Encyclopédie Universelle T3 : Le Petit Roger - Par Philippe Geluck - Casterman

15 avril 2009 0 commentaire
  • Mi-livre, mi-recueil d'illustrations, les Encyclopédies universelles de Philippe Geluck sont un régal d'humour. Une réédition dans un format de 48 pages, qui reprend pourtant la majorité du contenu des 80 pages initiales.

Si le Chat de Philippe Geluck n’est plus à présenter, nombreux sont ceux qui connaissent également ses fameuses Encyclopédies universelles, où l’on retrouve d’ailleurs le réputé félin en bien charmante compagnie (Vénus de M. et d’autres personnalités dont les attaques répétées contre les magazines people, dont nous nous revendiquons, me feront taire le nom).

Dans un jeu, célèbre dans l’entièreté de la communauté francophone de Belgique, nommé "Le Jeu des dictionnaires", trois olibrius proposent chacun une définition pour un mot ou un nom propre. Bien entendu, le joueur doit en retrouver la bonne interprétation, mais la saveur du jeu provient des fausses définitions imaginées par ces comparses. Encyclopédie Universelle T3 : Le Petit Roger - Par Philippe Geluck - CastermanOn retrouve donc dans ce recueil, les plus savoureux délires de Geluck : sarcastiques, absurdes, délirants, ou piquants. Ils sont illustrées par des dessins (commentés ou non) dont on connait déjà bien le style grâce aux albums du Chat.

Succédant à la réédition de Made in Belgium, deuxième tome de ces Encyclopédies universelles, cette nouvelle mouture du Petit Roger compte 48 pages pour les 80 de l’édition originale. "Quelle arnaque !", me direz-vous, "C’est la crise, et on réduit même notre Geluck !" Pas vraiment, car grâce à la nouvelle maquette, à la police de caractère plus petite tout en demeurant très lisible, et à la réduction de certaines images, la meilleure partie du l’ouvrage est sauvegardée. De plus, cela s’inscrit dans la politique d’édition des albums du Chat, qui possèdent tous ce format standard.

Pour percevoir distinctement le texte, merci de vous procurer le livre

Mais laissons parler les chiffres. La nouvelle mouture contient donc :
- 48 pages pour 80 initiales, mais les nouvelles pages de garde reprennent deux magnifiques planches d’illustrations sur les cerfs (Les laissez blanches, cela ne cerf à rien !)
- 53 illustrations contre 83, sans compter la famille des cons, mais on pourra sans doute en faire de belles pages de garde pour la future réédition d’Un peu de tout, le premier volume de ces encyclopédies.
- 89 définitions sur les 129 présentes (faisons confiance au professionnalisme de Geluck, qui les aura sûrement testées sur un public récepteur, afin de ne maintenir que les meilleures)
- et surtout 25 petits métiers oubliés sauvegardés contre 27 originaux (exit le briseur de grève et le père colateur)
- Au moins un ajout, en spéciale dédicace pour les lecteurs français !

Soulignons le prix avantageux de 10 € à la place de 17 €. La place n’est donc plus au doute : en privilégiant la qualité, et rendant son humour plus fin pour qu’il prenne moins de place, Philippe Geluck permet au tout-un-chacun de s’en payer une bonne tranche, au prix de la crise. Et puis, rien n’interdit de penser que les éléments laissés provisoirement de côté, ne seront pas rassemblés dans un volume commun à venir. Comme quoi, la qualité prévaut toujours sur la quantité ! [1]

(par Charles-Louis Detournay)

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Les illustrations sont ©Geluck/Casterman.

[1Que nos amis Chinois et Indiens lisant ceci ne se sentent pas vexés, je les visais pas spécifiquement.

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