dBD Hors Série, Bonne année...2008 !

4 février 2009 1 commentaire
  • L'équipe du magazine autoproclamé "officiel de la BD" n'est pas victime d'un décalage, ou d'un oubli ; mais souhaite simplement dresser un bilan complet de l'année écoulée, sans oublier de nous dévoiler les grandes tendances de...2009!

En pleine frénésie charentaise, le magazine a choisi de revenir sur le bilan de l’année écoulée. En conviant un certain nombre de grands témoins en vue : éditeurs, auteurs et graphistes... Chacun nous gratifiant de son point de vue ou de ses interrogations face à l’évolution du médium : La crise est-elle aux portes ? Comment enrayer la surproduction ? Faut-il changer les prix ?
Autant de questions déjà soulevées ailleurs [1] auxquels Yves Sente, Guy Delcourt et bien d’autres tentent d’apporter quelques réponses. Se voulant complet et éclectique le magazine aborde également les défis à venir : de l’arrivée du numérique aux relations avec l’audiovisuel ou l’internet. En passant par les tendances du moment :importance du lectorat féminin, abandon du 48 pages... L’ensemble offre un panorama plutôt complet, exhaustif abondamment illustré.

Ce volumineux dossier trouvera parfaitement sa place entre le rapport "comptable et statistique" de Gilles Ratier et des ouvrages plus denses comme celui publié par les impressions nouvelles [2]. Ajoutons que la présentation d’auteurs remarqués par le prix Jeune Talent 2008 complète avantageusement ce tour d’horizon tourné vers l’avenir avec Pierriot et Malherbe pour Taïga Rouge (Dupuis), Anne Renaud pour Hel (Delcourt) et Kerascouët pour Miss pas Touche (Dargaud).

Plus discutable peut paraître le choix de publier sur plusieurs pages, intitulées les Awards dBD (yeah !), les avis des membres de la rédaction que les lecteurs fidèles ont déjà pu lire lors de leur première publication dans...dBD. Le choix des catégories (Meilleur dessin, Meilleur scénario, Meilleure révélation 2008, ..) ou la présentation de cette sélection des chroniqueurs de la revue a-t-elle d’autre but que de repasser les plats ? Qu’apporte de plus cette compilation à des albums sur lesquels on a déjà dit ici ou là beaucoup de choses (Spirou, le journal d’un ingénu de Bravo, Le Goût du chlore, ou encore Tamara Drewe par exemple). Déclinée sur plus d’une vingtaine de pages cette accumulation de commentaires un peu laborieuse apparait décalée face à la volonté affichée et revendiquée du magazine de privilégier l’aspect dossier autour d’un thème ou d’un auteur. Le lecteur ne risque-t-il pas de se perdre dans tous les classements et palmarès que chaque revue (et pas seulement dBD !) tente tant bien que mal de lui imposer ?

En revenant vers l’analyse du travail d’auteur dBD retrouve sa légitimité (et sans doute sa vraie raison d’être) ; la rencontre entre Jean Claude Denis et Didier Gonord, directeur artistique de Futuropolis décrivant pas à pas la genèse de la couverture de Nouvelles du monde invisible est de ce point de vue exemplaire et clôt ce hors-série de bien belle façon.

À lire en revenant (ou pas) d’Angoulême !

(par Patrice Gentilhomme)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

dBD Hors série n° 2 , Bilan 2008, 124 pages en vente partout € 10.

Le site de dBD

[1on pense notamment à la dernière université du Château de la Pouyade en juillet 2008.

[2L’état de la bande dessinée, vive la crise ? Une coédition Impressions nouvelles et CIBDI.

 
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