Esteban de Matthieu Bonhomme : La Grande Évasion de l’été

2 août 2012 11 commentaires
  • Les vacances permettent parfois de longues heures d'oisiveté où il est loisible de rattraper les lectures en retard ou de faire de nouvelles découvertes. En découvrant la série Esteban dont le dernier volume vient de paraître avant l'été, le dépaysement et l'évasion vous sont garantis.

Le dépaysement car toute l’aventure se passe au bout du monde, en Terre de feu, à l’extrême-point de l’Argentine, dans le milieu des Baleiniers.

Esteban est un jeune Indien qui découvre ce monde, les grands espaces, la mer déchaînée, dans un souffle romanesque digne des plus grands classiques de l’aventure : Melville, Jack London...

L’évasion, car tout l’équipage du Léviathan est au bagne pour s’être frotté d’un peu près à un armateur concurrent trop puissant. Esteban s’est mis dans la tête de faire évader ses potes. Mais comment s’y prendre quand on est un adolescent à peine sorti de l’enfance et (quasi) seul devant l’adversité ?

Esteban de Matthieu Bonhomme : La Grande Évasion de l'été
Les Voyages d’Esteban T4 : Prisonniers du bout du monde
(c) Ed. Dupuis

Cette ligne simple suffit pour bâtir le suspense d’un récit d’évasion, mais Matthieu Bonhomme le réussit avec brio grâce à un graphisme puissant et raffiné qui le classe parmi les meilleurs auteurs de sa génération. "Sacré Bonhomme !" titrions-nous déjà en 2007 à propos de celui qui dessine aussi Messire Guillaume avec son complice Gwen de Bonneval (Dupuis).

Depuis que l’éditeur de Marcinelle a remis la série à flot, Esteban est une des collections d’aventure tout public les plus marquantes, du genre qui nous rend serein pour l’avenir de la bande dessinée classique : la relève est assurée.

Les Voyages d’Esteban T4 : Prisonniers du bout du monde
(c) Dupuis

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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Esteban de Matthieu Bonhomme - 4 tomes parus aux éditions Dupuis

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11 Messages :
  • Un peu tristounet ce dessin et ces couleurs.

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  • Je viens de relire les quatre tomes l’un à la suite de l’autre. C’est véritablement une très grande BD classique avec un sens de la narration impeccable et un attachement fort qui se crée auprès des personnages principaux. Comme aux meilleures heures du beau journal de Spirou ! Le dessin est celui d’un immense dessinateur capable de tout représenter avec une apparence de facilité déconcertante et une parfaite justesse de forme alors que l’économie, très grande, ne pardonne pas la moindre hésitation ou erreur d’appréciation. Moebius n’est plus, ici, parmi nous mais maintenant une relève brillante prend le chemin du Maître tout en développant sa propre personnalité. Quel plaisir et quelle début de consolation... Il faut continuer de faire connaître le travail de Matthieu Bonhomme auprès du plus large public.

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    • Répondu le 2 août 2012 à  23:58 :

      Ahahah ! C’est pas très gentil de se moquer.

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      • Répondu par philippe wurm le 3 août 2012 à  15:51 :

        Je ne comprends pas bien votre sens de "l’humour" ?
        Peut-être aimez-vous vous moquer (anonymement) ?
        Pour ma part j’essaye d’écrire clairement et au premier degré.

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        • Répondu par Joël le 7 août 2012 à  23:06 :

          je vous suis à 100%. Ce fut un immense plaisir de lecture. Mon coup de coeur 2012 (mais j’étais déjà conquis par le dessin de Bonhomme depuis longtemps).

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  • Un peu dans la même mouvance, je citerai Ralph Meyer.
    Mathieu Bonhomme et Ralph Meyer me semblent être deux futurs grands de cette école classique contemporaine.

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    • Répondu par Sergio Salma le 3 août 2012 à  10:56 :

      Pourquoi dites-vous "futurs grands" ? Ils sont là, maintenant, en pleine possession de leurs moyens !

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      • Répondu par Ralph le 3 août 2012 à  13:30 :

        Oui, bien entendu, ma formulation est maladroite.
        Leurs qualités sont déjà celles de grands.

        Peut-être voulais-je dire que j’ai l’intuition que ces qualités, sur la durée, feront qu’ils seront reconnus, plus qu’ils ne le sont déjà, comme des auteurs majeurs de leur époque.

        Mais vous avez raison et je le pense : ils sont en pleine posséssion de leurs moyens et c’est une chance, de pouvoir, aujourd’hui, suivre leurs parutions.

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  • Une copine à moi m’ a bassinée pour que je lise ça.
    Je ne voulais pas je trouve le dessin, d’ une grande pauvreté. Mais bon j’ ai des vues sur elles. Niveau stylisation, c’ est quelconque, on est loin de Mignola. Niveau qualités techniques, mon dieu, pas un dessin ne retient mon attention sur ces deux pages. Je ne parle même pas du personnage qui court dans toutes les cases dans la même position ridicule et raide.
    Bon l’ histoire : le 1 est pas si mal...

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    • Répondu par Vincent le 7 août 2012 à  10:51 :

      Quel est l’intérêt de comparer Bonhomme à Mignola ? Comparons ce qui est comparable...

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  • Une série agréable à lire. Inutile de comparer Bonhomme à Moebius ou Mignola, il ne cherche pas à les imiter, et son style est différent. Je signale une interview récente de Matthieu Bonhomme sur la page d’accueil de zoolemag.com

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