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Autochenille a le vent en poupe

Écran total, l'hebdomadaire des professionnels de l'audiovisuel, consacre sa une cette semaine à Autochenille Production. Le magazine dévoile les projets ambitieux et nombreux de la société de production de Joann Sfar, Clément Oubrerie et Antoine Delesvaux.

Nous avions déjà relayé l’information en juin 2008 : Autochenille Productions n’a pas que l’adaptation en long-métrage d’animation du Chat du Rabbin dans ses cartons.

Ecran total [1] confirme la mise en préproduction cet été de Aya de Yopougon adapté des deux premiers tomes de la série publiée chez Gallimard. Le film, d’un budget estimé à 8,6 M€, sera réalisé par les auteurs eux-mêmes, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie.

Autre projet pour le cinéma : l’adaptation de Isaac le pirate de Christophe Blain. L’auteur confie à Écran total qu’il a "toujours été fasciné par l’animation, notamment parce qu’elle apporte la lumière au dessin. Ce n’est plus une affaire de contraste sur le papier, de juxtaposition de couleurs claires et de couleurs sombres pour évoquer l’éclairage, mais réellement de lumière et d’ombre."

Pour développer ces ambitieux projets, Autochenille Production a fondé son propre studio d’animation, Banjo Studio et l’a installé dans ses locaux, dans le 19ème arrondissement à Paris.

La production d’Autochenille passe également des longs métrages aux séries d’animation. En effet, Sardine de l’espace, série jeunesse d’Emmanuel Guibert et Joann Sfar serait déclinée en 52 épisodes animés de 13 minutes, et Akissi de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie en 52 épisodes de 5 minutes.

Le planning est bien chargé donc, et tous ces programmes illustrent bien la ligne éditoriale de la société de production : "Permettre à des auteurs de BD et de romans de développer leurs projets." Avis aux amateurs.

(par Laurent Boileau)

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7 Messages :
  • Autochenille a le vent en poupe
    23 mai 2009 08:50

    L’animation traditionnelle est une technique beaucoup plus complexe que la bande dessinée. C’est même plus qu’une techniques, c’est un ensemble de techniques. Il faut maîtriser des choses que la plupart des auteurs de BD ne connaissent pas. Je m’étonne que soudainement autant d’auteurs se métamorphoses en réalisateurs. Marjane Satrapi a lancé la mode. Mais Marjane ne maîtrisait rien du dessin animé et je suis persuadé qu’elle ne maîtrise toujours rien. Il ne suffit pas d’avoir un nom pour savoir faire. Winschluss et toute l’équipe ont certainement fait le plus gros du travail. Elle se contentait probablement de donner son point de vue, de fouetter les gens et de parader devant les journalistes. Le dessin animé ne s’apprend pas en un jour. C’est une usine complexe. La plupart des dessinateurs de BD ignorent ce qu’est un layout, comment on fabrique un plan, ce qu’est un model-sheet, ce qu’est un intervalle, ce qu’est un bon timing, ce qu’est une feuille d’expo... Un board n’est pas une BD, c’est un outil beaucoup plus technique. La plupart des auteurs ne connaissent rien au travail du son et n’ont pas le sens du timing. Il faut avoir bossé des heures dans un studio pour savoir exactement combien de secondes il faut pour tel ou tel plan. Et si on ne maîtrise pas le timing, on ne maîtrise rien et on ne peut pas se prétendre réalisateur de dessins animés. Pfff...

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    • Répondu par Frenchoïd le 23 mai 2009 à  11:07 :

      Sans doute, mais ça s’apprend, aussi : justement parce que ça n’est pas purement artistique mais également, grandement, technique, ça s’apprend. Un seul exemple (mais certes un fameux exemple) : Goscinny.
      Quant aux histoires de têtes d’affiches et de mode, quid novi ?

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    • Répondu par Sergio Salma le 23 mai 2009 à  14:32 :

      C’est magnifique. Un anonyme qui fait un procès à des gens qui osent franchir le pas. Les techniques n’ont rien à voir ,évidemment, mais en quoi serait-ce un obstacle pour que les individus s’essaient à d’autres choses. L’exemple de Satrapi est excellent puisque d’une bonne bande dessinée il est sorti un bon long-métrage de dessin animé. Que demander de plus ?

      Bien sûr il y a ce vieux réflexe de placer les gens dans des...cases. Et il est donc interdit à un chanteur de jouer la comédie ,à un auteur de bande dessinée de faire du cinéma. Pouvez-vous argumenter autrement qu’en disant que les techniques ne sont en rien les mêmes ? S’il y a eu des échecs et des catastrophes tous genres confondus dans tous ces domaines, il y a eu aussi de belles réussites. Vous êtes un peu ignorant et méprisant en confinant les auteurs de bd dans leur petite spécialité. Bien au contraire , les auteurs sont loin d’être des monomaniques ; ils sont très souvent des amateurs de cinéma, d’animation , de romans et de bien d’autres choses. Ils ont été artistiquement formés par leurs lectures , leurs séances de cinéma, ils ont visité des expos, fait des voyages et la culture fait partie de leur bagage. il est tout naturel que plus tard,pour certains, ces envies puissent resurgir. L’occasion est aussi trop belle. Vous avez publié des livres qui ont attiré l’intérêt de producteurs et vous vous retrouvez en face de demandes excitantes. Comment refuser ces expériences ? Pourquoi ?

      Ce qui arrive à Sfar ou Sattouf est incroyable et il faut donc qu’un ronchon sectaire vienne leur fiche à la figure qu’ils n’ont pas à franchir le pas parce que c’est chacun dans son jardin et pas question de mélanger les genres.

      Vous auriez sans doute fait la grimace quand Clint Eastwood a tourné son premier film, vous auriez râlé en apprenant que Lauzier allait adapter la course du rat au cinéma, ça vous aurait filé des boutons de savoir que Leconte, auteur quasi-underground voulait aussi jouer avec la caméra.
      Vous êtes sans doute dans la catégorie des gens qui pensent que si Bourvil et Gabin ont fait des disques c’était par pur opportunisme alors que les deux venaient du cabaret. Vous auriez interdit à Pagnol d’écrire pour le cinéma et bien sûr vous ne comprenez rien à l’industrie américaine ou japonaise qui mêlent intimement les genres depuis des décennies.

      Vous avez râlé et maugréé sur Clooney quand il est sorti de ses rôles à la télé , vous ne l’avez pas pris au sérieux parce que le cinéma (à mon avis vous vous en faites une haute opinion) c’est un art adulte n’est-ce pas.

      Vous devez savoir que ces auteurs qui franchissent le pas sont dans leurs petits souliers ; ils ont tenté l’expérience et savent très bien que leur destin leur échappe. Les enjeux financiers sont énormes. Si c’est un succès ils pourront peut-être prolonger l’expérience. Sinon vous aurez le loisir de sourire de leur déconvenue alors que la valeur artistique ne sera pas forcément mise en cause.

      Vous oubliez justement(c’est un comble) que pour faire un bon film ( animation classique, 3D ou en chair et en os) il faut bien s’entourer. Il s’agit là aussi de l’intelligence de l’auteur. On a bien entendu quelques exemples de ratages complets ; vous ne retenez que ces flops pour étayer votre thèse. Vous reprochez des inaptitudes en vous trompant lourdement. Rares sont les auteurs qui n’ont pas , pour des travaux de pub ou de communication , tâté de techniques nouvelles. Et nous avons en outre des dizaines d’exemples d’auteurs (là encore tous genres confondus) qui n’ont aucune formation classique et qui par là-même sortent des ornières habituelles des timings (chers à votre coeur ) et qui révolutionnent sans le vouloir les schémas. Vous êtes en train d’exposer là un terrible excès de corporatisme.

      Sylvain Chomet ou le collectif Peur(s) du noir sont des preuves éclatantes des talents multiples de certaines personnes. Les "pas de côté" de certains sont exceptionnels de fraîcheur justement. Comme on peut être impressionnés(c’est un autre exemple) par les qualités de parolier d’un Jean-Loup Dabadie alors qu’on le connaît tout autant pour ses scénarios de films. Pourtant la chanson et le cinéma n’ont rien en commun.

      Votre scepticisme est intéressant . Parce qu’il confirme encore une fois la tendance naturelle et archaïque d’interdire à quiconque ( ou à le lui reprocher) de quitter les voies toutes tracées. Autant vous avez raison de vous méfier des fumistes qui sont légion autour de nous , autant vous devriez accepter que ce n’est pas cette transgression qui est responsable de quoi que ce soit .

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      • Répondu le 23 mai 2009 à  15:45 :

        Bla bla bla. C’est bien joli tout ce lyrisme à la Sergio. L’animation s’apprend et ne s’improvise pas. Autrement, certes, on peut signer de son nom, s’entourer d’équipes solides et se reposer dessus. Maintenant, qu’ils se cognent vraiment le boulot et on verra ce dont ils sont capables. Rien n’est interdit. Mais qu’on cesse de me faire avaler que tout s’apprend en cinq minutes et qu’il suffit d’avoir un soupçon de talent pour être un démiurge.

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        • Répondu le 23 mai 2009 à  16:01 :

          Il y aussi les aigris anonymes, des "professionnels" qui font des années d’apprentissage pour produire des trucs médiocres, en live ou en DA.

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          • Répondu le 23 mai 2009 à  16:14 :

            Il y aussi des gens qui ne font rien et qui sont aigris quand même.

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        • Répondu par Sergio Salma le 23 mai 2009 à  16:17 :

          ah là, oui, maintenant je suis convaincu par vos arguments.

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