dBD n°28 : d...BoDoï ?

21 novembre 2008 0 commentaire
  • A l’heure où paraissent ces lignes les bédéphiles amateurs de revues BD éclectiques et colorées regretteront sans doute la disparition de BoDoï. Les abonnés eux constateront que leur revue favorite si elle n’a pas complètement disparu s’est transformée en… dBD

Suite à un accord de dernière minute et par respect pour ses abonnés Bruno Bonnell, directeur de l’explorateur de bande dessinées a convenu de compléter les abonnements en cours par une distribution du magazine de Frédéric Bosser en lieu et place de leur BoDoï. Cette collaboration ira-t-elle plus loin ? Rien ne permet de l’affirmer pour l’instant puisque ce nouveau numéro (de dBD !) reste conforme à ses marques de fabrique habituelles.

L’auteur privilégié de ce mois n’est autre que Guarnido, l’auteur de Blacksad qui effectue une brillante reconversion dans un style radicalement différent puisque, avec la série Sorcelleries (dont le tome 2 sort chez Dargaud ces jours-ci), il aborde avec succès, semble-t-il, un dessin plus simple et plus humoristique. Dans un long entretien on découvrira l’itinéraire personnel de celui qui, de Marvel aux Studios Disney de Montreuil ; est devenu un auteur incontournable de ces dernières années.

dBD revient sur l’un des évènements majeurs de cet automne : la dernière édition de Quai des bulles avec un cahier central regroupant les thèmes de ce sympathique festival iodé et maritime.
Les lecteurs qui n’ont pas eu la chance d’arpenter les pavés de la cité malouine en compagnie de notre envoyé spécial trouveront donc dans ces pages quelques-uns des sujets développés au cours du festival : les pirates en BD ou les vingt ans d’Aire Libre. Le tout agrémenté d’éclairages illustrés de spécialistes du genre : Bourgeon, Jusseaume ou Pellerin.

On n’échappera pas aux incontournables du moment comme un énième article consacré à la sortie de XIII Mystery commentée ici à travers un dialogue entre Van Hamme et Dorison. Reste-t-il encore quelqu’un qui ne soit pas au courant ?

Le lecteur curieux avide de nouveauté ou de révélation se reportera avec profit sur l’entretien accordé par Davodeau pour son magnifique « Lulu femme nue » ou encore le gentil portrait d’Isabelle Dethan, "auteure" qui, au fil de ses albums, renouvèle avec talent le genre de la BD égyptophile.

La presse généraliste va mal et ce malaise reste décidément particulièrement perceptible dans ce numéro. Henri Filippini en profite pour proposer aux éditeurs de revenir vers la publication de revues. Une humeur polémique et provocatrice à l’heure où le paysage des revues connaît les soucis que l’on sait (voir plus haut !) mais qu’il défend avec conviction en écho aux (très nombreuses) offres d’abonnement à la revue qui jalonnent ce numéro de novembre.

(par Patrice Gentilhomme)

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