Helldorado - T1 : Santa Maladria - Par Morvan, Dragan & Noé - Casterman

20 mai 2006 0 commentaire
  • Le scénariste {{Jean-David Morvan}} s'est révélé au fil des ans un formidable créateur d'univers. Le PDG de Casterman, Louis Delas, a raison de saluer son arrivée dans la préface de son catalogue. Le scénariste prolifique avoue apprécier l'excitation que lui procure de nouvelles collaborations. Aventure dans une île tropicale, esur fond de relations entre les conquistadors et les indiens...

Un village indien s’éveille dans la douceur de l’aube. Mais l’enfer se déchaîne aussitôt : un escadron de conquistadors a cerné les lieux, et massacre jusqu’au dernier tous les habitants, femmes et enfants compris. Toutes les apparences laissent penser à un crime gratuit. Mais peut-être que la réalité est plus complexe qu’il n’y paraît ?

Deux jeunes indiens, venus d’ailleurs, découvrent ce village désert, quelques heures après le carnage. Ils décident de profiter des lieux, de vider les garde-manger et d’enfin se reposer sur une paillasse convenable.

Les deux indiens sont capturés par des autochtones qui les emmènent dans leur cité. Ils se voient condamner à soigner des malades, atteint par un étrange virus ...

Pas de doute possible : Jean-David Morvan est bien aux commandes de ce récit. La narration fluide et dynamique en témoigne. Les premières pages, muettes, suffisent à elle-même pour instaurer rapidement un climat de tension et de dégoût face au génocide dont les indiens sont les victimes.

Miroslav Dragan, le co-scénariste de l’histoire, n’en est pas à son premier album. Il avait signé Le Collectionneur, le hors série consacré à l’univers de Sillage. Récemment, il a publié le premier volume de La Guilde aux éditions Casterman. Il est difficile, à la lecture de ce livre, de déceler quel est son apport dans cette série. Le duo se complète à merveille.

Le dessinateur argentin Ignacio Noé avait participé aux Chroniques de Sillage et a signé récemment un album coquin à la Musardine / Dynamite. Il utilise l’outil informatique pour réaliser l’intégralité du graphisme. Certaines planches sont particulièrement réussies, mais malheureusement d’autres souffrent d’un excès d’effets graphiques dans la mise en couleur, ce qui entraîne un manque de naturel.

Saluons une couverture particulièrement réussie synthèse de l’atrocité de scène inaugurale.

Les auteurs jouent sur les ambiances pour captiver leurs lecteurs, à défaut de leurs offrir une intrigue forte... Espérons que les tomes suivants contiendront une trame plus nerveuse...

(par Nicolas Anspach)

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