Le vide d’Adèle

7 octobre 2013 28 commentaires
  • Alors que sort le 9 octobre 2013 le film d'Abdellatif Kechiche, "La Vie d'Adèle", tiré de la bande dessinée de Julie Maroh, "Le Bleu est une couleur chaude" (Glénat), est-il utile de rappeler que la bande dessinée n'est pas le cinéma? Qu'il est nécessaire d'oublier Adèle pour relire Julie Maroh, autrement plus sensible, et donc forcément moins scandaleuse?
Le vide d'Adèle
"Le Bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh (Ed. Glénat)

« Maintenant, on utilise la BD comme on remplit de figurines les boîtes de corn-flakes. Je pense que cette vague d’adaptations n’augure rien de bon pour la BD. Les gens iront voir les films sans avoir lu la BD. Ils reviendront renforcés dans l’idée qu’il s’agit d’œuvres basiques et stupides uniquement tournées vers l’action. »

Cet avertissement d’Alan Moore issu d’une interview de Daniel Couvreur qui a fait date (2004) prend tout son sens alors que le film d’Abdellatif Kechiche, "La Vie d’Adèle", adapté de la bande dessinée de Julie Maroh, "Le Bleu est une couleur chaude" (Ed. Glénat) sort en salle avec son parfum sulfureux. Les techniciens d’abord, les actrices ensuite, parlent de conditions de tournage infernales alors que le film remporte une Palme d’Or à Cannes, les uns répliquant aux autres, faisant mousser le scandale autour d’un film que personne n’a vu et qui s’annonce croustillant avec ses scènes de cul lesbiennes...

Qu’importe que Kechiche soit un tyran à la Pialat faisant refaire cent fois une scène jusqu’à l’épuisement de ses acteurs et de ses équipes. Qu’importe que ses héroïnes aient à assumer un rôle pesant qui jette sur elles le regard d’un réalisateur mâle sur une relation homosexuelle féminine et qui doit composer avec son propre substrat culturel tissé de tabous et de culpabilités névrotiques...

"Le Bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh
(c) Ed. Glénat
"Skandalon" de Julie Maroh (Ed. Glénat)

On sait qu’il y a tout cela dans un film et que celui-ci, comme le souligne bien Alan Moore, n’a finalement pas grand chose à voir avec la bande dessinée, ni dans les intentions, ni dans le propos (Kechiche emprunte et rajoute ce qu’il veut), ni dans l’esthétique, ni dans le contexte créatif : que pèse cette première œuvre d’une jeune dessinatrice, certes remarquée (pas moins de cinq distinctions entre 2008 et 2011, dont un Prix du Public à Angoulême et, fait incroyable, un Prix du Meilleur album au Festival d’Alger) face à un réalisateur aussi considérable que Kechiche ? Pas grand chose, et toute la différence est là.

Alors, allez voir le film de Kechiche, si cela vous donne envie, et allez acheter la BD pour retrouver le ton singulier, touchant jusqu’aux larmes, d’une histoire d’amour comme on en lit peu.

Et profitez-en pour acquérir dans la foulée le deuxième opus de Julie Maroh qui vient de sortir chez Glénat dont le titre, Skandalon, vient comme en écho avec ce battage médiatique.

Réalisé pendant une résidence à Angoulême, cet album fait a démonstration qu’il ne faut pas trop vite accoler une étiquette sur cette jeune auteure qui se cherche encore : son graphisme a considérablement évolué et si le script, au déroulé sommaire et un peu cliché, n’emporte pas vraiment l’adhésion, on ne peut qu’être emporté par l’irréfragable énergie caractéristique d’un grand auteur.

En sortant de la salle, oubliez Adèle, et découvrez Julie.

"Skandalon" de Julie Maroh
(c) Ed. Glénat

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander "Le Bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh (Ed. Glénat) chez Amazon ou à la FNAC

Commander "Skandalon" de Julie Maroh (Ed. Glénat) chez Amazon ou à la FNAC

 
Participez à la discussion
28 Messages :
  • Le vide d’Adèle
    7 octobre 2013 12:35

    Je ne comprends pas bien cet article... S’agit-il d’une critique du film, qui serait "vide" , "autrement moins sensible" que la BD "basique et stupide uniquement tournée vers l’action" (quelle action ? Celle des corps féminins ?). Si oui, c’est donc que vous avez vu, je suppose...

    Maiq s’il s’agit juste d’un court développement de l’idée selon laquelle "la BD n’est pas le cinéma" (et vice-versa), n’est-ce pas un peu enfoncer une porte ouverte ? Certains prétendraient-ils le contraire ? Pas Kechiche, en tous cas, qui ne cite jamais Julie Maroh... Alors qui ?

    Répondre à ce message

    • Répondu par platane le 7 octobre 2013 à  13:01 :

      déjà si la BD pouvait être cité lors des multiples articles sur le film ... le sentiment de vide serait moins fort.

      Répondre à ce message

    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 7 octobre 2013 à  13:07 :

      Je vous confirme que j’ai vu le film en avant-première et que cet article est une invitation à lire les bandes dessinées de Julie Maroh.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 7 octobre 2013 à  13:25 :

        OK. Il n’apparaissait pas clairement dans l’article que vous aviez vu le film.

        Et l’album de Julie Maroh (le premier, je n’ai pas encore lu le second) est magnifique.

        Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    7 octobre 2013 15:43, par Raph

    Dans "Le Bleu est une couleur chaude" graphiquement on est dans le Yslaire de Sambre, alors que dans "Skandalon" on est dans du Loustal ou Gotting, c’est intéressant comme voie.

    Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    7 octobre 2013 17:34, par Fabian

    Vous voulez parler des adaptations de bds ? Dites en premier lieu qu’une adapatation d’un roman, d’une bd, est toujours l’adaptation d’un best-seller. Le bleu est une couleur chaude s’est vendu à 50.000 exemplaires ce qui est gigantesque pour une bd de nos jours et encore plus pour une première oeuvre.
    C’est donc l’adaptation d’un hit (pléonasme) qui est arrivé au bon moment, avec le bon thème et qui a vécu sa vie. Inutile de participer au battage médiatique et encore une fois de parler de ce titre... sauf si pour expliquer pourquoi on adapte une bd. Il faut savoir qu’en France les spec script (scénario originaux pour le cinéma, pas de commande) ne sont jamais lus et n’ont aucune chance d’exister sur écran (sauf si vous vous appelez Besson). A l’inverse des Etats-Unis où le potentiel créatif est plus récompensé. Voilà pourquoi on adapte Le Bleu est une couleur chaude. S’il y a eu un public pour la bd, il y aura une bonne partie de ce public pour aller voir le film. C’est LA grande considération pour toute adaptation : la fanbase à qui on pourra reservir la sauce une deuxième fois. Donc oui ce film s’adresse aux amateurs de la bd mais pas forcément l’inverse. Dupuis, Glénat,etc peuvent vous le dire. Les dessins animés de Cédric ou Titeuf sur le long terme n’amènent pas de nouveaux lecteurs fidèles pour les albums bd. Le processus d’adaptation est surtout gagnant pour le cinéma et la télé, pas pour la bd.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 7 octobre 2013 à  21:42 :

      Le bleu est une couleur chaude s’est vendu à 50.000 exemplaires

      D’où sortez-vous ces chiffres énormes ?

      Répondre à ce message

    • Répondu le 8 octobre 2013 à  00:40 :

      Dans une interview dans Télérama, Abdellatif Kechiche raconte qu’il a découvert l’album en le feuilletant à la Fnac et qu’il a eu un coup de cœur pour celui-ci.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Fabian le 8 octobre 2013 à  08:55 :

        Vous tapez bleu est une couleur chaude et 50 000 exemplaires dans Google et vous trouverez plein de sources. Exemple :
        http://www.sudouest.fr/2013/10/06/un-destin-d-enfer-1190462-813.php
        Apprenez à vérifier tout seul ce qu’on vous dit, on n’est plus à l’école, il ne faut pas toujours attendre que ce soit le Maître qui fasse le boulot pour vous.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Max le 8 octobre 2013 à  10:57 :

          A parce que vous croyez les journalistes qui régurgitent les chiffres donnés par des attachées de presse qui n’ont pas accès aux vrais chiffres de ventes et gonflent artificiellement les ventes pour apater les lecteurs ? Vous êtes bien naïf.

          Répondre à ce message

        • Répondu le 8 octobre 2013 à  15:52 :

          En réalité bleu est une couleur chaude s’est vendu à 8000 exemplaires (peut-être un peu plus depuis le battage médiatique du film, mais pas tellement non-plus).

          Répondre à ce message

          • Répondu le 9 octobre 2013 à  21:44 :

            Source ?
            Moi un ami chez Glénat m’a dit que c’était 25 000

            Répondre à ce message

            • Répondu le 10 octobre 2013 à  01:55 :

              25 000 c’était le placement, pas les ventes.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 10 octobre 2013 à  19:36 :

                Je ne connais personne chez Glénat. Je voulais tester le fait de balancer n’importe quoi avec un argument d’autorité (je connais quelqu’un) et voir s’il y en aurait pour s’attacher à la branche. Bravo !

                Répondre à ce message

              • Répondu le 11 octobre 2013 à  19:58 :

                25 000 c’était le placement, pas les ventes.

                Non, le placement (enfin le premier tirage) était de 10000, avec un retirage à 15000, ça fait bien 25000 mais pas comme placement initial.

                Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    8 octobre 2013 01:29, par Alex

    Dans l’essentiel "Hitchcock-Truffaut" le Maître du Suspense parle de la facilité et la paresse journalistique. Celle qui fait qu’un film au titre "les Portes de la Nuit" devient sous la plume de quelques chroniqueurs en mal d’inspiration "Les Portes de l’Ennui". Cet article est l’exemple même de cette paresse. On apprend strictement rien de la cinématographie, mais on a le droit à quelques potins. De la bd, un conseil à l’achat... c’est tout de même un ouvrage "touchant jusqu’aux larmes". Une ou deux citations pour contextualiser (oh ma pauvre tête !) et voici-voilà, une journée bien remplie dans la vie d’un chroniqueur.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 8 octobre 2013 à  07:41 :

      Pour le coup, c’est vous la feignasse, Alex. Le titre ne vous a pas plu, c’est ça ? Il ne fallait pas aller chercher Hitchcock pour cela. En plus, votre référence est fausse, c’est à propos de The Birds qu’il cite cette anecdote.
      Il y a dans cet article une critique du film et une mise en parallèle avec la BD :

      celui-ci, comme le souligne bien Alan Moore, n’a finalement pas grand chose à voir avec la bande dessinée, ni dans les intentions, ni dans le propos (Kechiche emprunte et rajoute ce qu’il veut), ni dans l’esthétique, ni dans le contexte créatif.

      Lisez un peu, mon vieux ! J’introduis avec une citation d’Alan Moore qui montre qu’entre les deux arts, il y aura toujours un malentendu. Alors cela ne vous suffit pas ? Vous vous goberger, mais vous êtes totalement à côté de la plaque.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 8 octobre 2013 à  10:07 :

        Alan Moore crache un peu dans la soupe. Sa déclaration date probablement de l’adaptation ciné de "La ligue des gentlemen", qui est une version "pop-corn" de la BD. Mais les films "V pour Vendetta", "From Hell" ou surtout "Watchmen" sont loin d’être des trahisons.

        Il est très regrettable que la BD de Julie Maroh soit si peu citée par les participants au film, mais il reste que :
        1. Le film va rapporter des droits d’auteur à Julie Maroh
        2. Le film va donner envie à quelques dizaines de milliers de ses spectateurs de découvrir la BD.
        3. Qu’ils soit bon ou non, le film n’annule pas la BD : cette dernière continue d’exister en tant que telle (elle connaît même une seconde vie : Glénat vient de la réimprimer).
        4. Le supplément de notoriété de Julie Maroh va profiter à son nouvel album.

        Il sera intéressant, dans quelques mois, de faire le point sur l’impact du film sur la BD : nombre d’éditions étrangères (USA ?), chiffres de vente...
        Globalement, Julie Maroh ne sera pas perdante, et son très bel album ne le sera pas non plus non plus. Et c’est tant mieux !

        Répondre à ce message

        • Répondu par bob le 8 octobre 2013 à  12:47 :

          Alan Moore ne crache pas dans la soupe puisqu’il ne touche aucun droit sur les adaptations ciné de ses bouquins, s’étant sciemment désolidarisé de ces entreprises. Par ailleurs "From Hell" version film est quand même une grosse daube, et je connais plein de gens qui ne connaissent que le film sans savoir que c’est à l’origine un chef d’oeuvre de la bd.
          Pour le reste, bien sûr, le succès de la Vie d’Adèle va sûrement profiter à Julie Maroh, et tant mieux.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 8 octobre 2013 à  15:55 :

            Pour "From Hell" le film est bien meilleur que la bd qui est un pudding immangeable et pas du tout un chef d’oeuvre.

            Répondre à ce message

        • Répondu le 9 octobre 2013 à  21:46 :

          Dans la plupart des contrats (et surtout chez les jeunes auteurs), les droits d’adaptation sont cédés à l’éditeur. En conclusion rien pour l’auteur.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 14 octobre 2013 à  23:49 :

            Dans la plupart des contrats (et surtout chez les jeunes auteurs), les droits d’adaptation sont cédés à l’éditeur. En conclusion rien pour l’auteur.

            Qu’est ce que c’est que ces bobards encore ?... L’auteur cède les droits d’adaptation, mais pas gratuitement. Où avez-vous cela ? Ça n’existe pas, ou alors 1 pour 50 000. C’est grotesque.

            Répondre à ce message

      • Répondu par Alex le 9 octobre 2013 à  01:07 :

        Pour le coup, c’est vous la feignasse, Alex. Le titre ne vous a pas plu, c’est ça ? Il ne fallait pas aller chercher Hitchcock pour cela. En plus, votre référence est fausse, c’est à propos de The Birds qu’il cite cette anecdote.

        C’est tout de même incroyable cette mauvaise foi. Vous avez probablement ouvert la table des matières -comme je l’ai fait pour vérifier de quoi vous parliez. Miracle : Hitchcock "The Birds", une conversation sur le journalisme qui n’a rien à voir avec le film ("The Birds" est juste un autre sujet dans la page). Voici qui résume bien votre survol "inventif". Et non, ce n’est pas juste le titre de la chronique qui m’a déplu. Maintenant je vais aller me coucher en sachant "qu’entre les deux arts il y aura toujours un malentendu". Pétard, j’espère que cette affirmation puissante ne va pas trop me tenir éveillé...

        Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    10 octobre 2013 19:42, par Michel Dartay

    Vu le film ce jour à 14h sur les Champs Elysées. Salle vide à 90 ou 95%, le film est long (prés de trois heures), beaucoup trop long, pour ne pas dire ennuyeux. Les choix de Cannes sont parfois aussi bizarres que ceux du FIBD...à moins qu’ils n’aient voulu récompenser un film qui traite d’un sujet à la môde (pas le mariage pour tous, mais simplement celui du lesbianisme)

    Répondre à ce message

    • Répondu par Marley le 10 octobre 2013 à  23:06 :

      Comment peut-on écrire que le lesbianisme est à la mode, c’est stupide.

      Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    11 octobre 2013 09:49

    "Le vide d’Adèle"... Je comprends qu’Actua BD cherche à défendre la bande dessinée contre le cinéma qui parfois la vampirise. Mais je ne me souviens pas que vous ayez à ce point défendu Franquin contre Chabat ou Hergé contre Spielberg. Et l’on verra si dans les semaines à venir vous défendrez avec autant de ferveur Blain et Lanzac contre Tavernier.

    Vous avez évidemment le droit de préférer la bande dessinée de Julie Maroh au film d’Abdellatif Kechiche (qui avant la Palme d’or n’avait rien d’un réalisateur "considérable" sur le plan médiatique ou public) mais de là à qualifier son film de vide ! Ne confondez-vous pas le film avec le bruit médiatique, ces vaines polémiques dont tout le monde cherche à sortir aujourd’hui ? La vie d’Adèle n’est pas un film "sur le lesbianisme", non, ce n’est pas un film qui cherche à choquer, ce n’est pas un film sulfureux – et tant pis si certains le voient comme ça. C’est un film sur l’amour, le trouble, sur le déterminisme social et sur la difficulté d’en sortir, sur la place de la littérature et de l’art dans nos vies, sur la transmission... C’est un film qui échappe constamment au cliché par sa puissance d’incarnation rare.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 octobre 2013 à  13:59 :

      je ne me souviens pas que vous ayez à ce point défendu Franquin contre Chabat ou Hergé contre Spielberg. Et l’on verra si dans les semaines à venir vous défendrez avec autant de ferveur Blain et Lanzac contre Tavernier.

      Ni Hergé, ni Franquin, ni Blain et Lanzac ont besoin d’un coup de main. Maroh fait là une première œuvre, immédiatement interprétée au cinéma. Que retiendra-t-on d’elle ?

      Abdellatif Kechiche (qui avant la Palme d’or n’avait rien d’un réalisateur "considérable" sur le plan médiatique ou public)

      On peut être considérable sans être un succès médiatique ou public.

      mais de là à qualifier son film de vide !

      Vous surinterprétez mes propos. Dans ce jeu de mots, il y a plusieurs vides possibles : si l’on colle au film, celui du personnage délaissé par sa copine ; il y a les scènes de la BD qui n’ont pas été retenues (et dont on apprend qu’elles pourraient figurer dans une "version longue") ; le vide laissé par le malentendu qui suit un barouf médiatique qui préfère parler du scandale autour du film que ses véritables enjeux (la liberté de la femme homosexuelle, c’est moins croustillant...)

      C’est un film sur l’amour, le trouble, sur le déterminisme social et sur la difficulté d’en sortir, sur la place de la littérature et de l’art dans nos vies, sur la transmission... C’est un film qui échappe constamment au cliché par sa puissance d’incarnation rare.

      Oui, et puis c’est aussi une bande dessinée qui raconte tout cela. Vous voyez, on a vite fait d’oublier !

      Répondre à ce message

  • Le vide d’Adèle
    27 octobre 2013 19:19, par Firenze

    J’avoue que je ne comprends pas non plus où cet article veut en venir, et je comprends que ça grogne dans les commentaires. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais durant sa lecture, je me suis sentie baladée d’un truc à l’autre sans comprendre où ça voulait en venir.
    Par exemple, la tirade "qu’importe...etc" qui fait semblant de balayer les polémiques tout en les rappelant en détail, alors même que ça n’apporte rien comme info sur la qualité du film, celle de la bd ou le rapport entre les deux.
    Si le but de cet article est de rappeler que Julie Maroh fait des bds, c’est assez maladroit. De toute façon, je n’ai pas le sentiment que le film, avec ou sans polémiques, lui porte préjudice, à elle ou à ses albums... Au contraire.

    Répondre à ce message