L’Echiquier Anderson - Victor Sackville n°17 - Carin, Rivière et Borile - Lombard

20 novembre 2002 0 commentaire
  • N'est pas Sherlock Holmes qui veut! Quand un agent des services secrets s'essaie au métier de détective privé, les illusions s'envolent assez vite. Dans une ambiance rétro, le dernier Victor Sackville est un album décevant aux allures … tout aussi rétro.

Lorsque, par un beau jour du mois d’avril 1921, l’agent Victor Sackville des Services Secrets britanniques accompagne le ministre des Affaires Etrangères de Sa Majesté pour une visite d’inspection de l’école navale de Dartmouth, il est loin d’imaginer qu’il va devoir se muer en détective privé... Tandis que, le même jour, la jeune et jolie Doris Anderson quitte le collège de Manory pour regagner Dartmouth où elle retrouvera son oncle Jeremy, un fabricant de jeux d’échecs connu dans le monde entier, elle aussi est loin de se douter de l’atroce surprise qui l’attend.
Jeremy Anderson vient d’être assassiné dans sa maison de Bayard’s Cove par un individu ressemblant à ... un cavalier d’échecs !

Quelques heures plus tard, Miss Eustace, une vieille fille intrépide, amie de longue date de Jeremy, et Victor Sackville sont mis en relation : tous deux, à leur manière, vont commencer une enquête rendue périlleuse par la menace qui continue à peser. L’un des clients d’Anderson n’est autre, en effet, que le ministre. Miss Eustace, qui entend faire cavalier seul, est bientôt sur une piste, tandis que, de son côté, Sackville fait une rencontre qui sera décisive pour ses investigations. Il tombe inopinément sur son vieil ami Fred White, un as de la RAF, qui vient de faire une étonnante découverte dans la campagne du Devon : un échiquier à dimensions humaines, situé au coeur d’une propriété, dont le lecteur apprend qu’elle appartient à l’ennemi désormais juré de l’agent secret : le redoutable Tadjeff !

(par JLM)

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Ce n’est jamais gai de critiquer négativement un album de bandes dessinées, surtout quand on sait le temps qu’il faut pour le réaliser, un an en moyenne. Mais que reste-t-il après la lecture de ce livre ? Lorsque la fin arrive, prévisible dès les premières pages, c’est un sentiment de délivrance du profond ennui qu’a donné sa lecture.

Cette histoire somme toute très simple est compliquée à souhait par le scénariste qui semble ne plus savoir quoi inventer pour tirer en longueur son intrigue, ce qui en définitive la rend d’autant moins crédible. Il use d’artifices faciles - la tête de cheval de l’assassin par exemple - sensés rendre l’action plus captivante, mais il n’en explique pas la raison. Même chose pour cet échiquier vivant : soit, on parle d’échec, mais que vient-il faire dans ce récit ?

Heureusement que le dessin, classique, s’en tire honorablement. Cela restera sans doute un album apprécié par les amateurs de la série, mais il n’attirera pas de nouveaux lecteurs. Comme il paraît que les scénaristes (Rivière et Borile, qui ne sont pas des manchots en général) se partagent le scénario en alternance, attendons l’album suivant pour voir si l’autre scénariste parvient à faire oublier cet album-ci …

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