Jaguar 2 - Bosschaert & Dufaux - Casterman

21 novembre 2002 0
  • Quels liens existe-t-il entre ce peuple d'amazones vivant dans un temple maya du passé, et ce couple du présent pourchassé par une mystérieuse tueuse aux lunettes noires, qui semble obéir aux ordres d'une ancienne prêtresse, Mère U-Tag? Pourquoi ces massacres dans le passé et cette violence extrême dans le présent? Le tome 2 de l'époustouflant "Jaguar" n'apporte pas encore les réponses aux questions posées dans le tome précédent. Bien au contraire...

Sur une planète lointaine et proche à la fois, se dresse dans la jungle une cité maya où sévit un peuple d’amazones. Dans ce monde de femmes subsiste une caste d’hommes : les prêtres, seuls habilités à fournir des descendants mâles - destinés à la prêtrise - aux guerrières. De toutes les autres unions ne peuvent survivre que les filles...

Mystérieusement, cet univers va interférer avec notre monde contemporain.

Dans ce tome 2, entre le passé et le présent, les amours anciennes et celles qui s’ébauchent, les passerelles se tendent, plus nombreuses, plus explicites. Les amants d’hier comme ceux d’aujourd’hui luttent contre toute forme de tyrannie. Pour cela, il leur faudra se rencontrer, passer de l’autre côté du miroir... Nous comprendrons enfin que leur lutte est toujours la même... Simplement, elle s’est déplacée dans le temps.

De la jungle à la grande métropole, seul le décor change... Mais les sentiments sont immuables, la révolte identique. La chasse reste ouverte... Les amazones traquent ceux ou celles qui veulent échapper à leurs lois, à leurs dieux.

Il y a moyen de leur échapper.
En traversant le temps.

(par Patrick Albray)

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"Plutôt difficile à suivre tant le scénariste y a mélangé les plans temporels et multiplié des scènes mystérieuses qui ne trouveront leur explication que dans l’album suivant", écrivions-nous dans la chronique consacrée au premier volume de cette nouvelle série. C’est raté pour l’explication ! La situation se complique encore dans ce second tome, dont il est inutile d’entamer la lecture sans avoir relu le précédent : vous n’y comprendriez rien ! Et il faudra attendre le suivant pour, enfin, avoir les clés qui permettront d’en apprécier toutes les subtilités. Un choix regrettable, tant le dessin de Bosschaert est admirable de beauté, et tant le découpage de Dufaux est magistral. Passé et présent s’y répondent sans cesse, dans une succession de séquences temporelles qui témoignent d’une véritable virtuosité narrative. On attend avec impatience le tome 3 pour enfin comprendre ce qui sera sans doute l’un des plus grandes œuvres de Jean Dufaux.

La première édition est accompagnée d’un ex-libris inédit.

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