Métal Hurlant nouvelle version arrive !

20 avril 2021 30
  • MÉTAL NOUVEAU. Ça y est , il arrive, comme annoncé par Vincent Bernière à la tête du projet de relance du prestigieux magazine le mythique journal Métal Hurlant -l'original créé en 1975 était devenu aussitôt un monument de la pop culture- est de retour ! Après une longue absence et cette fois pour de bon.

De retour avec un numéro à la sortie prévue pour le 1er octobre 2021, du haut de ses 288 pages couleurs et, dédié à l’anticipation toute proche, le near near future comme aiment le dire les fans de science-fiction à la pointe.

Un magazine copieux, donc, plutôt petit (17,9 x 23,4 cm ), en forme de mook, format à mi-chemin entre le magazine et le livre qui trouve volontiers ses aises en librairie. Ce Métal Hurlant nouvelle version sera vendu 19,95 €.

On nous promet au sommaire, comme de juste, rien moins que de la bonne et belle création contemporaine, exclusivement ! Avec 28 histoires et 50 auteurs parmi lesquels Mathieu Bablet, Ugo Bienvenu, Brian Michael Bendis, Fabien Vehlmann... Excusez du peu !

Métal Hurlant nouvelle version arrive !
Métal Hurlant : passé, présent et bien sûr futur.
© Les Humanoïdes Associés.

Tandis qu’on nous confirme, en exergue, qu’en 2021 la science-fiction est aux portes de notre quotidien : écologie, robotique, transhumanisme, réalité virtuelle, passeport biologique, avatars post mortem, art numérique… D’où l’idée d’imaginer le jour d’après, l’instant ou la seconde à venir, qui pourraient bien tout faire basculer.

Tout faire basculer comme une pandémie insistante et un virus qui joue les mutants vedettes ? Le nouveau Métal Hurlant devrait facilement trouver de nouveaux sujets "near near future" pour ses prochains numéros, le futur est en marche et un certain magazine mythique de SF revivifié, compte bien marcher dans ses pas.

(par Pascal AGGABI)

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30 Messages :
  • Métal Hurlant nouvelle version arrive !
    20 avril 10:58, par Django/01

    L’annonce d’un retour et d’une reprise de ce journal qui a bercé mon adolescence et m’a fait découvrir une bd plus adulte ne pouvait que me faire plaisir.

    Mais quand je vois le prix annoncé, je me dis qu’on est loin de l’esprit Métal d’origine.

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    • Répondu le 20 avril à  13:33 :

      Il y a 288 pages. C’est un « mook », pas un magazine. Ça a l’air plutôt alléchant.

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  • Métal Hurlant nouvelle version arrive !
    20 avril 15:52, par parait toutes les semaines des quatre jeudi

    Heuu c’est quoi la cadence de parution annuel, mensuel ....

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    • Répondu par paulus didier le 20 avril à  19:34 :

      A ce prix, je m’attends à une périodicité...disons, .... aléatoire...
      Un premier numéro , puis plus rien les 10 années suivantes.

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      • Répondu le 20 avril à  20:39 :

        C’est pas très cher 20 euros pour 288 pages. Moins cher que beaucoup de livres.

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    • Répondu par Henri Khanan le 20 avril à  19:55 :

      Je crois bien qu’aucun des auteurs cités n’a participé au Métal Historique, il s’agit plus de récupérer un titre prestigieux ?

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      • Répondu par Auteur le 20 avril à  23:14 :

        Dans Spirou aussi aucun des auteurs actuels n’a participé au Spirou Historique, qu’est-ce que ça change ?

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        • Répondu le 21 avril à  10:10 :

          Pour Spirou, il y a une continuité et son éditeur est toujours resté Dupuis. Métal Hurlant a existé entre 1975 et 1987. Ce qui correspondait à une époque et à une génération d’artistes, d’auteurs, de journalistes. Les années où la BD, le rock et le punk allaient ensemble, l’esprit d’une génération.Puis Métal Hurlant est revenu dans les kiosques entre 2002 et 2006 mais ça n’a pas pris parce que ça ne correspondait plus à l’air du temps. À partir de 1986, Métal Hurlant a commencé à devenir moins riche et à perdre son esprit. Métal Hurlant, c’était surtout l’intelligence et la curiosité de J.P. Dionnet. V. Bernière, c’est un esprit et une curiosité différents. Spirou, c’est une continuité avec des périodes plus ou moins riches. L’histoire de ces deux magazines n’est pas comparable.

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          • Répondu le 23 avril à  23:45 :

            C’est la même chose, continuité ou pas le spirou d’aujourd’hui n’a strictement rien à voir dans la forme et l’esprit avec celui d’il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans ou 83 ans puisque c’est son âge. Les époques changent, le monde évolue, il est logique et heureux que les périodiques en fassent autant.

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            • Répondu le 24 avril à  07:37 :

              Au contraire, la continuité change tout.
              Spirou est un magazine familial donc transgénérationnel d’où sa continuité. Métal Hurlant, n’a jamais été familial mais il était générationnel. Il a grandi avec sa génération comme Pilote avec la sienne. Ces magazines ont disparu parce que leur lectorat a vieilli, est passé à autre chose et que les modes de consommation des produits culturels ont changé. La génération suivante s’est intéressée à ce qui lui était propre. C’est le principe de la mode et la jeunesse y est sensible parce qu’elle a toujours besoin de se démarquer de la génération précédente pour exister. À part quelques nostalgiques, à qui peut s’adresser Métal Hurlant aujourd’hui ? Si les nostalgiques ne retrouvent pas l’esprit du magazine de leur jeunesse, est-ce qu’une nouvelle génération s’y retrouvera ? Et si cette nouvelle génération s’y retrouve, est-ce que celle des nostalgiques aussi ?
              Métal Hurlant est une marque. Réutiliser cette marque, c’est du marketing. Peut-être que cette marque attirera des curieux mais le contenu sera différent. Prenez Futuropolis. Quel rapport entre Étienne RobIial et Sébastien Gnaedig ? Ils ont tous les deux le goût du travail bien fait mais n’ont pas du out la même vision de la bande dessinée. Vincent Bernière veut utiliser une marque comme il l’a fait avec Les Cahiers de la Bande Dessinée parce que c’est plus facile de communiquer avec un titre déjà connu que d’en créer un. Vous avez plus de chance d’intéresser les médias en disant Bécassine qu’un prénom inventé inconnu. C’est la même logique économique qu’utiliser Spirou pour vendre du E. Bravo ou Lucky Luke pour vendre du M.Bonhomme ou Blake & Mortimer pour vendre de pâles copies d’E. P. Jacobs. Préférer une marque plutôt qu’une création pour minimiser les risques. En relançant Métal Hurlant, les nostalgiques auront la curiosité d’acheter, ce qui installera le seuil des ventes du titre. Une fois cette base posée, le défi reste à relever. C’est à partir du numéro deux qu’on saura vraiment si Métal Hurlant peut intéresser une nouvelle génération en plus des nostalgiques.

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              • Répondu par Edgar le 24 avril à  17:30 :

                Ouais le recyclage des marques est une tendance lourde. C’est une conséquence d’une part de l’universalisation de l’économie capitaliste, qui privilégie la pérennité de ce qui a déjà fonctionné au nom du marketing et au détriment de l’innovation, d’autre part, du vieillissement de la population qui crée un véritable marché de la nostalgie, et enfin de l’accroissement des inégalités qui fait que le pouvoir d’achat reste entre les mains d’une génération, en gros les boomers et leurs enfants qui se sont enrichis pendant les 30 glorieuses et ont les moyens de céder à leurs pulsions d’achat justement nostalgiques. Ce sont eux qui achètent encore des cd, des Blake et Mortimer et qui achèteront peut-être ce nouveau Métal Hurlant. Mais il faut faire vite, ils sont de plus en plus vieux.

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  • Métal Hurlant nouvelle version arrive !
    21 avril 07:59, par john john bigbooty

    je suis un ancien lecteur du titre original et soyons clair, metal c’était de la SF pour adultes, et c’était bon, avec du sexe, de la violence, du rock’n’roll, du punk et des partouzes d’aliens défoncés aux amphétamines... de l’irrévérence donc, si l’héritier est dans la ligne je resterai sûrement fidèle... mais si c’est pour nous refourguer une sf propre gentille clean avec des messages socio-éducatifs dedans, ça le fera pas, j’ai encore une grosse partie de ma collection d’originaux et je me ferai un plaisir de faire le comparatif avant/après

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    • Répondu le 21 avril à  10:43 :

      Est-ce que le rock n roll, le sexe et la drogue sont encore irrévérencieux en 2021 ? Je n’en suis pas certain. Par contre il y a beaucoup à faire aujourd’hui pour les auteurs de Bd et de Sf dans un monde où la moitié de la population croit à des vérités parallèles qui sont d’abord des mensonges, et où l’extrême-droite droite réactionnaire et xénophobe est aux portes du pouvoir, voire déjà au pouvoir. Les cauchemars des auteurs des années 70 sont-ils réalisés ? Il y a de quoi être inspiré.

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      • Répondu par Milles Sabords le 22 avril à  05:16 :

        Inspiré oui, mais la provoc de l’ancien Métal ne serait plus admise aujourd’hui. Difficile pour un auteur maintenant de dépasser la ligne jaune de la bien pensance même sans faire du trash. Mettre en cause le fonctionnement de notre système économique est déjà mal vu, et toucher à la religion, c’est encore pire.

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        • Répondu le 22 avril à  07:16 :

          C’est au contraire une époque où tout est permis. La prétendue censure de la bien pensance et du politiquement correct sont des chiffons rouges agités par une droite conservatrice qui entend rester raciste et sexiste comme avant.

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          • Répondu par ip le 22 avril à  08:32 :

            Tiens le gaucho service qui raconte n’importe quoi. Une époque où tout est permis ? Essayez de faire une BD qui critique le Prophète, vous allez rapidement avoir des menaces de mort.

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            • Répondu le 22 avril à  13:28 :

              Tiens le droitier de service qui lit ce qu’il veut bien lire. Oui mais ces menaces émaneront d’une minorité d’extrémistes, pas d’une censure de l’Etat. La France autorise le droit au blasphème.

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          • Répondu par Milles Sabords le 22 avril à  09:14 :

            Nous traversons une époque ou un dessin peut vous apporter la mort. Difficile de croire qu’il y aura de véritables prises de risques dans ce Métal new look. Surtout, lorsque l’on voit le lifting catastrophique du nouveau Pif Gadjet, un magazine coco repris par une droite ultra-libérale, certains doivent s’en étrangler ! Faire renaître d’anciennes gloires de la presse, d’accord, mais pour quel résultat ?

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            • Répondu le 22 avril à  12:16 :

              Les extrémistes qui ont tué les dessinateurs de Charlie Hebdo ne sont pas au pouvoir. Et ils n’ont pas réussi à dresser toute une partie de la population contre une autre. Victoire fragile et momentanée peut-être. La mort de Samuel Paty a prouvé que le danger est toujours là. Mais la liberté de créer existe toujours. Attendons ce numéro de Metal pour le juger.

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      • Répondu par john john bigbooty le 22 avril à  10:43 :

        Selon moi oui, ils restent des facteurs d’irrévérence car ils sont soumis à diverses censures, braver la censure cela ouvrait la voie vers des utopies et pas seulement des utopies négatives... il y avait aussi le dessin, des planches magistrales faites par des monuments de l’époque, Moebius, Druillet, Caza, Corben et tellement d’autres, c’était de l’encre, des plumes, des couleurs... et pas de tablettes graphiques... c’était encore les critiques drôles et acerbes de ce qui sortait au cinoche ou dans les bacs et chez le libraire... leurs critiques des star wars star trek et autres sont fabuleuses :-), bref, l’irrévérence ne fait pas tout, et Metal était un tout...
        À l’époque déjà il y avait ces idées sur l’écologie, le pouvoir, les militaires, l’extrême droite et gauche, la religion, la fin du monde etc... ce de côté les peurs sont les mêmes, elles sont juste un peu exacerbées par le manque d’imagination en cours dans notre belle époque numérisée, plastifiée, stérilisée... mais il suffit d’un rien pour que ça reparte hein.

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        • Répondu le 22 avril à  12:11 :

          Mais oui ça pourrait repartir avec une nouvelle génération inspirée, qui sait ? Par ailleurs, à la fin de sa vie, Moebius faisait des choses magnifiques... à la palette graphique !

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          • Répondu le 22 avril à  13:33 :

            Quelles diverses censures ? Il y a très peu de censure en France. En dehors des incitations à la haine, au racisme et à l’antisémitisme, et des publications concernées par l’application de la loi Gayssot, tout ou presque est permis. Pourvu que ça dure. Allez voir dans d’autres pays à quoi ressemble la liberté d’expression.

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            • Répondu par DUTEAU le 23 avril à  01:27 :

              Le retour en fanfare de PIF s’est traduit par un splendide flop ! Un torchon qui n’a demandé qu’un aller simple pour la poubelle. La couverture provisoire du nouveau MÉTAL ne pousse pas à l’optimisme.. Et enfiler les bottes de MOÉBIUS, DRUILLET, MÉZIÈRES, TARDI, BILAL, GILLON... Pas facile !

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            • Répondu par john john bigbooty le 24 avril à  08:02 :

              euh.. j’ai beaucoup voyagé en fait... et si vous ne concevez le principe de censure en ne restant que dans le cadre légal alors... vous avez toute ma compassion... je suis certain qu’aucun magazine ne publierais Den par exemple, qu’un truc comme Viper est impossible à faire de nos jours, etc... l’autocensure actuelle est tellement virulente que d’aucun s’en remet à la loi et aux jurisprudences pour gribouiller le moindre cartoon dans n’importe quel fanzine photocopié, pour ne froisser personne, pour ne pas risquer ceci ou cela... cela donne une production d’une sécheresse et d’une tristesse inouïe... enfin, on a la culture qu’on mérite hein, je me plains pas j’ai connu des décennies merveilleuses pendant lesquelles la notion de liberté était bien plus viable et saine selon moi.

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              • Répondu le 24 avril à  17:02 :

                Oui mais c’était aussi une époque où on opprimait les femmes, où l’IVG n’existait pas, où la décolonisation était à peine terminée (et dans le sang), où les homosexuels n’avaient aucun droit, où la gauche cautionnait la pédophilie, où on fumait dans les restaurants et dans les hôpitaux, où on roulait à 180 sans ceinture avec 15000 tués par an sur les routes etc etc. Je ne suis pas si nostalgique des années 70 quand je pense à tout ça. Maintenant ce que vous dites sur l’autocensure est exact. Les auteurs n’osent plus dire grand chose. Il y a une irrévérence aujourd’hui mais elle est de droite, voire d’extrême-droite. Il suffit de voir les parcours depuis 15 ans d’intellectuels venus de la gauche comme Houellebecs ou Onfray. Pour moi, la montée des réactionnaires est plus problématique aujourd’hui que les excès du politiquement correct ou des woke ou cancel culture issus de la gauche américaine. Disons que les deux phénomènes grimpent simultanément. C’est troublant.

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                • Répondu par Marc Auger le 27 avril à  16:28 :

                  Vous vous souvenez du trip L’HOMME AU MASCULIN quand les chroniqueurs de MÉTAL se moquaient des bouffeurs de yaourt ? Je me demande bien comment ça serait reçu aujourd’hui.”

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  • Métal Hurlant nouvelle version arrive !
    22 avril 17:17, par Henry

    Qui en est l’editeur ? Les Humanos toujours ?

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    • Répondu par Pascal Aggabi le 22 avril à  20:13 :

      Réponse de Vincent Bernière le nouveau directeur de la rédaction de Métal Hurlant à une question du Figaro :« Cela fait un an ou deux que je suis en contact avec l’éditeur Fabrice Giger des Humanoïdes Associés, qui vit désormais à Los Angeles, raconte l’écrivain et spécialiste de bande dessinée. Comme je suis un enfant de Métal Hurlant, la relance de ce magazine mythique me tenait à cœur. Je pense que ma proposition a été retenue en regard du succès remporté par notre reprise des Cahiers de la bande dessinée, qui en est aujourd’hui à son onzième numéro. Ainsi, Métal Hurlant sera une coproduction entre Les Humanoïdes Associés et la société Vagator Productions dont je m’occupe. »

      Il a aussi répondu à ActuaBD.com.

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      • Répondu le 23 avril à  06:19 :

        Fabrice Giger a racheté Les Humanoïdes Associés en 1988. Métal Hurlant s’est arrêté en 1987. La marque ne fait pas tout.

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        • Répondu par Henri Khanan le 30 avril à  19:29 :

          On ne s’étonne pas de l’absence des grands ténors du Métal Hurlant historique, mais il est dommage de ne pas retrouver au sommaire de cette nouvelle mouture des auteurs toujours vivants, comme Serge Clerc, Luc Cornillon, Frank Margerin et tant d’autres. En parrainant ce relaunch, ils auraient servi de transition.

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