Michel Vaillant – 24 heures sous influence – Par Jean & Philippe Graton– Graton éditeur

4 juin 2007 3 commentaires
  • Pour fêter ses 50 ans et son 70ème album, Michel Vaillant retrouve le ton gentiment paternaliste de Route de nuit. Mécanique et bons sentiments, un cocktail immuable.

Le jeune Dylan, un espoir des circuits embauché dans l’équipe Vaillante est sous influence. Celle d’un coach, son père, un homme d’affaires dont l’entreprise tourne sérieusement de l’œil et qui culpabilise le môme un maximum ; celle aussi d’un « préparateur physique » pour qui le « pot belge » n’est qu’un aimable rafraichissement. L’équipe Vaillante s’apprête à courir les 24 heures du Mans, une course qu’elle a déjà engagée à sept reprises. Mais cette fois, c’est avec de tout nouveaux prototypes équipés de révolutionnaires moteurs au diesel.

On retrouve une fois de plus le pilote de Jean Graton en pôle position. Dans Michel Vaillant, les grands pilotes passent, seul le fils des usines Vaillant reste. S’il lui arrive de prendre le décor avec son automobile, cela n’est rien : à la minute fatidique, une nouveau prototype sort du paddock, plus performant encore que le précédent. Le scénario est correctement ficelé, et ce n’est jamais facile quand on opère dans un genre aussi immuable. On regrette seulement que l’équipe du studio n’ait pas encore retrouvé l’encrage du Jean Graton de la meilleure période.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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3 Messages :
  • déjà je ne suis pas planté devant ma télé à regarder les Grand Prix, donc les chances que j’achète cet album sont des plus réduites. Peut-être en guise de cadeau à un passionné de sport-auto ?

    Sinon,une question me taraude : quelle était la meilleure période de l’encrage de Graton ? Ne me répondez pas que c’était celle où il était en vacances ou en congé-maladie....

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 5 juin 2007 à  00:08 :

      Votre ironie ne me dérange pas et vos précautions introductives m’amusent plutôt. On peut très objectivement avoir une opinion sur le travail de Graton sans prétendre qu’il est un génie.

      Michel Vaillant est une bande dessinée de genre et nous n’avons pas pour habitude sur ActuaBD de mépriser le public qui la lit. Elle a, en outre, joué un rôle important dans la diffusion et le rayonnement de la bande dessinée franco-belge. C’est pourquoi nous la respectons pour ce qu’elle est et que nous saluons le cap des 50 ans qu’elle vient de passer à toute vitesse (on s’étonnerait à moins).

      Pour répondre à votre question, il me semble qu’après Les chevaliers de Koenigsfeld l’encrage est devenu moins assuré. Il est dommage que le studio Graton se cale sur la dernière période et pas sur la grande période classique de la série. Mais ce n’est que mon opinion.

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      • Répondu par Patrick Verdant le 5 juin 2007 à  17:12 :

        Passionné de course automobile et de BD, j’ai grandi en lisant les aventures de Michel Vaillant. Bien entendu en grandissant j’ai découvert des bandes dessinées bien plus intéressantes et artistiques. Toutefois, je considère que Graton nous a donné de très bons livres : Le pilote sans visage - La trahison de Steve Warson - Le retour de Steve Warson - Les chevaliers de konigsfeld - Mach 1 pour Steve Warson - Le fantôme des 24 heures - Massacre pour un moteur (avec) Rush - Série noire et (à un moindre degré) Le secret de Steve Warson. Il est vrai que par la suite tant du point de vue dessin que du scénario la qualité a baissé, mais quelle série ne le fait pas après 25 albums ? Le problème étant surtout la conséquence de ses assistants qui dessinent merveilleusement les voitures et les décors mais qui n’ont jamais été à la hauteur au niveau des personnages. Bref Graton a fait du bon boulot ! Replacez la série dans son époque aussi. Elle se comparait très bien à d’autres au niveau graphique comme Ric Hochet et avantageusement à une comme Dan Cooper (sosie de Michel Vaillant d’ailleur...). Ce fut une belle époque et d’autres auteurs nous ont fait rêver de manière différente par la suite. je crois inutile de se moquer du passé ainsi. Mais je crois aussi que Vaillant aurait dut prendre sa retraite il y a longtemps. Graton aurait peut être même eu plus de plaisir avec une nouvelle série par la suite. Mais les auteurs de cette époque étaient en général plus fidèle à une ou deux séries que ceux d’aujourd’hui qui sont plus libres. Enfin je l’avoue, même si je grince des dents à chaque fois que je je fais la lecture d’un nouveau Michel Vaillant, je ne peux m’empêcher de l’acheté dès qu’il sort... Michel c’est un vieux copain !

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