"Tinta Run" (Christophe Cointault, Glénat), c’est déjà fini...

22 juin 2019 0 commentaire
  • Création "manga" originale, à la française, "Tinta Run", de Christophe Cointault, s'arrête déjà, au quatrième tome. Et on le regrette, tant la série nous semblait jusque-là une jolie réussite.

Nous vous en avions parlé l’an dernier, à l’occasion du lancement par Glénat d’une vague de créations originales « manga ». Le premier tome nous avait laissé une excellente impression qu’avaient pleinement confirmée les volumes suivants. L’univers n’avait cessé de s’étoffer, l’intrigue de se complexifier tout en restant lisible.

Rappelons le propos : dans un monde où la magie se manifeste sous la forme de pouvoirs mais sert principalement à édicter des lois, une jeune garçon, Arty, refuse de se plier aux règles et devient hors-la-loi pour retrouver la trace de son père disparu. Son périple lui attire les foudres des autorités et le quatrième et donc dernier volume de la série le confronte d’une part à l’assassin de son père, d’autre part à la Présidente de la Fédération de l’Ouest, véritable frappadingue qui veut lui faire passer le goût de se rebeller.

Cet ultime tome offre ainsi deux confrontations formidables, la seconde constituant un incroyable morceau de bravoure qui fait d’un personnage féminin l’adversaire final du héros dans un déferlement de coups qui fait plaisir à voir. Un schéma d’affrontement assez rare pour être souligné et qui montre comment, à partir d’un canevas en apparence classique Christophe Cointault sait se montrer original et jouer des codes narratifs du genre dans lequel il inscrit son histoire.

Et nous aurons apprécié, tout au long de ces quatre tomes, la légèreté de ton qui confirme la filiation de cet auteur français avec les grandes références du manga shonen, Dragon Ball et One Piece en tête. C’est pourquoi nous sommes vraiment très déçus, pour nous et pour l’auteur, de voir cette aventure s’arrêter si vite, tant il nous semblait que ce récit avait encore de belles choses à raconter.

Mais qu’on se rassure, Christophe Cointault a su habilement boucler son propos, sans sacrifier nous semble-t-il grand chose du final. En l’état, l’ensemble de l’histoire fonctionne. C’est simplement qu’il y avait encore tant à explorer du côté de cette « Doxa » au départ de l’intrigue et fondement de l’univers inventé ! Vraiment dommage, mais les fans pourront retrouver l’auteur cette année à Japan Expo...

"Tinta Run" (Christophe Cointault, Glénat), c'est déjà fini...
Bannière réalisée dans le cadre de Japan Expo 2019

(par Aurélien Pigeat)

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Tinta Run T4. Par Christophe Cointault. Glénat. Sortie le 19 juin 2019. 224 pages. 6,90 euros.

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