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Festival BD de Dieppe : 20 ans de passion et de Bulots d’or

Par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 18 juillet 2022                      Lien  
« On n’a pas tous les jours vingt ans… » chantait Jean-Pierre Surest samedi soir lors de la remise des Bulots d’or, les prix du Festival de Dieppe. À 80 ans, celui qui avait fondé le festival il y a 20 ans est connu pour son franc-parler et sa dérision ravageuse. Mais aussi pour son autodérision : lors de la soirée de la cérémonie des bulots d’or, on l’a vu s’affubler d’une bouée rose du plus bel effet en guise de couvre-chef et entamer quelques pas de rock dans un rythme endiablé. Un genre de patron de festival détonnant qu’on ne risque pas de rencontrer sur les bords de la Charente…

20 et 80 ans, voilà qui invite au bilan. Et de constater ce qu’est le Festival de Dieppe, un festival de passionnés de longue date : imprimeur, Jean-Pierre Surest est un des timoniers du fanzine Sapristi  ! (1983-2003) fondé par son neveu Alain Ledoux, une publication au palmarès impressionnant : Prix Alfred du fanzine à Angoulême en 1986, Prix Phénix à Audincourt en 1987, Meilleure zine européen à Grenoble en 1989, Prix fourmi au Festival de Sierre en 1998.

Festival BD de Dieppe : 20 ans de passion et de Bulots d'or
Très ému, Jean-Pierre Surest a fêté ses 80 ans samedi soir.

Au début, Jean-Pierre se contentait de le mettre en page, puis il s’est mis à interviewer des auteurs, à publier des planches de jeunes dessinateurs qui, entretemps, ont fait carrière : David Prudhomme, Hugues Labiano, Juan-Maria Cordoba, Nicolas Sterin ou encore le scénariste Fred Duval.

C’est ce dernier qui était maître de cérémonie des Bulots d’or, prix « à la corruption assumée  » et au « copinage revendiqué » (je cite). Fred Duval, originaire de Rouen, résume ces vingt ans de festival par des « coups de main » donnés par les uns et les autres, des bénévoles comme souvent, pour que le miracle ait lieu chaque année.

Il salua au passage le fondateur de l’Association Normande de Bande Dessinée, Jean-Pierre Surest qui, chaque année, « demi-dalle après demi-dalle », obtient de convaincre sponsors et gens bienveillants à financer ce festival de copains passionnés. Certains se remémorent cette croisière vers l’Angleterre que faisait le Festival jadis et où Moebius était venu une année. « Il était heureux » nous dit l’un des spectateurs qui y était présent.

Jean-Pierre Surest, pape de la BD dieppoise, avec sa drôle de tiare...

Sans plus attendre, voici le palmarès des Bulots d’or 2022, la plus haute distinction de la BD dieppoise :

- Grand maître des bulots : Richard Guerineau
Le formidable dessinateur du Chant des Stryges, de XIII Mystery, de Charly 9, de Seul le silence… a su, comme l’indiquait le porte-parole du jury Fred Duval, « se mettre en danger ces dernières années » pour livrer des pages à chaque fois plus sublimes. Un probe artiste, humble et sympathique, à l’image du festival de Dieppe.

Richard Guérineau, Grand Maître. Du beau Bulot !

- Bulot d’or scénariste : Jean Dufaux

Jean Dufaux est, après Jean Van Hamme, l’un des scénaristes belges contemporains les plus importants. Prolifique auteur, on lui doit notamment les séries Murena, Djinn, La Complainte des landes perdues, Rapaces, Niklos Koda, Barracuda, Conquistador..., et récemment des romans graphiques comme Le Chien de Dieu, Nez de Cuir d’après Jean de la Varende ou Un Roi sans divertissement d’après Giono. On lui doit deux (bientôt trois) Blake et Mortimer. C’est un grand auteur aux milliers de lecteurs qui est ici célébré et que vous entendrez bientôt dans un podcast sur ActuaBD.com.

Le scénariste Jean Dufaux hésite entre le champagne et le bulot !

- Bulot d’or du dessin : Anlor

Peu productive, on lui doit des albums très touchants comme À Coucher dehors, Amère Russie, Camp Poutine, Les Innocents coupables et, récemment Ladies With Guns chez Dargaud.

Anlor, fine dessinatrice.

- Bulot d’or coloriste : Jérôme Maffre

Le palmarès de Dieppe est un des rares à célébrer les coloristes. Dans le cas de Jérôme Maffre, nous avons l’un des plus grands, lui qui éclaira les planches de Carmen Mac callum au Lion de Judah, de Tango aux Vieux Fourneaux, c’est un grand auteur qui est distingué ici.

Jérôme Maffre, lauréat 2022. Rarement, les palmarès BD en France récompensent un coloriste.

Bulot d’or circuit court : Juan-Maria Cordoba

“Circuit court”, cela veut dire un auteur du coin. C’est le cas de Juan-Maria Cordoba, un auteur publié tout minot dans le fanzine Sapristi ! de Jean-Pierre Surest et qui fit carrière notamment dans des albums régionaux (Histoires et légendes normandes, Dieppe entre terre et mer,…), dans la communication publicitaire et dans une série jeunesse aux éditions Varou : Nono et Moumoune.

Le Dieppois Juan-Maria Cordoba, "circuit court"...

- Bulot d’or spécial 20 ans : Thierry Gioux et Fred Duval

C’est un peu l’équivalent des « Médailles en chocolat » de Blois, un hommage fait aux fidèles du Festival : Thierry Gioux est le dessinateur entre autres de Hauteville House, scénarisé par Fred Duval , l’autre lauréat, à qui l’on doit notamment Carmen Mc Callum, Hauteville House, Jour J, Travis, Renaissance, XIII Mystery et bientôt Thorgal.

Fred Duval et Thierry Gioux, complices dans le bulot !

Un palmarès éclectique où la BD de genre est appréciée à sa juste place, loin de coteries téléramesques et du prêchi-prêcha angoumoisin.

Les Bulots d’or de Dieppe 2022

Même si le franco-belge a l’air dépassé par le succès toujours plus étonnant des mangas, ce genre de manifestation populaire démontre qu’elle est loin d’avoir baissé les armes. Ses belles images et ses histoires passionnantes ont de quoi largement égayer vos vacances.

Philippe Luguy se moque de la pandémie !
La rare et précieuse Béatrice Tillier
Les collectionneurs ont leur petits trucs : valises et sièges, ils réservent leur place...
Le Festival de Dieppe, organisé par l’Association Normande de Bande dessinée est soutenu depuis 20 ans par la municipalité et la Caisse d’Epargne de Dieppe.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Reportage photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

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23 Messages :
  • Tout cela fleure bon la jeunesse, apparemment, au delà des qualités réelles mise en avant dans cette manifestation. Il passait quoi au cinéma du coin, Jurassic Park ?

    Pas bon, la BD se cloisonne de plus en plus : Japan Expo, FIBD désormais le festival de la gentrification et de la BD de traviole qui se prend pour une autre, franco-belge pur et dur par auteurs et pour public, collectionneurs, disons, "expérimentés", on en passe et des meilleures comme ces festivals qui veulent faire croire que la BD a quelque chose à voir avec la littérature ou les arts plastiques...

    On nage en pleine exclusivité, camps retranchés.

    Une certaine connivence et convivialité se perd et c’est dommage. Il y a même une certaine crispation.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 19 juillet à  07:57 :

      Mon cher Pascal, la bande dessinée n’est pas une et indivisible. Il se fait que j’ai fait Japan Expo et Dieppe le même week-end. Des deux côtés, la joie de se retrouver autour d’une passion. Il n’y a pas de crispation, hormis derrière l’écran. Tous ces univers coexistent, ne se recoupent pas forcément mais vivent côte à côte et chacun vient chercher ce qu’il veut y trouver avec plus ou moins de curiosité.
      A Dieppe, il y a plusieurs typologies de clientèle : le curieux qui passait par hasard, les familles avec landau qui ont lu l’annonce dans le journal, le passionné BD du coin qui y voit l’occasion de rencontrer ses auteurs favoris, etc. Oui, ils sont plus vieux qu’à Japan. Oui le BD franco-belge a connu ses classiques dans les années 1960. Mais la nouvelle génération est là, Guerineau, Fred Duval ne sont pas jurrassiques, et ils n’ont à rougir ni de leur travail, ni de leurs ventes.

      C’est plus jeune à Japan, certes. Mais on l’a écrit ici, les vieux fourneaux sont là également.. Japan aussi, n’est pas un festival que de BD, il y a donc un caractère moins exclusif. Dieppe se revendique comme un festival de copains. Il y a quelque 5000 visiteurs contre plus de 200 000 pour Japan. On parle de choses très différentes, chacune très respectables. C’est pourquoi ActuaBD est présent.

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      • Répondu par Pascal Aggabi le 20 juillet à  14:07 :

        Mon cher Didier, bien sûr que si la BD, toute la BD, est une et indivisible : elle est de qualité ou elle ne l’est pas. Le reste...

        Se passionner pour ce genre de narration séquentielle, la BD, permet de passer d’un genre ou d’une école à une autre avec gourmandise, ce qui en renouvelle l’intérêt, rafraîchi. La richesse est incroyable et nous vivons certainement un âge d’or. Tout, pour tous, sans cloisonnement. La BD, c’est la convivialité par excellence.

        Mais... pas de crispation, du tout ? Hmm...

        Guérineau et Duval la nouvelle génération ? D’accord, on va le dire comme ça au bénéfice de leurs talents respectifs. Guérineau, d’ailleurs, fait un très intéressant travail sur les expressions, assez étonnant, totalement en phase avec l’art "invisible" qu’est la BD.

        Malgré tout je reste sur mes positions : une certaine convivialité se perd et c’est dommage.

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    • Répondu par Sergio Salma le 19 juillet à  16:41 :

      Ben évidemment que la bande dessinée a à voir avec la littérature (c’en est ) et les arts plastiques ( elle en fait évidemment partie). C’est quoi cet amateur de bd qui parle comme un détesteur de bd ? Vous êtes un troll de mec monsieur Aggabi, désespérant à force d’être à ce point à côté de la plaque . Cloisonnée la bd ?! Quand émergent Crumb ou Forest (je ne le cite pas par hasard),quel rapport avaient ces auteurs et donc leur lectorat avec les Akim et les Chlorophylle ? Les mangas déversent leur richesse et vous ne voyez que votre quotidien troublé. Et si vous vous réveilliez ?

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      • Répondu par Milles Sabords le 21 juillet à  09:17 :

        Je ne suis pas d’accord ; la BD n’a rien à voir avec la littérature ou les arts plastiques. Bien entendu, ces différentes disciplines se nourrissent les unes des autres, interagissent entre elles, mais on aborde pas l’écriture d’un roman, la réalisation d’un happening, comme on aborde un album BD. C’est toute cette confusion entretenue depuis trop d’années, qui est en train de couler la BD, devenue plus un exutoire de pacotille pour certains qu’un art à part entière. La BD c’est futile, alors on la met à toutes les sauces commerciales… et cela donne des mets indigestes.

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        • Répondu par sergio salma le 21 juillet à  11:56 :

          HAHAHA !

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          • Répondu le 21 juillet à  12:53 :

            La Bd a tout à voir avec la littérature, le dessin, le graphisme, la peinture, l’architecture et même le théâtre et le cinéma. Toutes les disciplines s’interpénètrent. Qu’est-ce que ça peut être répétitif les débats ici…

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            • Répondu par Milles Sabords le 22 juillet à  05:45 :

              Il faut arrêter de confondre le contenu et le contenant : lorsque je croque sur le vif un groupe de danse pour nourrir l’exactitude de mes crayonnés, ça ne fait de moi ni un spécialiste de la danse, ni un bon danseur. Avant d’écrire des scénarios de BD, je me suis également essayé au manuscrit ; l’architecture même du travail d’écriture entre les deux n’a absolument rien à voir. C’est beaucoup plus facile de retranscrire un roman sous forme de scénario BD (la BD permet des coupes drastiques dans le texte pour ne garder que l’essentiel) que l’inverse. Un storyboarder de cinéma n’a jamais fait tout de suite un bon auteur BD. Ceux que je connais ont un très bon coup de crayon, là n’est pas le souci, mais ils ont dû se former au langage BD pour pouvoir tomber des planches digne de ce nom, leur principale difficulté étant de savoir se servir au bon moment de l’ellipse. D’accord, on parle de plan américain, plan large, plan panoramique dans la BD, comme dans le cinéma. Mais entre dessiner des personnages statiques sur une feuille de papier et cadrer des personnes vivantes dans la vie, il y a tout un gouffre de différence. Sinon, n’importe quel personne qui ferait son petit film de vacance deviendrait cinéaste ou auteur de BD… Quant on me parle de théâtre, là aussi je me marre ; dans ma troupe (en amateur, hein, je n’ai aucune prétention…), je ne suis pas sur scène pour répéter un texte comme je me comporte devant ma planche à dessin. Qu’un scénariste BD s’inspire d’une d’une pièce de théâtre, o.k., mais ça n’est pas du théâtre. J’invite tout ceux qui la ramène un peu vite à se confronter à toutes sortes d’activités artistiques et ils comprendront rapidement leur douleur ; chaque art possède son propre hermétisme qui vous oblige à vous y investir sérieusement pour le comprendre, et la BD, cet art de l’invisible ou tout peut être dit entre les cases, n’échappe pas à cette règle. Certes, la BD se nourrit de ce que la société lui propose, mais elle impose aussi son propre langage et ses propres codes. Il faut arrêter de véhiculer toutes sortes d’absurdités de gratte-papier sur la soi-disante « littérature de la BD » ou son « cousinage mimétique » avec la danse ou le cinéma. Si déjà on produisait de bonnes BD, bien ancrées dans la maîtrise du séquençage, ça serait pas mal. Ce n’est pas parce que l’on est pluridisciplinaire à travers sa formation au arts appliqués ou dans les écoles de BD, que l’on sait tout faire avec talent.

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              • Répondu le 22 juillet à  09:52 :

                Permettez-moi de réprimer un bâillement de lassitude à la lecture de vos arguments maintes fois ressassés ici à longueur d’année. Ce n’est même pas que vous avez tort, c’est que vous énoncez des platitudes en prenant un air indigné. Et ça dure depuis des lustres. Quel ennui.

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              • Répondu le 22 juillet à  10:43 :

                Bla-bla-bla tout ça pour nous expliquer que la Bd emprunte aux autres arts mais qu’elle a son propre langage. Ok. On peut dire ça du cinéma aussi, ça nous mène où ?

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                • Répondu par Milles Sabords le 24 juillet à  06:17 :

                  La BD n’a rien à voir avec les autres disciplines artistiques, car elle peut être toutes les disciplines à la fois : une architecture d’images, une danse des bulles, une musique des mots, une sculpture de l’esprit, une peinture du monde, une littérature de nos passions, un cinéma de nos vies, un théâtre de nos imaginaires, bref, un art plastique et malléable. Elle possède aussi un avantage sur les autres disciplines, l’ellipse, ce pouvoir de tracer entre les cases un chemin invisible qui relie le lecteur à l’auteur.

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                  • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 24 juillet à  10:16 :

                    Tout et son contraire dans les propos délirants de "Milles Sabords" [sic]. Pour le pastis, prière de respecter l’heure de l’apéritif SVP.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 24 juillet à  12:41 :

                      Mon cher Didier, nous n’avons pas gardé les verres ensemble, c’est donc bien mal me connaître. Lorsque je fais allusion à "une architecture d’images" il est évident que Schuiten, Druillet ou Andreas en sont des exemples parlants, qu’en terme "de théâtre de nos imaginaires" je pense aussi à Giroux et ses galeries de personnages dignes d’une tragédie Grecque, etc, etc... votre petite boutade de collégien (comme Sergio) n’est vraiment pas au niveau de votre cursus. Habiller la BD avec les oripeaux des autres disciplines artistiques, ne lui permettra jamais d’être considérée comme une discipline artistique.

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                      • Répondu le 24 juillet à  16:08 :

                        Vous dites bien tout et son contraire. A vous lire, la BD n’est donc pas considérée comme une expression artistique ? Même pas par vous-même ? Et si vous preniez des vacances cet été ?

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                      • Répondu le 24 juillet à  16:13 :

                        Mais qu’est-ce qu’il est emmerdant ce Mille Sabords. C’est justement le genre de gars plombant avec qui tu n’as pas envie de prendre l’apéritif.

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                      • Répondu par Milles Sabords le 24 juillet à  17:17 :

                        Je rectifie : Giroud…

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              • Répondu par Pascal Aggabi le 27 juillet à  21:28 :

                Bien entendu et évidemment, Milles Sabords, que la BD n’a rien à voir avec la littérature et les arts plastiques. D’ailleurs, n’est-ce pas Alan Moore qui a dit, lui qui voulait souvent démontrer avec ses histoires savamment découpées et pensées ce que seul la narration BD pouvait faire : "Avec Watchmen je voulais me servir des comics pour faire passer des messages. La BD n’est ni du cinéma, ni de la littérature, ni une galerie d’art. C’est quelque chose de différent, avec son langage propre."

                Moore qui a rajouté par ailleurs, explication de bien des choses entre ricanements pas troll mais suiveurs et mal renseignés, ou bâillements plus stratégiques propres à clore les débats : "La bande dessinée s’est embourgeoisée. Maintenant, on parle de roman graphique – une invention d’un département du marketing quelconque. La raison pour laquelle j’aimais les bandes dessinées est qu’elles parlaient à tout le monde, par-delà les classes sociales. Elles ne fournissent plus cette fonction désormais. »

                Aux USA notamment, cette méconnaissance globale de l’éditorial et des créatifs actuels, des tenants et aboutissants propres au médium BD pour tout mélanger et confondre, commence à inquiéter de grandes figures du milieu - Marc Waid, Tom Brevoort - qui tirent la sonnette d’alarme.

                Il serait étonnant que les tantôs, responsables éditoriaux dans les mangas, soient aussi "démunis" à ce sujet...

                À bon entendeur...

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                • Répondu par Milles Sabords le 28 juillet à  15:53 :

                  Merci Pascal… j’avais l’impression de prêcher dans le désert. Pour revenir à votre article, vous avez complètement raison ; les choses ne se sont pas tendues dans le métier, elles se sont durcies ! C’est même un peu, une position de tranchée. Et le hold-up éditorial du roman-graphique n’a fait qu’empirer les choses sur le statut d’auteur et entre les auteurs. Je vais de moins en moins en dédicaces à cause de ça. Alors forcément, quant Salma a sortit que la BD avait tout à voir avec les « arts plastiques » (dont les artistes issus de ces filières et qui ne font pas de BD, ont plutôt tendances à nous snober en se pinçant le nez…) ça m’a fait bondir.

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                  • Répondu par (.❛ ᴗ ❛.) le 29 juillet à  16:16 :

                    Bon, allez allez, ça tourne autour du pot depuis bien trop longtemps alors formulons les choses de manière limpide, car les postures et les running gags commencent à être moins amusantes.
                    Donc, question(s) :
                    - Qu’est-ce qu’est et qu’est-ce que n’est pas la bande dessinée selon vous ?
                    - Peut-elle être plurielle ou non ?
                    - Qu’est-ce qui vous tend autant dans sa porosité actuelle avec d’autres formes / disciplines artistique ?
                    - La bande dessinée a t-elle un processus de fabrication langage et des règles vouées à rester figées ou peut-elle / doit-elle évoluer dans le temps pour pouvoir rester contemporaine ?
                    - Y a t-il un intérêt ou non dans le métissage entre les bandes dessinées européennes, américaines, asiatiques ?
                    Thèse, antithèse, synthèse. Avec des arguments intelligibles, sincères et le moins alambiqués possible svp.
                    Rassurez-vous, je pose juste les questions mais je ne prétend aucunement avoir les réponses.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 30 juillet à  09:12 :

                      Je n’utilise jamais la langue bois ; j’ai toujours utilisé des arguments sincères, intelligibles et non alambiqués, voir lyriques, dommage que vous ne me lisiez pas plus souvent. Suite au prochain épisode…

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                      • Répondu par (.❛ ᴗ ❛.) le 30 juillet à  10:23 :

                        Et pourtant...
                        Ma foi, si vous préférez jouer de la posture et du discours stérile, c’est vous qui savez hein.
                        Malgré vos années d’expérience et de savoir, vous semblez bien peu humble et encore en pleine phase ascendante de l’effet Dunning Kruger.
                        Que les joutes continuent alors !

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                        • Répondu le 2 août à  09:24 :

                          Y a un embourgeoisement d’une partie de la Bd avec le développement de multiples niches commerciales, dont le roman graphique, destiné aux gens aisés qui ne lisaient pas de Bd avant. Sur ce point Alan Moore a raison quand Mille Sabords se perd dans des démonstrations vaseuses. Est-ce que pour autant la BD n’est plus un art populaire ? Non, cette dimension existe toujours. Sur 40 ans, le succès des fumetti, puis des comics, puis des mangas le prouve.

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                          • Répondu le 4 août à  06:24 :

                            Embourgeoisement de la BD ? Encore un qui n’a pas compris le sens de l’article, ni celui des messages. Le troll de service, quoi.

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PAR Didier Pasamonik (L’Agence BD)  
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