L’ombre du Dark Knight plane sur GQ

16 octobre 2017 0 commentaire
  • Ce mois-ci, le mensuel masculin GQ France crée l'événement en consacrant sa "Une" au célèbre super héros Batman, dessiné par Enrico Marini.

Cet automne, le magazine GQ a décidé de frapper un grand coup !
À l’occasion de la sortie au cinéma du film Justice League de Zack Snyder le 15 novembre prochain, l’édition française du mensuel masculin édité par le groupe Condé Nast, propose un numéro spécial High Tech consacré au plus célèbre super héros de l’écurie DC Comics : Batman.

Dès ce mercredi 18 octobre, vous pourrez vous procurer un exemplaire de GQ avec le Dark Knight en couverture, dessiné par le non-moins célèbre dessinateur italien Enrico Marini : « J’ai reçu un mail en copie de la Warner et de GQ qui, suite à la sortie du film Justice League, m’expliquait que GQ voulait tenter quelque chose de nouveau. Je pense que c’est la première fois qu’ils demandent à un dessinateur de BD ou de comics de réaliser l’une de leurs couvertures de GQ », nous a expliqué Marini lors d’un entretien téléphonique.

L'ombre du Dark Knight plane sur GQ
La couverture du GQ spécial Batman

En effet, cette association avec le dessinateur du Scorpion n’est pas le fruit du hasard. Elle coïncide avec la sortie de Batman - The Dark Prince Charming, la première partie d’un diptyque inédit du Vigilante que nous proposera Marini le 3 novembre prochain.

« Ils avaient vu la couverture du Batman qui sortira prochainement, et m’ont demandé de réaliser une couverture dans la même mouture, tout en se rapprochant d’une affiche de cinéma. J’ai d’abord pensé qu’ils voulaient un dessin de toute la Justice League, mais ce n’était pas le cas. J’ai quand-même dû réfléchir car je dispose de peu de temps actuellement vu que je travaille sur le tome deux de mon Batman, qui sortira au printemps prochain. Mais au final, j’ai accepté. »

Le costume du justicier masqué présenté en couverture du mensuel est différent de celui que Marini a concocté pour sa BD. Il s’agit en fait d’une adaptation dessinée de l’armure qu’endosse l’acteur américain Ben Affleck, qui interprète Bruce Wayne/Batman dans le long-métrage : « La Warner m’a fourni du matériel et des photos du film. J’ai dû faire un croquis préparatoire que je leur ai soumis. Puis une fois validé, j’ai fait le dessin définitif, c’est à dire une illustration reprenant Batman, la Batmobile et le décors de la Batcave. Je n’ai pas dessiné plusieurs versions par manque de temps et puis, les gens chez GQ avaient des idées très précises de ce qu’ils voulaient ».

Comme nous le savons, Batman n’a pas de super pouvoirs, mais c’est un combattant aguerri doublé d’un détective hors-pair. Et son autre élément déterminant réside dans son équipement High Tech. Afin de coller à ce dernier point, GQ a développé une application qui permet d’animer la couverture en réalité augmentée : « Mon Batman est un peu séparé du décors, ce qui leur permet de créer des effets avec cette application qu’ils ont développée », nous explique Marini. Pour accéder à cette animation, il vous suffira de télécharger l’application DC All Access sur Google Play Store ou App Store.

Dans ce numéro spécial consacré à la sortie du film Justice League, on retrouve des interviews des comédiens Ben Affleck et Jeremy Irons (qui interprète le fameux majordome Alfred Pennyworth), ainsi que Patrick Tatopoulos, le designer de la Batmobile et de la Batcave. Le mensuel propose également quelques révélations de tournage de ce qui s’annonce comme un des gros blockbusters de cette fin d’année.

L’intérêt de GQ pour Batman n’est pas totalement fortuit ; le personnage créé par Bob Kane et le scénariste Bill Finger est devenu une figure majeur de la pop-culture mondiale. Le magazine qui cible essentiellement le public masculin des 25-40 ans, urbain et appartenant à la catégorie des CSP+ [1], propose une ligne éditoriale sur ses supports (magazine et site web) qui fait la part belle à la pop-culture. Une formule qui fonctionne pour le mensuel, notamment sur ses réseaux sociaux. Il s’agit aussi d’un test pour le nouveau Directeur artistique du magazine, Eric Pillault, qui continue ainsi à moderniser l’image de GQ.

Par ailleurs, le DC Cinematic Universe semble avoir (enfin) trouvé son rythme de croisière. Bien que la réunion au sommet que constituait le film Batman Vs Superman a été descendu par les critiques au moment de sa sortie, celui-ci avait paradoxalement très bien fonctionné au box-office mondial. Les chiffres d’entrée pour la France lors de la première semaine d’exploitation sont éloquents : 1 251 205 spectateurs. Ce qui classe le long métrage n°1 loin devant des blockbusters tels que Divergente 3 et The Revenant (le western qui a permis à Leonardo Di Caprio d’obtenir son premier oscar de meilleur acteur dans un 1er rôle), qui ont respectivement démarré à 311 579 et 236 328 spectateurs. Des chiffres renforcés par Wonder Woman, le quatrième film du DC Cinematic Universe sorti l’été dernier et qui a fait l’unanimité auprès des critiques et du public.

Le succès de ce dernier film a apporté un peu de sérénité chez DC/Warner et a rassuré les fans, malgré les derniers rebondissements qu’à connu la production de ce Justice League. Le cinéaste Zack Snyder, qui est aussi l’architecte du DC Cinematic Universe, avait abandonner la réalisation, qui arrivait pourtant dans sa dernière ligne droite, suite à un drame familiale. L’une de ses filles, Autumn, s’est suicidée au mois de mars dernier. La production avait été suspendue durant deux semaines afin de permettre à la famille Snyder de se recueillir. Mais l’épreuve étant trop difficile (et on le comprend !), le réalisateur de Watchmen et 300 avait décidé de se retirer pour faire son deuil auprès de sa famille. Les studios Warner se sont donc tourné vers la concurrence en débauchant Joss Whedon, l’homme derrière le Marvel Cinematic Universe, pour terminer le tournage de ce Justice League. Marvel/Disney ont sans doute apprécié...

On s’attend donc à un mois de novembre consacré à Batman, que cela soit au grand écran, mais aussi en Comics ! Surtout quand un auteur franco-belge aussi réputé que Marini est au pinceau !

Batman - The Dark Prince Charming
Enrico Marini (c) Dargaud/DC Comics

(par Christian MISSIA DIO)

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[1Un public actif, avec un fort taux d’études supérieures.

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