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Druillet raconte… Jean Boullet, René Goscinny, Moebius

  • Rencontré à l’occasion de son exposition commune avec François Avril à la Galerie Barbier, nous avons demandé à Philippe Druillet de nous évoquer trois personnalités qui ont eu un impact décisif sur son parcours. Par ordre d’apparition, le libraire et agitateur culturel Jean Boullet, le scénariste René Goscinny et son compère et complice Jean Giraud alias Moebius. Au rendez-vous, un éclairage inédit sur l’histoire culturelle de son époque.

Il évoque d’abord Jean Boullet, libraire, éditeur, cinéaste, peintre, fondateur de la librairie Le Kiosque, où Philippe Druillet fit sa première exposition en 1965, personnalité à la réputation sulfureuse, retrouvé mort pendu en Algérie, lui a fait découvrir une forme de contre-culture de « mauvais genre » qui l’opposait, lui et certains de ses compagnons de route, à une « Nouvelle Vague » menée par Jean-Luc Godard et d’autres. « Ma génération a été victime d’un diktat, d’un fascisme culturel  » n’hésite pas à déclarer un Druillet nourri aux Préraphaélites, à la peinture classique « trop léchée » et à la SF : « - Si tu n’aimais pas Godard, tu étais un minable ! » dit-il.

Druillet raconte… Jean Boullet, René Goscinny, Moebius
Photo : Cédric Munsch

Il parle ensuite de René Goscinny, l’auteur bien connu d’Astérix, du Petit Nicolas et d’Iznogoud, timonier du Journal Pilote et découvreur de tant de talents qui le publia sans trop comprendre pourquoi mais qui reçut, selon le témoignage de Druillet « des centaines de lettres » : « - Il n’aurait pas été là, je pense que je ne serais pas là maintenant. »

Enfin, il évoque Jean Giraud alias Moebius, son compagnon de route dans la grande aventure de Métal Hurlant dont ils étaient l’un et l’autre les astres jumeaux. On découvre dans cet entretien à quel point leurs relations étaient rugueuses : « - Il confondait l’art et les Jeux Olympiques… » dit-il, soulignant cependant à quel point il était un génie.

Voir en ligne : AVRIL / DRUILLET - " Apocalypses " (dessins) Du 28 février au 28 mars 2020 (en ligne)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Une interview de Didier Pasamonik, assisté de Jaime Bonkowski De Passos, réalisée par Cédric Munsch.

 
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4 Messages :
  • J’aimerai l’écouter pendant des jours... Merci pour cette interview.

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    • Répondu par richard le 6 novembre 2020 à  10:45 :

      ...Notre Titan de prédilection a les honneurs d’un magnifique pavé de Taschen, consacré à la Fantasy....7500 exemplaire seulement, magnifique, en cette période de confinement. solaire.

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      • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 6 novembre 2020 à  11:17 :

        Bientôt la chronique sur ActuaBD !!!

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    • Répondu par richard gay le 1er décembre 2020 à  11:50 :

      Bonjour,

      les filles qui aiment l’oeuvre de philippe, c’est rare...pourtant ses personnages féminins sont magnifiques : Légende, les louloutes de ’La nuit", la magicienne d’ "Yragael"..

      écrivez moi donc, entamons une correspondance

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