Angoulême 2014 : Les Légendaires, une expo dédiée au jeune public du festival

31 janvier 2014 4 commentaires
  • Légendaire ! Une expo jeunesse dédiée une série qui célèbre à peine ses dix ans, mais qui fête également ses trois millions d'exemplaires vendus cette année. De quoi rafraîchir l'image du festival d'Angoulême.

Objectif légitime, le festival se veut rassembleur. Pour renouer avec le public populaire, sans doute atteint-il pleinement son objectif avec l’exposition des Légendaires qui ouvre aujourd’hui. Tiré de la série éponyme de Patrick Sobral et de sa spin-off, Légendaires Origines dessinée par Nadou, la série est un des best-sellers de la bande dessinée francophone d’aujourd’hui.

Fait notable, ce n’est plus à l’écart des grandes maisons, et bien dans les bulles du Champ de Mars, que s’est installée cette exposition, en lieu et place du précédent stand Soleil, accueilli dorénavant dans un espace commun avec Delcourt.

Angoulême 2014 : Les Légendaires, une expo dédiée au jeune public du festival

Auteurs et éditeurs ont pu savourer l’engouement des jeunes lecteurs lors d’une inauguration en avant-première du festival. Des élèves de l’école Bel Air d’Angoulême ont découvert les reproductions de planches, et surtout les portraits assez complets de leur héros favoris.

Que cela soit du côté des héros ou de leur Némésis, les têtes blondes parcourent un labyrinthe de toile, passant en-dessous des éléments reproduits de cette création originale. Des objets symbolisant les dix-neuf albums concrétisent l’univers de la série, et, fait rare, on peut même se résoudre à toucher les objets, mais, attention les mômes, gare aux mauvais sorts qu’ils pourraient renfermer !

Thierry Joor, éditeur entre autres des Blagues de Toto, de La Rose écarlate et bien entendu des Légendaires photographie les représentations des Légendaires.
Photo : © CL Detournay

Que cela soit par le biais d’un documentaire TV, par de belles compositions scénographiques, ou à l’aide des silhouettes de bois des personnages dont le visage est ajouré, ces animations laissent au jeune public une trace inoubliable, au cœur-même du festival. Des bulles d’aires salutaires...

Patrick Sobral, l’auteur des Légendaires se prête volontiers au jeu des photos avec les écoliers.
Photo : © CL Detournay
Guy Delcourt, avec Patrick Sobral et Nadou (de dos), la talentueuse dessinatrice de la spin-off des origines des héros.
Photo : © CL Detournay
Distribuées à l’entrée de l’exposition, les masques des héros des Légendaires alimentent la ferveur du jeune public. Au centre, l’auteur de cet engouement : Patrick Sobral
Photo : © CL Detournay

(par Charles-Louis Detournay)

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Toutes les photos sont : © CL Detournay

 
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4 Messages :
  • Et pourtant, dieu sait que c’est mauvais comme BD, niveau Foot2rue.

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    • Répondu le 31 janvier 2014 à  09:36 :

      mauvais pour vous, mais les gamins adorent !
      vous croyez que les schtroumpfs , tintin, ou spirou étaient mieux vus par certains à leur époque !

      cette série est appréciée, son auteur est sympa ! et c’est tout.
      que vous n’aimiez pas, c’est votre droit et je le respecte.
      une bd qui se vend à plus de deux millions de livres ne peut pas être si "mauvaise".
      un peu d’objectivité n’a jamais fait de mal à personne !

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    • Répondu par sly le 31 janvier 2014 à  10:02 :

      Il y a un public pour cette BD et cet univers. C’est l’essentiel et puis on ne peut pas plaire à tout le monde n’est-ce pas ? :)

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  • Je ne sais pas si les Légendaires sont bons ou mauvais, il ne s’agit que d’appréciation personnelle, voyons ! Maintenant, quand on fait le bestseller de Delcourt depuis des années, sans rien avoir demandé à personne (il ne s’agit pas d’une reprise ou d’un spinoff), quand on doit la popularité de sa série à l’absence de critiques positives dans la presse spécialisée (Casemate, DBD) ou généraliste (le monde, Libé, les Incrottes, Teledrama), mais quand celle-çi s’est imposée dans les librairies, grâce à la force du poignet de son auteur, mais aussi à se persévérance et son respect pour les goûts du jeune public dont il a su fédèrer les attentes, il me semble qu’il peut éprouver un légitime sentiment de satisfaction. Il pourra même sourire en pensant aux mines dépités de ses multiples collègues, qui avec des séries bien plus ambitieuses et artistiques, parfois encensées par la presse critique, ont parfois du mal à boucler leurs fins de mois. Si j’étais à sa place, je ne me priverai pas, je crois même que j’en ricanerai.

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