Code Mc Callum - T1 : Londres - par Duval & Cassegrain - Delcourt

22 mai 2006 1 commentaire
  • Le nouveau {spin off} de la série {Carmen McCallum} explore la jeunesse de l'héroïne créée par Fred Duval et Gess. Ce dernier continue donc ses récits engagés et au fort goût d'aventures.

2047 : Azay-le-Rideau. Carmen exécute un mystérieux invité lors d’une soirée mondaine. Il semblerait qu’il s’agit d’une vieille connaissance...
2040 : Londres. Sept ans auparavant, les leaders de l’IRA s’apprêtent à signer un accord de paix historique après onze années de guerre. Pourtant, une cellule composée de 4 irréductibles Irlandais semble refuser le dépôt des armes. Parmi eux, une jeune fille de 20 ans au nom de code Carmen...

Fred Duval peut se vanter d’être à la fois prolifique et créatif. Après Carmen Mc Callum, Travis, Carmen + Travis, Travis Karmatronics, le scénariste étoffe une fois de plus l’univers créé il y a maintenant dix ans. Habile, il utilise la véritable histoire de l’IRA (de 1919 à nos jours) pour développer et inventer un futur jusqu’en 2040. C’est donc de la jeunesse de l’intrépide et turbulente Carmen Mc Callum dont il s’agit ici. Dans l’évocation des années tumultueuses du début de carrière de l’héroïne, nous retrouvons le caractère bien trempé de la jeune femme. Ajoutez à cela, l’histoire épineuse et délicate de l’IRA et vous obtiendrez un résultat explosif démontrant une fois de plus le savoir-faire de Duval.

Didier Cassegrain n’en est pas à sa première collaboration avec le label Série B. Outre une histoire courte dans Carmen + Travis, le dessinateur s’est illustré sur Tao Bang scénarisé par Pecqueur et Vatine. La première scène de l’exécution est particulièrement originale : le lecteur se retrouve en "caméra subjective" à la place de l’invité assassiné. L’effet d’encrage légèrement flou est un peu déroutant, mais l’œil finit par s’y faire. Seul détail décevant, la fâcheuse disproportion entre les têtes et les corps sur les plans larges.

Prévue en cinq volumes, cette série s’annonce d’un très bon niveau avec une intrigue rondement menée, un rythme entraînant et un dessin plaisant. Reste à espérer que l’emploi du temps des auteurs leur permette de ne pas trop faire languir leurs lecteurs...

(par Laurent Boileau)

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