The Losers T 2 : « Cheik et Mat » - Par A. Diggle & Jock – Panini Comics

2 septembre 2010 1 commentaire
  • Action, sarcasmes, violence, terrorisme et services secrets,... La série choc "The Loser" maintient sa ligne directrice et son ton libre et provocateur.

Ce n’est pas un hasard si l’on voit débarquer ce délicieux comics dans nos bacs cette année. Ayant échappé au public français depuis 2004, il nous arrive aujourd’hui par la grande porte avec 2 maxi albums très alléchants proposés par Panini Comics (le premier est sorti en février).

Mais pourquoi, peut on se demander à juste titre, ce soudain engouement pour cette œuvre violente et subversive ?

La réponse vient de Hollywood, toujours avide du risque minimal, trouvant dans l’adaptation d’une bande dessinée qui a fait ses preuves et qui a déjà son public une occasion d’assouvir son vice.

Le film est arrivé sur les écrans américains en avril de cette année. Gros flop pour la Warner avec des recettes qui ne dépassent pas les 30 millions de dollars. Par conséquent, sa date de sortie reste inconnue en France.

The Losers T 2 : « Cheik et Mat » - Par A. Diggle & Jock – Panini Comics

Putôt bancal, il reste bien en dessous du travail de Jock et Diggle, bien qu’il conserve des bribes de son ton provocateur et de leur saisissant style graphique. Il permettra, faute de mieux, d’attirer de nouveaux lecteurs vers cette bande dessinée si fraîche.

Clay, Cougar, Pooch, Jensen et Aisha sont d’anciens membres des forces spéciales. Grillés, évincés, éjectés, oubliés, ce sont maintenant des losers et, malgré ce sobriquet, ils sont vachement balèzes dans leur domaine. L’évasion d’un prisonnier politique orchestrée par Aisha en est la preuve glaçante.

À la recherche d’un certain Max, ordure professionnelle de la CIA et responsable de leurs malheurs, nos cinq joyeux lurons voyagent aux quatre coins du monde en dézinguant à peu près tous ceux qu’ils croisent sur leur passage. Tout cela en restant totalement cool, cela va de soi.

On se laisse porter avec plaisir par ce cocktail de violence légère et de bonne humeur sur fond de manipulations gouvernementales. Séduits par des personnages profonds et atypiques, on l’est encore plus par le trait cinglant et si personnel de Jock.

The_losers_jock_septembre_2010

(par Mathieu Drouot)

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