Cuba, an 56 de la Révolution : carnet de voyage sous embargo - Par Lapin - La boîte à bulles

24 novembre 2014 0
  • Parti pour remplir son carnet de croquis avec les voitures américaines qui toussent dans les rues de Cuba, Lapin (c'est l'auteur) est revenu avec un copieux recueil d'instantanés d'un pays entre misère et espoir. Des images débordantes de vie et de couleurs. Où on apprend mille petits détails de la débrouille en terre castriste.

Lapin habite à Barcelone et ne laisse aucun répit à ses carnets. Déjà 150, produits d’un voyage à l’autre, au fil des rencontres. Souvent auto-édité, Lapin bénéficie grâce à son nouveau distributeur d’un éclairage mérité. Ces quelques 192 pages passent en revue la vie telle qu’elle est de nos jours dans un pays qui commence à profiter de la libéralisation du régime. En laissant les rênes de Cuba à son frère Raul, Fidel Castro a permis à ses habitants de respirer un peu mieux. Les échanges avec l’étranger sont moins strictement surveillés, les relations avec les américains s’éclairent timidement...

Ces découvertes ont changé l’angle de Lapin. Si les voitures américaines, souvent des modèles de plus de 50 ans, ont droit à une belle part dans ces carnets, on y croise surtout des cubains. Et c’est le grand atout de ce livre : des portraits éclatants de vie et de couleur, avec des rencontres fortes, émouvantes, drôles, nostalgiques... Les générations se succèdent d’une page à l’autre, entre communistes encore convaincus et candidats à l’émigration, sans oublier les petits débrouillards et les artistes.

Cuba, an 56 de la Révolution : carnet de voyage sous embargo - Par Lapin - La boîte à bulles
© la boîte à bulles 2014

Soucieux d’authenticité, Lapin saupoudre ses pages d’extraits de dialogues, d’interjections, avec souvent des questions très directes de ses interlocuteurs. Pour cette raison, mieux vaut maîtriser l’espagnol et même un peu l’anglais pour saisir toute la richesse de ces témoignages. Le lexique de fin d’album facilitera la tâche des lecteurs. Ses particularismes locaux sont à l’image de ces cubains au fatalisme ensoleillé : un vrai petit concentré de charme, légèrement amer.

© la boîte à bulles 2014

(par David TAUGIS)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?