambat - Actes Sud
- Vermines, par Guerse et Pichelin - Ed. Les Requins Marteaux
- Les Vieux Fourneaux, par Lupano et Cauuet - Ed. Dargaud
- Autel California, par Nine Antico - L’Association
- Barthélémy, l’enfant sans âge, par Simon Roussin - Ed. Cornélius
- Beta... civilisations volume 1, par Jens Harder - Actes Sud / L’An 2
- Blast, par Manu Larcenet - Ed. Dargaud
- L’Or et le sang, par Fabien Nury, Maurin Defrance, Merwan Chabane, Fabien Bedouel - Ed. Glénat
- Un Océan d’Amour de d Wilfrid Lupano & Grégory Panaccione - Ed Delcourt

Sélection Jeunesse

- Au Pays des lignes, par Victor Hussenot – Ed. La Joie de lire
- Boule à zéro T3 – Docteur Zita, par Serge Ernst et Zidrou – Ed. Bamboo
- Caterina T1 – Le Gang des chevelus, par Alessandro Tota - Ed.Dargaud
- Emile et Margot T4 – Merci les monstres !, par Olivier Deloye, Anne Didier et Olivier Muller – Ed. BD Kids
- Hilda et le Chien noir, par Luke Pearson – Ed. Casterman
- Karton T1 : Taméus Trognebarde, par Uwe Heidschötter et Patrick Wirbeleit – Ed. BD Kids
- Légendes de la garde T3 – La Hache noire, par David Petersen – Ed. Gallimard
- Passe-passe, par Dawid et David Cuveele – Ed. La Gouttière
- Quatre sœurs T2 – Hortense, par Cati Baur et Malika Ferdjoukh – Ed. Rue de Sèvres
- Les Royaumes du Nord T1, par Clément Oubrerie et Stéphane Melchior-Durand – Gallimard
- Seven Deadly Sins T5, par Nakaba Suzuki – Ed. Pika
- Le Temps des mitaines, par Anne Montel et Loïc Clément – Ed. Didier Jeunesse

Sélection Patrimoine

- Capitaine Albator Intégrale, par Leiji Matsumoto – Ed. Kana
- Daredevil T1, par Frank Miller et Klaus Janson – Ed. Panini
- Gilles la Jungle, par Claude Cloutier – Ed. La Pastèque
- Green Lantern & Green Arrow, par Dennis O’Neil et Neal Adams – Ed. Urban Comics
- Histoire de la Sainte-Russie, par Gustave Doré – Ed. 2024.
- La Malédiction de Rascar Capac T1, par Hergé – Ed. Casterman
- Pogo T1, par Walt Kelly – Ed. Akileos
- San Mao, le petit vagabond, par Zhang Leping – Ed. Fei
- Sandman T4, par Neil Gaiman et collectif – Urban Comics
- Sex & Fury, par Bonten Tarô – Le Lézard noir

Sélection Polar

- Fatale, par Max Cabane et Jean Patrick Manchette – Dupuis/Aire libre
- Gotham Central T1, par Michael Lark, Ed Brubaker et Greg Rucka – Urban Comics
- Moi, assassin, par Keko et Antonio Altarriba – Ed. Denoël Graphic
- Petites coupures à Shioguni, par Florent Chavouet – Ed. Picquier
- Wet Moon T1, par Atsushi Kaneko – Casterman/Sakka

Le jury sera conduit par le scénariste Gwenn de Bonneval président du jury. "Il est fédérateur" nous dit Stéphane Beaujean, l’un des trois responsables artistiques de la manifestation, lors de la conférence de presse.

Quant aux membres du Comité de sélection, en voici la liste :
Nicolas Albert (La NRCO)
Charles Ferreira (Joseph Gibert)
Thomas Mourier (FIBD)
Jean-Pierre Nakache (Bulles en tête)
Frédéric Potet (Le Monde)
Juliette Salin (Fleurus Presse)
Ezilda Tribot (FIBD)

Que dire de cette sélection, sinon qu’elle est dans la droite ligne des années précédentes, faisant la part belle aux petits labels au sein desquels les choix sont sans surprise.

Le Grand Prix 2015

Il sera désigné selon la même modalité que l’année dernière. Trois noms sont choisis par l’Académie sur une liste d’une vingtaine de noms. "Il y aura un Américain, un Japonais et un Anglais" sur les trois noms, annonce Stéphane Beaujean.

La conférence de presse improvisée

Une fois la présentation faite, l’équipe du FIBD s’apprêtait à plier les gaules. Mais c’était compter sans Fabrice Piault, journaliste à Livres Hebdo et président de l’Association des Critiques et des Journalistes BD (ACBD) qui, bille en tête, interroge Franck Bondoux sur le dépôt des marques du festival par 9e Art +, chose qui avait fait scandale. Il demande aussi la réaction de Patrick Auzou, le président de l’association "dont on croyait jusqu’à présent qu’elle était propriétaire du Festival". Et si Bondoux en est désormais le propriétaire, quel est son projet à long terme, sa stratégie, et ses rapports avec les autres partenaires, notamment la Cité de la BD.

Le "Bondoux Bashing" : la presse régionale en accusation

Franck Bondoux revient sur "un certain nombre de choses qui sont écœurantes, depuis des années", parlant d’un "bashing de 9e Art + par la presse régionale. C’est évidemment La Charente Libre qui est visée contre qui 9e Art + s’est fait débouter d’une plainte en diffamation.

Pour se justifier 9e Art + publie un communiqué (lire ci-dessous) où il confirme les relations étonnantes entre la société 9e Art + et Partnership Consulting, une société qui fait 1,2 millions d’euros de CA, également dirigée par M. Bondoux, "qui, pour une large part, assure sans que rien ne l’y oblige le portage de la trésorerie du Festival".

Concernant l’opacité des comptes dénoncée par certains, M. Bondoux signale que "Les comptes de 9eArt+ sont, depuis la création de la société en 2007, validés par un expert comptable, puis certifiés par un Commissaire aux comptes. Ils sont également remis intégralement et annuellement à chacune des institutions qui subventionnent le Festival ainsi qu’à l’Association du FIBD. Ces institutions ont la possibilité de poser toute question à tout moment sur ces comptes transparents."

Aucune réponse n’est faite cependant par l’association sur son absence d’appels d’offre pour les différentes missions du Festival, principale critique faite à cette séquence où des millions d’euros d’argent public sont en jeu.

Et Bondoux de promettre un audit qui viendra "dans les semaines et les mois qui viennent", sans doute après la prochaine édition du Festival. Un cabinet spécialisé devrait être désigné. "Rien ne sera caché parce que nous n’avons rien à cacher" martèle Bondoux.

Il signale que les partenaires sont autour de la table mais qu’aucune convention n’est encore signée. L’enjeu, selon Franck Bondoux, est d’intégrer 9e Art dans le projet de remise à plat du Pôle Images d’Angoulême dans une perspective de 3, 5 et 10 ans. "9e Art + n’est pas un exécutant, dit-il, mais une structure particulière qui n’a qu’une seule vocation, c’est d’organiser le festival d’Angoulême... Elle ne fait que cela et ne se développe pas par ailleurs... Ses collaborateurs détiennent l’ADN du Festival..." Des collaborateurs qui étaient, pour les plus anciens d’entre eux, employés par l’association.

Un projet aurait été établi entre 9e Art + et l’association et proposé cet été : "Nous n’avons même pas eu le temps de le défendre, de l’expliquer, parce qu’il a été immédiatement balancé dans la presse régionale qui fait du "9e Art bashing" et du "Bondoux Bashing" depuis sept ans."

L’affaire des dépôts de marque

"Nous avons engagé un dialogue avec l’association et certains de ses membres ont préféré une autre voie" dit-il. En clair, le dialogue entre 9e Art + et son commanditaire, l’association, est au point mort. Franck Bondoux s’est alors rapproché du maire d’Angoulême pour essayer de résoudre cette incommunicabilité.

Il prétend qu’il a déposé les marques "pour provoquer un choc". "Aujourd’hui, au moment où nous parlons, le transfert de ces marques à l’association est en cours. Les papiers sont signés" affirme-t-il. Et d’ajouter : "Ce n’est pas plus mal d’avoir protégé ces marques qui se promenaient un peu dans la nature."

M. Bondoux annonce qu’il a déposé par ailleurs d’autres marques "que nous remettrons également à l’association". [1]

Lire le communique de 9e Art + (PDF)

La mise au point de 9e Art +

Les revendications de Frank Bondoux

Le patron de 9e Art + explique que, depuis qu’il a signé avec l’association il y a sept ans, la configuration a changé. Il laisse entendre que l’association n’est plus adaptée à la situation actuelle : "Les événements se créent souvent [...] grâce à une poignée de passionnés, de bénévoles. Cela a été le cas ici. [...] Cet événement est sur le fil du rasoir. Il doit conjuguer, et c’est pourquoi il a été je crois l’objet de critiques permanentes, les intérêts des grands éditeurs, des éditeurs alternatifs, l’éthique de cet événement qui ne peut pas accepter qu’il y ait de l’entrisme dans sa ligne éditoriale, qui doit conjuguer avec les intérêts d’un territoire, avec ses collectivités qui ne sont pas forcément toujours au diapason, notamment politique, l’implication qui viennent chercher dans cet événement, heureusement pour nous, une image de marque..."

Et d’interpeler les collectivités sur leurs engagements, notamment au nouveau des infrastructures : "On ne fait pas les Jeux Olympiques sans un Stade de France", dit-il. Il est vrai que le FIBD campe sous tente depuis plus de 40 ans...

Il met en cause une association faite de gens qui "allaient chercher Franquin à la gare en deux-chevaux et qui faisaient dessiner Gaston Lagaffe sur une nappe de restaurant [...] Je ne me moque pas d’eux en disant cela mais les temps ont changé."

En ce qui concerne les relations avec la Cité, il prétend qu’elles sont désormais apaisées. Jean-Pierre Mercier, conseiller scientifique du Musée de la BD, présent sur la scène, confirme travailler en bonne intelligence avec le FIBD sur des projets pluriannuels. "À titre personnel, dit-il, je me réjouis de retrouver une situation que j’ai connue par le passé." Une pierre dans le jardin de Gilles Ciment...

Retour en arrière sur l’Académie des Grands Prix

Et l’Académie des Grands Prix réduite en instance-croupion lors du dernier Festival ? "Elle fait partie du patrimoine du festival, affirme Franck Bondoux. Elle a un rôle à jouer [...] Le Festival ne veut pas perdre ses Grands Prix". Mais aucun projet n’y est pour le moment attaché. Parlant de la réforme des Grands Prix, il ajoute : "Nous avons essayé peut-être de passer en force. Ce n’est pas pour cela que nous sommes fâchés avec les Grands Prix du festival. Là aussi, il faut inventer l’avenir."

Bref, à la conclusion de cette présentation, bien des questions sont laissées en suspens, sans que l’on remarque beaucoup de changements dans l’évolution d’un festival qui reste dans la droite ligne impulsée par 9e Art + ces dernières années.

(par Thierry Lemaire)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

[1La marque "concert de dessins", déposée en commun avec Badaboum SA, une société suisse appartenant au dessinateur Zep, appartient déjà à l’association. Elle a été déposée à l’époque de Jean-Marc Thévenet en 2006.

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14 Messages :
  • Bonjour,

    Une rectification dans votre article :
    la marque Concert de Dessins a bien été déposée, conjointement par le FIBD et ZEP et cela à l’initiative de l’ancien organisateur du festival JM Thevenet et cela le 26 janvier 2006.

    Merci d’en prendre note.

    Cordialement,

    JCCAMANO
    Agent de ZEP

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 1er décembre 2014 à  15:48 :

      Effectivement, nous avons corrigé cette erreur. Merci.

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  • Pouvez vous m expliquer comment un concept peut il etre une marque ou est ce une appelation protegee ?

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    • Répondu par Pierre Magnier le 3 décembre 2014 à  14:26 :

      Pour être précis, voici ce qu’est une "marque". Une marque peut être de commerce, de fabrique ou de service. Elle consiste en un "signe" permettant de distinguer les produits et services d’une entreprise, d’un particulier, d’une association, etc.

      Ce signe peut être verbal (= les dénominations sous toutes leurs formes, sous formes écrite et parlée : mots, assemblages de mots, etc. Par exemple : Renault, Dupuis, etc), figuratif (logo, dessin. Par exemple : le losange de Renault, le chapeu de groom de Dupuis, la pomme d’Apple), une forme en 3 dimensions (exemple : une bouteille de parfum, la bouteille de Perrier), un son (exemple : le rugissement du lion de la MGM, la musique Windows quand un ordinateur s’allume, etc). Ce signe doit être reconnaissable sans aucune ambigüité par un consommateur.

      Dans le cas présent, une marque "Festival d’Angoulême" permet de distinguer ses produits (tee-shirts, produits dérivés, livres, etc) et ses services (expositions, formations, publicité, etc) des autres festivals. De plus, elle va permettre à son détenteur de gérer l’utilisation qui va en être faite par les autres. Avant le dépôt de la marque, n’importe qui pouvait l’utiliser pour en faire n’importe quoi, sans aucun contrôle possible. Le détenteur peut désormais interdire les utilisations illicites, cad sans son accord. Elle peut octroyer des licences d’utilisation au cas par cas.

      En ce qui concerne les Appellation (d’Origine) Contrôlées, elles ne concernent que l’agro-alimentaire. De manière générale, tous les types d’Appellations doivent satisfaire à un cahier des charges dans lequels sont définis de nombreux critères. Quand tous sont remplis, on peut aller faire une demande d’Appellation à un organisme qui donnera (ou non) l’homologation. Il existe également des Labels, avec également des critères à respecter, et qui sont payants pour pouvoir les afficher sur son produit (je pense au Label Rouge, Label produit recyclable, etc).

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  • Angoulême 2015 - Le temps des explications
    2 décembre 2014 09:50, par pol

    "Le Grand Prix 2015
    Il sera désigné selon la même modalité que l’année dernière. Trois noms sont choisis par l’Académie sur une liste d’une vingtaine de noms. "Il y aura un Américain, un Japonais et un Anglais" sur les trois noms, annonce Stéphane Beaujean."

    je ne comprends pas… donc, 3 noms seront retenus par le vote des auteurs, et ce seront automatiquement des étrangers, 1 par pays cité ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 décembre 2014 à  09:58 :

      Cela a été exposé ainsi lors de leur présentation (voir la vidéo). Je suppose qu’ils donneront bientôt plus d’explications. Leur relation avec les Grands Prix est encore floue, si l’on en croit les propos de Frank Bondoux.

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    • Répondu par Thierry Lemaire le 2 décembre 2014 à  11:43 :

      Plus précisément, les modalités d’élection seront les mêmes que l’année dernière, c’est-à-dire un premier tour pour désigner 3 auteurs, puis un second tour pour désigner le Grand Prix au sein de ces 3 derniers noms.

      Les trois noms "un Américain, un Japonais et un Anglais" dont parle Stéphane Beaujean sont les trois artistes ajoutés par rapport à la liste de l’année dernière. Ce qui fera une liste brute de 27 noms au total pour 2015.

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    • Répondu par stephane beaujean le 3 décembre 2014 à  20:31 :

      Bonjour à tous.
      Oui, désolé pour le flou. Je revenais du Japon le matin même et je n’étais pas des plus en forme à cause du décalage horaire et du manque de sommeil. D’où mon discours très confus. En fait, nous reprenons et le même mode de scrutin et la même liste que l’année dernière que nous enrichissons de trois noms. Et là aussi, la fatigue fait que je me suis planté : c’est en fait deux américains et un japonais. J’avais faux sur tout ce jour là.

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      • Répondu par AntoineL le 4 décembre 2014 à  01:29 :

        Bonjour,
        Donc, de fait, vous renoncez à la participation de l’académie des Grands Prix de la ville d’Angoulême ? (Ou bien ceux-ci ont-ils accepté de voter cette année ?)
        Est-ce que vous ne craignez pas de voir le prix perdre de son importance en le coupant ainsi de cette institution ? Surtout que vous évoquiez l’an passé la possibilité de voir séparer le Grand Prix de la présidence du festival ?

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        • Répondu par Luc le 15 décembre 2014 à  21:32 :

          Je crois sincèrement que tout le monde se fiche de l’Académie des Grands Prix, qui a plus décrédibilisé le prix qu’autre chose dans le monde de la BD. S’en séparé a permis au prix de devenir enfin un peu sérieux en commençant à récompenser quelques étrangers majeurs avant des gloires fatiguées, sympathiques mais mineures (Veyron et Denis !!) des années 70/80...

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  • Jean-Marc Thévenet déposait les marques au nom de l’association, pas pour le compte de sa société...

    Ancien éditeur, Jean-Marc Thévenet ne faisait pas systématiquement référence au monde du sport (jeux olympiques, stade de France...) et ne considérait pas les auteurs comme des athlètes à dédicaces-marathon, mais comme des artistes.

    Mais on parle d’une autre époque...

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  • Angoulême 2015 - Le temps des explications
    3 décembre 2014 09:34, par Bob

    Et cette sélection, alors ? Elle est sans surprise, de qualité, mais comme toujours peu d’élus, beaucoup d’absents. Qui d’autre a compté cette année ? Personnellement, j’aurais aimé voir dans la liste "Carnation" de X. Mussat et "La Fille Maudite du Capitaine Pirate" de J. Bastian, par exemple... Et vous ?

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    • Répondu par Pincemoi le 3 décembre 2014 à  11:32 :

      Carnation, c’était bavard et interminable (notez que je reste poli !)... La fille du Capitaine par contre...

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    • Répondu par AntoineL le 4 décembre 2014 à  22:26 :

      Moi j’ai été vachement impressionné par La lune est blanche d’Emmanuel et François Lepage cette année. Je suis un peu déçu qu’il ne soit pas dans la sélection...

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