Le Code d’Hammourabi - T1 : D’entre les morts - Par Cordurié, Cifuentes & Héban - Soleil

19 juin 2008 0
  • Il y a les dossiers inspirés d'histoires vraies, mais aussi des fictions dans la collection "Serial Killer". Cette série, rentrant dans cette deuxième catégorie, s'annonce captivante malgré son graphisme décevant.

Suspendu à la suite de la mort d’un criminel tué lors de son arrestation, le jeune inspecteur Ethan Jennings connaît une période difficile. C’est le moment que choisit un certain Thomas Hans pour en faire son interlocuteur privilégié. L’homme, soi-disant mort dans sa cellule deux ans plus tôt, tue sans pitié les principaux acteurs de son procès. Qui est-il vraiment ? Pourquoi avoir choisit Ethan ? Et pourquoi colle-t-il sur le visage de ses victimes un masque gravé des lois du Code d’Hammourabi ?

Aujourd’hui exposé au Musée du Louvre à Paris, le Code d’Hammurabi se présente comme une grande stèle de 2,5 mètres de haut, en basalte. Réalisée sur l’initiative du roi de Babylone, Hammorabi, en 1750 avant J-C., c’est l’une des plus anciennes lois écrites trouvées. Les "articles" du Code d’Hammurabi fixent différentes règles de la vie courante.

Le mystérieux tueur semble préférer la Loi du talion consistant en la réciprocité du crime et de la peine à celle des hommes qui l’aurait condamné dans d’obscures conditions. Le scénariste Sylvain Cordurié (Acriboréa, Le Céleste noir, Salem la noire),... élabore une intrigue cohérente et accrocheuse. Son tueur ne manque pas d’imagination pour liquider ses victimes et les situations mises en place, même si elles frôlent par moment les classiques du genre, s’enchaînent sans temps... mort et avec un habile dosage d’informations et d’interrogations.

Le Code d'Hammourabi - T1 : D'entre les morts - Par Cordurié, Cifuentes & Héban - Soleil

La déception de cet album provient du dessin de Vicente Cifuentes. Le graphisme de l’auteur espagnol manque manifestement de maturité : beaucoup de proportions farfelues sur les personnages, un manque flagrant de détails sur certaines cases et des perspectives parfois mal maîtrisées gâchent le plaisir de la lecture. Les couleurs réussies d’Olivier Héban ne masquent pas totalement ces faiblesses.
Espérons que le graphisme s’améliore. La série le mérite.

(par Laurent Boileau)

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