Doomsday.1 - Par John Byrne (Trad. Thomas Davier) - Panini Comics

11 septembre 2015 0 commentaire
  • Perchés en orbite autour de la Terre, sept astronautes d'origines diverses sont les témoins de la fin du monde. Une éruption solaire sans précédent frappe le surface de la planète, ravagée par les flammes puis recouverte de fumée et de cendres. Que reste-t-il de nos civilisations ? C'est ce que ces hommes et femmes sont sur le point de découvrir en tentant un atterrissage en catastrophe...

Une légende du comics est de retour aux dessins et au scénario, armée d’une histoire qui revisite une idée qui date de 1975, alors que l’artiste commençait tout juste à être repéré par Marvel et n’était pas encore la superstar que l’on connaît. À ce moment, John Byrne s’associe à l’un des scénaristes les plus prolifiques de l’industrie, Joe Gill, et, ensemble, publient chez Charlton Comics Doomsday +1, mini-série en douze parties qui, conformément aux craintes de l’époque, imaginait un holocauste nucléaire qui changea la face du monde.

En 2013, chez IDW Publishing, Byrne modernise son sujet en modifiant les causes qui servent de prétexte à l’imagination d’un nouveau monde, l’annihilation de toute vie, ou presque, n’est plus la responsabilité de la folie des Hommes mais provient d’une force qui nous dépasse : un désastre naturel.

Doomsday.1 - Par John Byrne (Trad. Thomas Davier) - Panini Comics
© Panini Comics

À travers le regard d’un petit groupe de survivants, nous assistons dès lors à la la découverte de paysages urbains désolés et noircis par les cendres aussi bien qu’à la rencontre d’autres poches d’individus ayant échappé à la mort et aux comportements qui se radicalisent, pour le meilleur ou pour le pire.

Très classique dans le fond et dans la forme, Doomsday.1 ne se montre jamais aussi extrême que le Walking Dead de Robert Kirkman ou aussi anxiogène que le Dragon Head de Minetarō Mochizuki, mais reste néanmoins efficace à travers quelques portraits réussis, on retient par exemple l’image des malheureux rescapés agonisant dans les souterrains de New York et la résolution tout en émotion de ce pan-là de l’intrigue.
Peut-être l’histoire gagnera-t-elle en pertinence si les intentions de Byrne se confirment, à savoir la réalisation d’une suite probable, Doomsday.2 ?

La couverture du premier numéro de Doomsday +1.

(par Marco ZANINI)

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